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Ayayayayaya- Go-ku-sen

2015 janvier 3
by Tata Simone

Aujourd’hui, mes enfants, je vais vous parler d’un temps que les moins de 20000 ans ne peuvent pas connaître… Un temps où Dailymanga listait beaucoup de sorties de scantrad US et Fr et où je guettais mon fix le dernier chapitre de Gokusen, tout en rêvant secrètement que le manga arrive chez nous. C’était vers 2003-2004, les années bénies où je n’en foutais pas une rame à la fac, je lisais tous azimuts, écoutais Radio campus Orléans (88.3 FM, y’avait une émission sur les mangasses), je dessinais des zigouigouis et j’organisais des bouffes chez les gens sans leur avis et avant de les mettre au courant.

 

 

10 ans après, Gokusen est enfin sorti chez Kaze! Le moins qu’on puisse dire, après avoir vu le succès du manga au japon (au moins 3 séries télé dont une avec Shun Oguri <3, des films et un anime), c’est que l’arrivée par chez nous n’a pas été super rapide…

 

 

L’histoire en elle même est assez connue (si vous ne savez pas ce qu’est Gokusen, je vous invite à regarder la première série de drama, celle avec Shun Oguri, elle est sympa comme tout. Ok, y’a aussi Jun Matsumoto dedans, mais soyez choupis, ça en vaut la peine :D) : Kumiko Yamaguchi, alias Yankumi, est la future héritière d’un clan de yakusa actuellement dirigé d’une main de fer par son grand-père. Mettant ses origines familiales de côté, elle a décidé de poursuivre des études pour devenir professeure de maths et sa première affectation est dans un lycée qui n’a pas une très bonne réputation : à moitié en faillite, l’établissement accueille tout un tas de lycéens n’étant pas vraiment des foudres de guerre en classe et dont la moitié ressemble et agit comme des petites frappes (brushing y compris). Bref, Kumiko va avoir fort à faire pour se faire respecter et faire en sorte que ses élèves passent leurs examens haut la main 😀

 

Sur ce départ alléchant, je dois avouer que mon avis de 2014 sur ce manga diