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Bonne année :D

2015 janvier 2
by Tata Simone

Encore une fois, pour une nouvelle année qui a maintenant 2 jours :

 

Bonne année,

 

Bonne santé,

 

Que votre bizarritude se porte bien, quelle qu’elle soit (tant qu’elle ne cause pas de tort aux autres),

 

Et surtout, amusez-vous en 2015.

Hotarubi no Mori e

2014 décembre 20
by Tata Simone

Long time no see huh ~

 

En rangeant mes affaires dans mon nouveau chez moi, je suis tombée sur des CD et DVD gravés de certains scantrads que j’ai pu lire et apprécier par le passé. La plupart du temps, il s’agit de manga yaoi, mais j’ai pu conserver Candy Candy (oui je sais c’est pas bien, mais j’ai beaucoup aimé cette histoire, je la relis de temps en temps et j’ai vraiment, mais VRAIMENT envie qu’elle soit rééditée), des doujins yaoi Naruto (hem), des choses, des machins et quelques courts d’auteurs divers qui n’ont aucune chance de sortir un jour en France. Dont Hotaru (en vrai c’est Hotarubi no Mori e, mais ça fait 10 ans que je connais cette histoire sous le nom « Hotaru », donc je garderai ce terme), histoire courte de Yuki Midorikawa, qui a fait ensuite Natsume Yujinchou, sorti chez nous sous le nom du Pacte des yôkai (il paraît que le manga est super bien, quand j’aurai fait de la place chez moi je tenterai cette série).

 

La version que j’ai conservée ne porte pas de mention de l’auteur, pas de page de crédits, en plus avec des scans dégueulasses, verdâtres et pixellisés, donc j’ai dû chercher la source. Hotaru fait partie d’un one-shot, recueil de 4 histoires courtes éditées en 2002 en relié et que j’ai dû choper quelque part 2-3 ans plus tard. Ce manga fait partie de mes histoires courtes préférées et je le relis à l’occasion… Un film de 44 minutes en a été tiré et il reprend exactement les évènements du manga. Celui-ci est de 2011, tout comme une autre histoire éditée par la mangaka en complément à l’histoire originale.

 

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Hotaru est une jeune fille de 6 ans en vacances qui se perd dans une forêt et est sauvée par un esprit vivant dans la forêt, esprit qui a l’apparence d’un jeune homme portant un masque de renard stylisé. Il accepte de l’aider, mais pose une condition pour le sauvetage de la fillette : Hotaru ne doit pas le toucher. En effet, un sort qui lui a été jeté le fait disparaître si un humain le touche. Faisant bien attention à ne pas s’approcher de trop près, Hotaru et l’esprit, Gin, promettent de se revoir le jour d’après, puis celui d’après… Ils finissent par faire connaissance, devenir amis et Hotaru fait connaissance avec les esprits vivant dans la forêt. Mais l’été a une fin et elle doit rentrer chez elle. Hotaru fait cependant la promesse à Gin de revenir l’année suivante.

L’été suivant, Hotaru revient, puis l’été suivant, et encore celui d’après. Alors que Gin reste le même, Hotaru grandit et mûrit, jusqu’à devenir lycéenne. Le lien entre Hotaru et Gin grandit, et ils désirent de plus en plus être plus que de simples amis, mais l’interdiction originelle, celle de se toucher, est toujours là.

 

J’ai beaucoup aimé cette courte histoire, qui m’a fait verser quelques grosses larmes (et m’en fait encore verser à chaque fois que je relis/vois l’histoire). Les personnages, leur rencontre, leurs petits riens quotidiens quand ils sont ensemble et la fin de l’histoire la placent facilement dans mon top 5 des histoires courtes shojo que j’ai adorées. Je ne pense pas avoir plus à dire, de toute façon je crois qu’on ne peut qu’avoir un avis tranché sur ce genre de récit, tellement il est court. Pour ma part, il m’est allé droit au cœur.

 

J’aimerais juste qu’un jour un éditeur sorte le one-shot avec cette histoire dedans en France. Voilà, juste ça. Bisous.

A la recherche de Marnie [SPOILERS]

2014 décembre 14
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by Tata Simone

*époussette les meubles*

 

 

*range sa collection de manga louches*

 

 

 

*met une jolie robe années 30*

 

 

 

Bonjour à tous, je dépoussière un peu les environs pour vous parler de Marnie. Mais si, vous savez, Marm… euh, Marnie. Ou Marnie Nova? Bref, c’est un prénom bizarre, quand même. Vous ne trouvez pas?

 

 

Marnie, donc. Je suis allée voir Souvenirs de Marnie en avant-première et j’avais envie de vous en parler, là, maintenant. Parce que déjà c’est le dernier film des studios Ghibli avant un petit moment vu les problèmes actuels du studio, et puis parce que c’est un film qui n’a pas été réalisé par Miyazaki ni Takahata mais par Hiromasa Yonebayashi et que c’est intéressant de voir comment on peut arriver à donner envie de lire un livre parce que le film rend sa lecture nécessaire.

 

 

Alors oui, avant de poursuivre plus loin, sachez que je n’ai pas vraiment adoré le film, et plus précisément je ne l’ai pas apprécié. Donc vu que vous ne l’avez sûrement pas vu, je vous laisse le soin de fermer mon blog et de vaquer à des activités plus saines, comme je ne sais pas moi, aller incendier la maison de votre voisin ou enfermer des chats dans des poubelles.

 

Marnie

 

 

Reprenons. Si vous n’êtes pas parti, c’est à vos risques et périls.

 

 

Souvenirs de Marnie est donc un film du studio Ghibli, dont la sortie est prévue milieu janvier 2015. Ce film raconte les aventures d’Anna, une jeune fille (lycéenne?) habitant Sapporo, mélancolique aux cheveux courts, qui est asthmatique. On comprend d’ailleurs dès la scène d’ouverture que son asthme est pour elle un fardeau et qu’elle se déteste… pour des raisons un peu obscures au début du film, en fait (elle doit d’ailleurs prêter à sa maladie des trucs surnaturels, comme une envie d’autodestruction, ce qui est assez fréquent quand on réfléchit un peu trop. Après ça donne des gens allergiques au chats qui vont adhérer au CCC et déclarer haut et fort que les chats sont tous des connards qui veulent dominer le monde.). On apprend aussi très vite qu’elle n’a pas d’ami-e-s, ce qui est assez logique quand on se déteste, déteste ceux en face de soi et qu’on les trouve cons. Au grand dam de sa mère, une femme qui dépense des fortunes en médecin à domicile pour sa fille et désespère de trouver le regard d’Anna si vide.

 

D’ailleurs, on apprend aussi assez vite, toujours dans cette scène d’introduction, que sa mère n’est pas sa vraie mère et qu’Anna est orpheline. Bon, ok, ça peut avoir envie de donner des idées d’auto-détestation. Du coup, sa mère, qui est en réalité sa tante et qui s’inquiète plutôt pour la santé d’Anna (qui, elle, ne peut pas la voir, même en peinture) décide de l’envoyer dans sa famille, là-bas loin dans le sud, sur conseil du docteur présent dans la scène qui a dû se dire que ce serait mieux pour tout le monde.

 

 

Sur le départ d’Anna de Sapporo, fin de la scène d’introduction.

 

 

Après le générique (le running gag de la vieille mémé qui met 3 plombes à sortir du train est apparemment assez répandu), Anna est donc conduite dans la maison de sa tante et de son oncle, qui est loin d’être la maison la plus dégueu que j’ai vue dans un film d’animation. On reconnaît bien là la patte d’un studio qui a l’art de créer des ambiances et des endroits paradisiaques qui parlent à beaucoup de gens. Très permissif, le couple laisse Anna aller et venir à sa guise et dessiner tant et plus, ce qui est la passion d’Anna. Elle déteste montrer ses dessins, mais elle garde toujours sur elle un carnet à dessins, un crayon de papier et un cutter.

Très vite, elle va découvrir un vieux manoir sur la lagune qui la fascine et qui lui rappelle quelque chose, mais sans savoir quoi. Un soir, alors qu’elle est seule, elle va y faire la connaissance de Marnie, une jeune fille à la chevelure blonde et qui semble être sortie d’un film des années 30, avec ses habits, ses manières, les objets de l’époque. Les deux filles vont se lier d’amitié et se promettre d’être toujours là l’une pour l’autre…

 

Coucou!

 

Je sujet du film est, vu comme ça, diablement alléchant.

 

 

Déjà, parce que l’adolescence est un sujet largement abordé dans la littérature mondiale et Anna est un superbe exemple d’adolescente qui se moque d’à peu près tout, renfermée et taciturne envers les personnes qu’elle n’aime pas et est maladroite dans la façon de gérer ses émotions.

De plus, la relation entre Anna et Marnie (deux filles, ce n’est pas commun dans un film d’animation) donne beaucoup de possibilités de narration et de subtilité dans le registre de l’amitié, aux bords des amours particulières.

C’est aussi un film sur cet instant éphémère où la liberté de l’enfant est plus grande que les devoirs et les responsabilités futures de l’âge adulte.

J’attendais donc beaucoup de ce film, même si j’avais lu de part et d’autre qu’il s’était un peu vautré au Japon, notamment à cause d’une mauvaise campagne marketing. Après mon visionnage, je pense que le film est quand même grandement fautif.

 

Marnie et Anna

 

Tout d’abord je trouve que le film est flou, pas bien construit et se cogne un peu sur les bords. Ce qui est dommage pour un film Ghibli, studio qui n’a pourtant pas la tradition de faire des films qui godillent dans les coins. Mais dès la scène d’introduction, j’ai eu l’impression que l’histoire ne se déroulait pas bien, qu’il y avait eu un accroc quelque part et qu’on avait sauté une partie d’une scène. La relation entre Anna et sa mère n’est pas bien mise en scène, n’est pas expliquée et pas cadrée. Les sous-entendus sur la vraie filiation sont trop ténus pour qu’on comprenne qu’il y a anguille sous roche et quand Anna dit que sa mère n’est pas sa vraie mère, j’ai encore l’impression qu’il manque quelque chose.

De même, quand Anna et Marnie se découvrent, s’amusent ensemble et se racontent leur vie, il y a quelque chose qui ne va pas, qui accroche et rend le film peu fluide. Les scènes sont rapides, pas très bien amenées et expliquées, on ne comprend pas forcément très bien ce qui se passe. La scène où Anna et Marnie se posent des questions réciproques sur leur vie à tour de rôle est vraiment trop rapide, surtout quand Anna s’endort et que Marnie ne la retrouve pas. Cette scène était pourtant à mon sens le point central du film, là où le spectateur prend conscience de ce qui cloche chez Marnie et de ce qui fait le mystère de ce personnage. Le rythme rend du coup l’ensemble confus et pas forcément très compréhensible. La suite est du même acabit et la fin, en deux parties, achève de rendre ce film mal construit et incompréhensible.

 

 

Le deuxième point qui me chiffonne, c’est que les scènes-clés sont entourées de fatras pas forcément nécessaire et qui plombent le propos du film, sont souvent empreintes de lyrisme à deux balles et décrédibilisent les actions des personnages. Ce point m’a vraiment gênée à deux reprises : lors de la révélation du « secret » d’Anna (j’ai pouffé de rire pendant la scène, je ne pense pas que c’est ce qui était voulu par le réalisateur), alors que ce qui précède était tire-larmes au possible. J’ai pas pu. De même, lorsque Anna dit à Marnie après l’épisode du silo qu’elle l’a trahie, j’ai facepalm très fort, alors que c’est IMPORTANT.

De même, la relation entre Anna et Marnie est tellement mal rendue à l’écran à l’égard de la fin et de la complexité de l’intrigue que ça me donnerait quasiment envie de pleurer. Le film se perd lui-même, les personnages se perdent dans des scènes superflues et donnent à l’ensemble du film un air d’anime shojo-ai louche de bas étage. Le déséquilibre est vraiment trop grand entre un gâchis d’abus de non-dits d’un côté (la relation entre Anna et sa mère, qui aurait bien eu besoin d’un peu plus d’explications) et de déballage d’informations de l’autre (la relation entre Anna et Marnie où beaucoup de dialogues ont l’air forcé, mais taisez-vous bordel!).

 

 

Troisième point, il y a apparition de personnages sans contexte (par exemple, la fille de la voisine? De la femme qui crie très fort? un peu enveloppée sur laquelle s’énerve Anna lors de la fête du village, ou les gamins qui crient sur le pêcheur, ou le pêcheur lui-même) et n’ont pas d’utilité autre que de décrire l’héroïne ou d’autres personnages comme le personnage du pêcheur taciturne. Ces personnages n’agissent pas, ne font rien, ils n’existent pas en tant que tels. C’est un manque de rigueur du film que je trouve assez étonnante quand on compare Marnie avec Le vent se lève, où tout est expliqué, décortiqué, chaque personnage ayant son identité et sa fonction (ok, je sais, c’est pas Miyazaki qui a fait le film. Mais merde, quoi, c’est important, trop de films d’animation japonais ont ce défaut et c’est déjà pas terrible, mais alors que ça arrive sur un Ghibli, ça me fend le cœur).

Autre chose qui me chiffonne, c’est l’absence de réaction des personnages, comme si l’histoire ne les concerne pas. Anna ne pose pas de questions dans le film, ce qui m’a énervée au bout d’un moment. Pourquoi a t-elle perdu de vue Marnie? Pourquoi Marnie saute t-elle d’un talus? Pourquoi fait-elle des rêves bizarres où elle se retrouve sur un des bancs d’herbe de la lagune? Et pourquoi personne, personne ne demande de comptes à Marnie, surtout après les épisodes de la chaussure disparue et du silo où elle est retrouvée allongée par terre dans la pluie? je ne comprends pas cette apathie.

 

 

Dernier point, en ce qui concerne la fin du film… Bah je l’ai devinée 20 minutes avant, au récit de l’ancienne amie de Marnie. Pas de surprise pour moi à la révélation de l’arrière de la photo, donc, j’étais bien dégoûtée, d’autant plus que j’avais remarqué dès le départ la couleur des yeux d’Anna. Donc VOILA, PAYE TON FILM HEIN.

 

Caramba, encore raté!

 

Bref, ce dernier film du studio Ghibli (pour l’instant, j’espère qu’il y en aura plein d’autres!) est pour moi un échec à être un bon film et un film qui marque la fin d’une époque. Le vent se lève (je n’ai pas vu Princesse Kaguya, mais c’est prévu! Il paraît qu’il est vraiment très bien, il faut que je le voie, j’updaterai mon post en conséquence) est à cet égard LE dernier film Ghibli. Mais comme précisé dans l’introduction (pas terrible d’ailleurs, je m’en excuse, je n’ai pas écrit depuis un moment et je crois que ça se sent), Souvenirs de Marnie est un film qui m’a donné envie de lire le livre original que je ne connaissais pas, ce qui est déjà pas mal 😀

Comment déménager sa collection de manga?

2014 juillet 27
by Tata Simone

Après avoir vaincu ma crise cardiaque en découvrant le nouveau WordPress, je tiens à dire que, ça y est, j’ai déménagé.

Que depuis mon déménagement, on a pu acheter des étagères (oui, on n’en avait pas, tout était par terre, jte dis pas le bordel).

 

Donc du coup mes parents ont un sourire d’une oreille à l’autre parce que ça y est, je peux débarrasser le plancher de ma plutôt grosse collection de mangasses qui les emmerde tant tellement ça prend de place chez eux.

Je te dévoile donc en avant première à toi, lecteur ébahi, une façon de déménager un gros stock de papier.

 

 

Si t’es pas ébahi, tu peux quand même rester, hein, ça me ferait plaisir.

 

Bref, reprenons.

Pour déménager une collection de manga qui est à un endroit depuis fort longtemps (la mienne est chez mes parents depuis environ quinze ans, donc j’ai entassé des choses…), je pense, la première chose importante est de réfléchir à quoi prendre. Donc, indirectement, de faire du ménage. Ce ménage est à mon sens nécessaire pour identifier ce qu’il y a à prendre, éventuellement ce qu’il faut laisser, voire ce qu’il faut donner ou revendre. Car déménager une collection devenant assez importante (pour mon déménagement, je me base sur 800 volumes estimés avec une marge de 100 volumes, avec en plus au moins 200 bouquins, composés de classiques assez épais et SF/fantasy, plus des magazines de prépublication genre Shônen Jump/ Magnolia et plein de magazines sur le sujet du manga, de la fantasy, comics ou SF.) demande quand même un peu de muscles pour transférer ça d’un endroit à un autre, donc moins il y en a à bouger, mieux c’est, surtout si il y a beaucoup d’étages à monter. Comme par exemple quand on redécouvre sa collec’ Bleach de 30 tomes complètement oubliée dans un coin, que c’est lourd à porter et que franchement ça n’intéresse plus personne sauf à revendre tout ça. Attention, je parle bien sûr du cas où il est possible de réfléchir à son déménagement, ce qui n’est pas le cas lors d’un déménagement total, ou à l’arrache bien sûr.

Faire du ménage impose donc de penser sa tonne de papier manga comme une collection, et non comme un tas sans forme et sans but, et donc de savoir ce qu’il y a dedans pour gérer les flux. Si vous n’avez pas eu l’occasion de faire le tour de votre collection avant, même sans déménagement à faire, plusieurs plateformes peuvent aider pour établir votre collection, comme Manga Sanctuary ou My anime list (mieux si vous avez des tomes de manga japonais ou étrangers inconnus chez nous). L’autre moyen est de faire soi-même un inventaire de sa collection assez régulièrement, sur n’importe quel format -j’ai moi-même tenu un cahier de ma collection pendant quelques années avant d’être débordée par mes divers déménagements- ce qui est de plus un excellent exercice de mémoire pour ne pas se retrouver avec un tome en double, triple ou quadruple (ne déconnez pas, ça peut arriver à tout le monde.).

Après avoir fait un inventaire, tout est plus facile, il suffit de faire le tri avant le déménagement et de mettre de côté systématiquement tout tome de la série qu’on jette ou qu’on donne. Sans inventaire, le plus simple est d’en faire un. Sinon, y’a la méthode à l’arrache du « je prends toute ma collection et je trierai une fois le déménagement terminé ». Cette méthode a pour gros point fort de revoir toute la collection si celle-ci est en un endroit, mais si vous avez des cartons au grenier, à la cave ou ailleurs, vous risquez d’en oublier. Ce qui est possiblement pas glop au vu de ce que peut contenir un carton de déménagement plein. Personnellement, j’ai eu trop la flemme de faire un inventaire et je me retrouve avec plusieurs collections incomplètes, sans que je sache vraiment si j’ai toute la collection et que les tomes sont juste éclatés ou si la collection est lacunaire. Si j’avais su ça auparavant, j’aurais pu mener des actions de fouille dans les coins (et les cartons) susceptibles d’en contenir et profiter au maximum du camion que j’ai loué pour l’occasion. Je ne l’ai pas fait, je suis un peu dégoutée et j’ai envie de remonter le temps pour me botter le cul, mais trop tard.

Sur la phase de tri en elle-même, peu de choses à dire : vous faites ce que vous voulez de vos manga. Mais sachez que les bibliothèques publiques et privées acceptent les dons (renseignez-vous), que les associations qui ont besoin de livres et donc de manga existent, et que de toute façon votre manga, une fois acheté, vaut à peu près le prix du papier sur lequel il a été imprimé. Vous ne tirerez que peu d’argent de vos précieux tomes, sauf peut-être en de rares exceptions chez des bouquinistes qui s’y connaissent, ou par l’option brocante. Enfin, si vous vous vous séparez de manga que tout le monde revend tellement c’est de la m…, n’espérez pas vraiment en tirer quoi que ce soit, sauf auprès de gens qui n’y connaissent rien.

Ensuite, vient la mise en cartons. Si vous habitez un endroit sans escaliers, sans couloir étroit, aucun souci! Les cartons classiques suffisent largement. Un diable peut tout de même supporter un poids assez élevé, ce qui en fait une option à considérer. Une dolly est aussi une bonne option si vous êtes en maison, de par sa maniabilité et sa praticité. Sinon… Préférez de petits cartons faciles à transporter. Mieux vaut 20 cartons légers pour gravir des escaliers qu’une dizaine bien lourds et qui vous feront mal au dos. Et surtout, remplissez-les bien! un carton qui s’affaisse quand on met un autre carton dessus est le signe que les volumes à l’intérieur en ont pris un coup. Si vous êtes maniaque, c’est moche.

 

Pour le rangement ensuite, je pense qu’il ne devrait pas y avoir de problèmes :p. Personnellement, n’ayant pas trop de place pour espacer les étagères dans mon nouvel appartement, j’ai pris l’option Billy de chez Ikea. Un grand classique, facile à monter, en plus il est possible de mettre 2 rangées de manga petit format.

 

Bon déménagement \o/

Diurnes Epitanime 2014

2014 mai 26

Coucou, me revoilou. Bon, en même temps c’est mon blogue, alors j’fais ske j’veux, comme oublier de fêter les 6 ans du blogue, comme ça, tranquilou (c’était le mois dernier.). Ou vous faire la devinette de la rondelle de saucisson sur un boomerang.

Mais on va garder notre calme et notre sérieux è_é (Hep toi là au fond, t’es pas très concentré je trouve, arrête de sucer le radiateur et écoute, c’est important)

 

 

Donc, parlons des diurnes Epitanime. Et du pourquoi il faut que tu y ailles. Et de pourquoi c’était mieux avant.

 

Onizuka veut ton corps.

 

Amo a fait un très bon article dessus donc je ne vais pas m’étendre plus sur le principe, mais voilà, Epitanime cette année sera sous la forme de deux diurnes, le samedi et le dimanche, plus une nocturne constituée essentiellement de karaoke endiablé en tapant sur les tables.

 

Et c’est important que toi, lecteur, tu y assistes cette année. Pourquoi, me diras-tu?

 

Parce que tu n’as jamais vu un karaoke aussi bien, déjà. Le kara Epitanime, c’est la quintessence de la convention, une tradition quasi-millénaire, une fête passionnée et une communion sans pareille.

 

Puis parce que Epitanime a besoin de toi pour survivre (Oui, toi, toi, toi et même toi au fond qui lèches encore le radiateur). C’est une vieille association et qui porte encore sur ses épaules la plus vieille convention de France à avoir encore lieu de nos jours. Les membres de l’association sont toujours autant motivés et se sont encore démenés cette année pour que tout se passe bien, même sans nocturnes, même sans plein de choses, en bons motivés et en manque de sommeil. Montrer que vous soutenez toujours la convention est essentiel pour garder la motivation.

Epitanime, cette année, c’est donc de l’esprit de débrouille et de la PASSION pure, du concentré de Nutella chaud et de JV en sueur. Alors viens discuter le bout de gras avec nous, en plus il y a des associations sympas avec qui faire des jeux et discuter de tout, des fanzines qui font des dessins très chouettes et des fanzines très sympas, puis tu pourras te prendre une raclée au Go ou aller dessiner ce que tu veux. En plus le cuistot est top.

 

I want you, par zeen84

 

Tu pourras aussi déambuler dans la convention en cosplay. Même si il n’y a pas de concours prévu cette année, il y aura quand même un vestiaire rien que pour toi, pour te changer si tu viens avec ton costume dans ton sac. Le cosplay est une tradition à Epitanime, alors viens t’amuser avec nous!

 

 

Alors oui, cette année est un peu spéciale, un peu bancale, mais le public (toi, cher lecteur) est essentiel pour aider à faire de belles conventions dans les années à venir. Oui, je suis en train de parler de sous. Cette année, l’entrée coûte 5 euros compte tenu de l’offre sur place un peu moins riche que les années passées. C’est pas cher et tu aides par ta venue à la tenue de la « vraie » convention l’année prochaine, alors viens.

D’accord, pour ça tu n’auras même pas de quoi remplir ta besace de manga, box DVD et produits dérivés. Tu pourras te rattraper sur Japan Expo pour faire ton marché et déambuler les allées pleines de tissus japonais, éditions limitées ultra-chères de trucs divers et variés et te faire avoir par le HK. A Epitanime, il y aura surtout des amateurs motivés, enthousiastes, prêts à te faire vivre une expérience différente et, on espère, riche de beaux souvenirs.

 

 

Alors viens nous voir, on est très gentils et on te fera passer un bon moment.

A samedi!

Petit guide de survie personnel en festival [Hellfest proof]

2014 mai 14

un jour je saurai comment régler l’approbation des commentaires avec la nouvelle version de WordPress. Et utiliser un clavier Bluetooth (à moins que je ne le fracasse contre un mur avant).

Bref.

Cette année,  je suis de Hellfest. J’ai rushé ma place dès le premier jour des ventes et j’en suis bien contente, car cette année ça a été littéralement la ruée : le pass 3 jours était sold out 2 mois après la mise à disposition des places.

Je n’ai fait que 2 festivals métal dans ma vie (Hellfest/Download), et deux festivals tout court (oui oui, je ne suis pas encore une grande aventurière hélas), mais j’ai développé quelques astuces pour passer 3 jours de festoche sans trop de difficultés. Et avec ça, j’ai constaté qu’un équipement minime, léger et pas encombrant, peut bel et bien vous sauver la vie.

*UPDATE : 02/03/2017*

L’ESSENTIEL

Les bouchons d’oreille. Ne partez pas à l’aventure sans, malheureux que vous êtes. Votre audition vous en remerciera et vous permettra de revenir l’année prochaine. Par contre on oublie les boules Quiès et on préfère des bouchons adaptés aux concerts, comme ceux d’Acoufun. Ils sont un peu moches, mais ils sont efficaces, pratiques (Pour ceux de base, la ficelle qui relie les deux bouchons est assez longue pour être nouée autour du cou) et trouvables à 5€ à l’entrée du Hellfest. Par ailleurs, petit conseil d’amie : prenez des sous en liquide. Même si des distributeurs sont dispos et accessibles rapidement, si vous avez méga la dalle sur le site des concerts il vous faudraz ressortir pour aller retirer. C’est un peu moyen.

Le téléphone tout terrain. A moins que vous ne souhaitiez partager au monde votre amour pour le festival en cours en prenant des selfies avec votre groupe préféré, choisissez de partir avec un téléphone « ancienne génération » à touches, chargé avec vos contacts téléphone, ras la gueule de batterie et que celle-ci dure longtemps (1 semaine en temps normal, c’est bien). Si vous choisissez d’aller dans la fosse faire l’andouille, cela vous fera moins mal de le casser que votre Samsung dernier cri qui fait aussi le café.

Sinon, depuis le temps ils font des grosses batteries qui permettent de recharger plusieurs fois votre smartphone avant de tomber en rade, ce qui peut être un bon investissement.

Un poncho (petit plus si acheté en surplus de l’armée), une polaire et des chaussures montantes. Le poncho est votre ami. Le poncho vous aime. Le mien provient d’un surplus de l’armée et croyez-moi, il vous sera UTILE, à la fois pour vous protéger de la pluie et vous assoir dessus si vous n’avez pas emmené de chaise pliante et qu’il n’y a que de la gadoue/du sol poussiéreux pour s’asseoir. Si vous n’avez pas envie d’investir et que vous avez juste un poncho Parc Astérix, PRENEZ-LE QUAND MEME. Vous serez orange fluo dans une foule de gens habillés en noir (coucou, c’était moi la fille en orange fluo/Astérix du Hellfest 2011), mais les gens autour de vous trempés comme des soupes vous jetteront des regards d’ENVIE. Car oui, il pleut assez fréquemment sur les festivals, même en juin, et le Hellfest, situé près de nos amis de Bretagne, n’y fait pas exception. Et comme il fait parfois froid, je vous conseille aussi la POLAIRE.

Par ailleurs, le poncho va avec des CHAUSSURES adaptées. Le mieux est des chaussures montantes dans lesquelles vous êtes confortables, mais PAS NEUVES, NI JOLIES, NI AVEC UNE VALEUR AFFECTIVE. J’ai fait l’erreur des chaussures neuves, je m’en souviens encore, j’avais très mal aux chevilles avec le frottement. Maintenant elles sont juste pleines de boue de la campagne anglaise. Si par malchance vos chaussures sont quand même neuves, triturez-les pour les assouplir. Ah, et préférez des chaussures en cuir/tissu imperméabilisé (pour la boue, tout ça.). Pas en plastique. Histoire d’éviter la macération de votre sueur de pieds, des champignons aux pieds et les odeurs d’âne mort, vous voyez.

Des lingettes pour bébé (+ gel hydroalcoolique). OUI, PARFAITEMENT, d’ailleurs prenez-les désinfectantes et les plus douces et bio possible. Les lingettes pour bébé sont devenues l’essentiel de mes festivals, tellement cela sauve la vie. Déjà, aux toilettes, les lingettes vous permettent de nettoyer la cuvette si vous voulez vous asseoir dans les chiottes et vous essuyer après avoir fait votre affaire (en général y’a du PQ mais des fois y’en a plus huhu), tout en douceur, en plus c’est moins voyant, plus compact et plus classe que du PQ classique. Les lingettes permettent d’éviter les problèmes d’irritation des bas morceaux liés à a nourriture mal préparée que l’on trouve dans le festival (voir aussi la trousse de médocs à emporter en festival), en plus de vous permettre de vous laver les mains en toutes circonstances. Il peut aussi être intéressant d’emmener un gel hydroalcoolique avec vous pour vous désinfecter totalement les mains.

L’autre usage des lingettes pour bébé est pour vous laver. Vous pouvez vous la passer sur tout le corps, comme une sorte de toilette de chat, afin de garantir une hygiène corporelle (notamment intime) à peu près présentable au bout de 3 jours de festival si vous avez renoncé à prendre le pass douches à cause de la file d’attente. Oui, oui, ça marche, testé au Download tellement on n’a jamais trouvé les douches, et approuvé par tout le monde.

De la crème solaire, à badigeonner régulièrement (toutes les 2 heures). C’est con, mais on se fait souvent avoir, surtout quand les prévisions sont à la pluie car le soleil de juin tape bien fort (« Oh un rayon de soleil fugitif qui dure 15 minutes! » *crame crame crame*). La crème solaire est un indispensable et un achat à renouveler chaque année (ne pas réutiliser sa crème de l’année dernière!), car les filtres solaire ont une durée de vie garantie de 9 mois (après c’est à vos risques et périls). A prendre de préférence hydratante, parce qu’il est possible de la réutiliser en crème pour le corps une fois périmée. En prime, vous pourrez crâner avec votre bronzage parfait auprès de vos amis ou de vos collègues.

– Une bouteille d’eau ou un camelbak, qui est un genre de sac à dos avec une poche en plastique et un tuyau pour boire. L’eau est bien sûr un truc super important en festival, surtout quand il fait chaud, car la déshydratation est rapide par forte chaleur (et selon le litrage d’alcool consommé). Les points d’eau ont été développés et renforcés au fil des années et il est maintenant possible de ne pas mourir de déshydratation 😀

Des médicaments. Le premier, le Doliprane, en gélules évidemment. Ensuite, je vous conseille Spasfon et Smecta, en lien avec les lingettes pour bébé que je viens d’évoquer, car la nourriture du festival peut être perfide et la diarrhée est l’un des pires trucs à supporter dans ces cas-là. En lien avec ce que je viens d’évoquer, si vous êtes fragiles du tube digestif, préférez les aliments safe et digérables quel que soit leur mode de cuisson (évitez le porc, la crème/fromage…) pour limiter les mauvaises surprises. La qualité était garantie au Download en Angleterre (cher, mais impec niveau hygiène et cuisson), ça s’améliore pour le Hellfest mais personne n’est à l’abri q’un accident.

Une lampe torche électrique. Celle-ci peut être soit à piles, soit à dynamo. Très utile dans le camping la nuit à 3h du mat, quand vous êtes seul au monde et que vous avez une envie pressante. Perso je préfère les lampes torche à dynamo, parce que la loi de l’emmerdement maximum (dite loi de Murphy) s’applique aussi aux piles de lampe torche. J’ai eu ma lampe à dynamo chez Yves Rocher, elle est toute kaouaille à fleufleurs, mais hé, pour aller pisser (ou vomir sa bière) sans se casser la gueule, c’est largement suffisant.

Pilule, serviettes et tampons. N’oubliez pas votre pilule. Si vous avez une pilule oestro-progestative, celle-ci peut être prise en continu, pour éviter les hémorragies en plein festival. Si vous n’avez aucun moyen hormonal pour empêcher les règles, préférez les tampons et les serviettes à la coupe menstruelle, pour raisons d’hygiène et éviter les accidents de voltige dans les chiottes, même si cette dernière est bien plus pratique en temps normal.

Facultatif

Shampooing sec. Si vous avez les cheveux gras, ou que vous aimez simplement sentir bon des tifs et que les 3 jours sans douche et sans lavage vous semblent un peu hardcore, le shampooing sec (Batiste est une bonne marque) est une bonne option. Il existe au format voyage et permet de tenir le temps du festival. Par contre, amenez avec vous une brosse ou un peigne, pour pouvoir enlever le produit, les mains ne suffisent pas toujours.

Voilà, j’updaterai le guide (notamment avec des liens) dès que j’y pense. Bien sûr, la liste n’est pas limitative et n’empêche pas d’emmener tout un joyeux bordel. Bon festival o/

Hey dude

2014 mars 30
by Tata Simone

Quand j’étais en quatrième, j’ai eu une correspondante anglaise et c’est chez ses parents que j’ai fait la connaissance de la nourriture anglaise. J’ai aimé tout ce que j’ai mangé chez eux, tellement que j’ai un biais fort en faveur de la nourriture anglaise : ne dites pas que c’est mauvais, parce que je me souviendrai toute la vie du fish&chips excellent que j’ai mangé chez eux, les jacket potatoes de la cantine du collège pleines de fromage fondu à pleurer tellement il se mariait bien avec l’énorme tubercule bouillant. Et les saucisses en chausson à pleurer de bonheur. Oui, chez mes parents la nourriture le soir était à cette époque une variation pas très originale et assez brute sur le thème soupe, pâtes, légumes, fromage et yaourt, donc le choc culturel a été violent (et la bouffe de la cantine scolaire à midi, je crois que tout le monde en a une petite idée.).

Sur cet aparté culinaire, ma correspondante est ensuite venue chez mes parents deux semaines, et mon père nous a emmenées toutes les deux un samedi voir un film en VOST au cinéma, car comme ça ma correspondante et moi pouvions comprendre le film toutes les deux. Mon père a toujours eu un flair bizarre pour les films, ce qui m’a valu plusieurs traumatismes visuels, mais des ouvertures sur des mondes radicalement différents que je ne regrette pas (enfin, des années après du moins, quand le souvenir avait un peu pâli). Et, en l’occurence, il nous avait emmenées voir…

 

THE BIG LEBOWSKI.

 

(rappel, on avait 14 ans à l’époque.)

Ma correspondante est ressortie de ce film choquée et traumatisée par le langage utilisé « omygod, trop de gros mots et de trucs dégueulasses » (bon c’est sûr que le film avait une atmosphère de vieille moquette pourrie, de chiottes dégueulasses, de sang mal nettoyé et d’urine sur le tapis. Certes.). Moi j’en suis ressortie choquée et ravie, ravie de ce film, de son atmosphère particulière, de ses personnages lents et insouciants de ce qui leur tombe dessus ensuite, de ce roman noir qui se finit mal mais tellement cool.

Et ça n’a pas trop aidé à ce que je bosse pour mes études.

Plusieurs années plus tard, j’ai fait la connaissance du monde du métal, notamment par la BO de Matrix (cette BO a été un phénomène générationnel je crois) et une fille qui m’a fait écouter son mange-disque, quelque part dans Londres (j’aime les pays anglo-saxons.) où j’étais partie en voyage linguistique. Dedans, Mutter de Rammstein (groupe déjà présent sur la BO de Matrix, mais Du Hast ne m’avait pas trop convaincue), que je n’ai rendu qu’après trois tours complets de l’album. Cet album, acheté par mon grand-père pour mes 17 ans, fut mon tout premier CD. Je l’astique encore régulièrement. Et j’ai vu Rammstein en concert, encore en Angleterre, au Download festival l’été dernier (petit rappel : festival très sympa, bouffe chère et bière méga coupée à l’eau mais impec du point de vue hygiène, chiottes impec avec PQ et désinfectant au point que je me suis assise sur la cuvette mains mais ATTENTION aux gobelets pleins de liquide jaune jetés dans la fosse : CE N’EST PAS DE LA BIERE. Les anglais aiment -apparemment- partager leurs fluides corporels) et c’était MEGA COULE, j’ai chanté toutes les vieilles chansons avec un pote, le chevelu pas du tout dans le trip nous regardait bizarrement.

Puis j’ai fait la connaissance plus en avant de Monster Magnet, Marilyn Manson (je connaissais déjà Beautiful people , merci Youtube d’avoir retrouvé la vidéo…), Devin Townsend et Strapping young lad, pas mal de trucs japonais dont Kadenzza, the Mad capsule markets et Maximum the hormone (vus au Hellfest, ils ont étonné tout le monde et été la vraie surprise du festival, tant mieux. Et non, on n’est pas des poissons et on voudrait bien que vous reveniez, merci <3).

Et plein, plein d’autres.

 

Récemment, je me suis mis, après le folk métal, le pirate métal, le métal industriel, le métal acoustique (Devin Townsend en live au Download festival avec sa guitare et sa voix de dingue, si t’y étais pas tu peux pas test), au stoner et à des trucs au nom encore plus tordu (du sludge? Mais ça se mange ça, c’est anglais et c’est fait avec plein de beurre et de sucre… non?). Au grave, chevelubarbu, un peu geek, un peu bizarre, un peu fumé, un peu champignonneux qui fait rigolu.

Et ça m’a fait penser au Dude tout ça, même si le film se passe plutôt dans les années 60-70, avec la musique qui va bien (Nina Simone <3). Des gens barbus (ou pas) qui font une musique chouette et posée, à écouter une bière à la main ou au volant d’une voiture, en sillonnant seule une longue, longue route et en sifflotant (bon ok pour queens of the stone age c’est pas trop ça. Mais bon.). D’ailleurs, aux concerts, des barbus, y’en a plein. En plus de mon chevelu qui est lui aussi bien barbu, j’entends.

 

En plus, c’est marrant, mais je suis susceptible de (re)partir aux USA cet été, ainsi que repartir en Angleterre, voire en Ecosse pour le week-end, si je me sors les doigts du… euh… Bref. Ma bande-son idéale est déjà prévue.

 

Mais comme d’hab, si vous avez des trucs à me conseiller, je suis toute ouïe o/

La prochaine fois, je vous raconterai ptêt comment je pourrais tout plaquer pour un concert de The Prodigy, mais que ça tombe bien, ils passent au festival Rock en Seine cet été.

Attache-moi!

2014 mars 23
by Tata Simone

Grande nouvelle sur les internets de la semaine : Nana to Kaoru sort en France chez Pika le 30 avril prochain…

image piquée sur le site de l'éditeur japonais

*foule en délire*

 

 

… Sous le nom « Attache-moi« .

 

Image piquée sur le site de Pika

 

*Armageddon*

 

BON.

 

Ceci étant posé, je me pose plusieurs questions.

 

Déjà, le titre, le logo du tome 1, le aaaaargh, même si la couverture reprend bien l’image de couverture du tome 1 japonais. « Nana et Kaoru » était pourtant un titre qui pouvait être plausible en français, pourquoi avoir choisi « Attache-moi », plus sulfureux et racoleur que le titre japonais, et des menottes évoquant un titre dur et cliché? Alors que ce n’est pas du tout le propos du manga, qui raconte quand même une histoire d’amitié et d’amour (certes un peu étrange, mais bon), avec douceur et des explications sur l’envers du décor (préparation des sessions, explications générales sur les pratiques, etc)?

Et pourquoi ce titre est-il interdit aux moins de 18 ans? Il n’y a pas de scènes H explicites dans ce manga et la majorité des sessions se déroulent dans un contexte où Nana est capable d’exprimer son consentement de façon claire (elle n’est pas baîllonnée). Ce macaron rajoute encore au sulfureux de l’ensemble…

 

J’ai eu un peu peur également en lisant le résumé de la série proposé par l’éditeur : la protagoniste du manga est Nana et c’est elle qui veut suivre les sessions, comme une vraie bouffée d’air par rapport à son quotidien. Mais Pika ne met pour l’instant pas cet aspect en avant et indique que Kaoru est actif, alors que Kaoru est souvent serviteur et exécutoire des désirs de son amie en proposant son aide « technique » (il propose les idées à Nana, mais il a sérieusement peur dans chaque séance à l’idée de lui faire du mal et d’aller trop loin…).

De plus, celui qui apprend le SM dans ce manga, finalement, c’est Kaoru, car il va se perfectionner dans la préparation des sessions et affiner ce qu’il a lu de son « maître » en proposant à Nana certaines activités. Nana va t-elle être éjectée de son rôle dans les présentations, pour « mieux » vendre la série auprès du public cible? Ce serait à mon sens desservir la série que de la présenter sous cet angle, parce que nous avons sous les yeux une série où le personnage principal est actif et suit les sessions de son plein gré, avec une évolution de relation choupite avec Kaoru <3.

 

Du coup je me demande comment le manga va être traduit. Et comment va être la promotion de ce titre. J’ai peur qu’il ait une promo à la « 50 shades of Grey », pour surfer sur la vague SM soft, ce qui serait une terrible erreur. JE NE VEUX MÊME PAS EN ENTENDRE PARLER.

 

En tout cas, rendez-vous le 30 avril pour lire ce manga, moi j’essaierai d’être au rendez-vous. Après tout, mes étagères sont neuves et pour l’instant vides, autant les remplir è_é

Joyeux Noël, upgrade offerte pour tout achat d’un sapin

2013 décembre 26

C’est noël. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, ça veut dire rentrer chez mes parents et passer cette fête en famille, avec un repas bien classique familial (sans bûche et sans chapon, mais avec coquilles st jacques et foie gras maison de circonstance, je vais mouriiiiir de bonheur) et cadeaux. Rien d’extraordinaire cette année, sauf un poster de Doctor Who que je vais encadrer tellement il est bô et un bon pour un papouillage dans un centre de balnéo. Donc rien qui ne se revende sur Ebay, rien pour préparer ma conquête du monde, que dalle. Chuis déçue :< Avec mes parents, discussions reloues de noël obligent, on a parlé de matraquage fiscal du gouvernement actuel et du boulot formidable de la Manip pour tous reparlé d’installation dans un appart, de déménagement définitif, voire un futur achat d’appart (mais j’ai beau avoir des sous de côté, sur Paris, l’option achat c’est mort pour l’instant). Des choses qui se précisent, car j’ai, sous couvert de ne pas commettre de connerie intersidérale avant le 9 janvier prochain, décroché mon premier CDI de ma vie entière (youhou \o/). Je pense l’avoir mérité, vu ce que je me suis arraché comme flemme pour que le projet que je manage réussisse. Je pense le fêter à la date prévue, mais honnêtement ces derniers temps j’étais tellement dans un état second que j’ai enregistré ça comme une info utile, sans plus. En plus, si le chevelu ne fuit pas avant en voyant mon vrai visage (pas celui que j’ai quand je suis pas maquillée, hein) de harpie, on attend le 9 janvier pour dire ciao à notre bailleur actuel et se prendre un appart à 2. En PLUS GRAND que celui qu’on a déjà.

Et là, ce soir, dans la douceur de mon lit, dans ma chambre, chez mes parents, chambre remplie de mes objets, j’ai eu la réalisation soudaine que ma chambre ne serait plus, dans quelque temps, MA chambre. C’est peut-être con ce que je dis. J’ai 29 ans, bac+5, environ 5 ans 1/2 après mon diplôme et entre 4 et 5 ans d’expérience pro, donc je suis « une grande » (encore heureux, tiens!). Mais j’ai toujours »ma » chambre chez mes parents. Et ma chambre est toujours restée telle quelle depuis que mes parents ont fait construire leur maison. Papier peint, objets, meubles, beaucoup de choses qui se trouvent actuellement dans cette chambre ont grandi avec moi.

Depuis que je travaille, j’ai beaucoup bourlingué, été travailler à l’autre bout de la France, mais finalement je n’ai jamais emporté beaucoup d’objets personnels avec moi… Alors que ma chambre est toujours restée pleine, remplie à craquer. Elle a fait office de point d’attache pendant cette période, car rien ne bouge entre mes passages (qui se font certes de plus en plus rares, oups). Le CDi et l’opportunité qu’il offre change complètement le jeu.

Ce soir, je me dis que c’est peut-être l’une des dernières fois que je contemplerai la vision de la pièce que j’ai occupée pendant 15 ans. Qu’elle va ensuite se métamorphoser en quelque chose d’autre, de moins personnel. Mes parents ont déjà des projets de transformation. Ma mère me dit depuis des années qu’elle souhaiterait transformer ma chambre en pièce de travail pour elle, ou faire une chambre d’amis. Là, ce projet devient de plus en plus concret.

Je sens qu’il va bientôt être temps de la dépecer, ma chambre, de la vider, de faire du tri, voire peut-être emporter quelques meubles. C’est normalement une affaire de mois, peut-être 3, voire moins, avant d’emménager dans un appartement assez grand pour le barda de 2 personnes.
Et c’est peut-être con, mais le déménagement de ma chambre a à mes yeux autant de signification que de décrocher mon premier boulot. Pour moi qui suis attachée aux choses, à ce que l’on m’a offert, à ce que je me suis acheté, déménager tout ça veut dire que j’emménage dans un quelque part stable. Ça me fait plaisir de penser ça, même si j’étais attachée à ma chambre d’adolescente.
J’ai l’impression que je vais lâcher derrière moi pas mal de choses accumulées depuis des années : des trucs de collège et de lycée, des regrets, des envies, des joies, des déceptions (j’ai encore des petits mots, des notes, des délires de cette époque, des magazines, des dessins, des écrits…). C’est une impression bizarre et contradictoire de se sentir enfin grandir, de laisser derrière soi les derniers morceaux égarés d’une adolescence pourtant terminée depuis 11 ans. J’ai un peu l’impression d’être un petit lapin blanc qui quitte son trou un beau matin pour voir le monde, alors que je l’ai déjà vu en long en large et en travers. C’est un peu perturbant, un peu terrifiant, mais je pense vite m’y habituer.

Et c’est BIEN.

😀

PS : je tiens à préciser qu’aucune discussion de ce Noël n’a été menacée de tomber dans la beauferie et la complaisance d’un comptoir de bar à poches.

I like bananas, bananas are good!

2013 décembre 1
by Tata Simone

Doctor Who a 50 ans. Et Moffat est un connard qui ne sait pas comment faire des personnages féminins, ou n’essaie pas, ou fait exprès, ce qui est le plus grave.

Ceci étant dit, j’ai bien aimé l’épisode des 50 ans de la série. Non pas à cause de la pizza maison mangée (à la hâte, quelle misère, elle était vraiment délicieuse) 10 minutes avant, mais parce que Doctor Who, c’est jamais la même chose, tout en étant pareil. Et ça fait vraiment du bien de regarder une série qui respecte son public, tout en lui montrant ses fesses en permanence (oui, j’ai décidé que la série Doctor Who a des fesses, toutes fraîches et roses, c’est comme ça.). En fait, c’est une série très typée humour anglais, et vu que Doctor Who est anglais, ça tombe très bien (il est temps de vous inonder de photos anglaises de Doctor Who à l’humour anglais, mais j’ai la flemme comme depuis 5 ans 1/2 sur ce blogue, donc respectons l’esprit très anglais du blogue et respectueux de ses fans. Si ils sont encore là, parce que vu mon débit bloguesque ces temps-ci, ils doivent être tous fossilisés.).

Doctor Who nous bassine donc depuis 7 saisons que le docteur ne peut pas traverser sa propre timeline? Très bien, nous avons 3 docteurs, puis, euh, 13 à l’écran (je me rends compte que je viens de spoiler, oups, tant pis hihi *pluie de paillettes, hier c’était chili*), sans aucun complexe aucun, sauf peut-être la délicatesse de montrer 9th autrement qu’avec des images d’archives.

Et la série se permet même de nous tirer un peu sur l’arrière du crâne, en rappelant une vieille règle ancestrale : un docteur n’a que 13 vies. Capaldi, maudit soit-il, rappelle ce chiffre, les deux yeux sortis et prêts à tuer quelqu’un sans crier gare. Moffat, sans complexe, éclipsant le nombre de vies indécent du Master (qui serait revenu à Gallifrey en quémander quelques-unes, je n’ai pas vu la vieille série jusque là), pourrait-il faire mourir le Docteur, sans robot- morphe, sans gloire, après avoir sauvé Gallifrey? Franchement, je 🙁 (oui, je n’ai pas trouvé de formulation élégante pour cette phrase, je suis franchement désolée et fort marrie.)

Ne reste le fait que Moffat est un vrai salopard, entre un bad wolf qui fait de la figuration, devenant tout au plus un gentil wolfie, et une miss soufflé qui sert juste de marchepied aux héros. Rarement compagnons auront été plus vides que ces deux-là, dans cet épisode : quasiment aucune présence à l’écran aux moments-clés, permettant tout juste de sauver le Docteur pour qu’ils sauvent le monde. Promos sur les accessoires, les compagnons et les moules à soufflés! Au Bechdel test, l’épisode n’aurait pas eu la moyenne, il n’aurait même pas eu le culot de se présenter. 4 filles plus un Moment, ça avait de la gueule pourtant, surtout quand on regarde les débuts de la série et surtout la saison 1…

Donc, au final, l’épisode en lui-même, niveau histoire, était vraiment bien. Le dilemme du Docteur, ses implications, les révélations de cet épisode constituent un tournant dans la timeline de la série. Le Docteur ont été parfaits, le personnage est bien calé, Capaldi a été présenté en gros plan grossi assez de fois pour qu’on voit bien toutes ses rides d’expression avec une luminosité rouge/verte très pulp et suffisante pour qu’on puisse cerner le personnage sur la réglette de la folie anglaise typique, le décorum est respecté.
Reste que le personnage le plus actif et le plus imprévisible dans la team filles reste la reine Elisabeth, qui tient son personnage et sa royal attitude au top, comme quoi vivre dans le temps reculé de l’époque moderne où on pensait encore que les saignées étaient la meilleure solution pour guérir un rhume et où on cramait les filles bizarres parce qu’on pensait que c’étaient des sorcières (« It’s a witch! Burn her! ») ça forge un caractère.

Bref, encore un épisode qui me fait espérer que Moffat va se barrer de la série avant de vraiment massacrer toutes les bases qui faisaient des compagnons féminins et des femmes dans cette série des personnages forts et capables de penser par eux-mêmes, comme loué et envié par le Docteur à de multiples reprises.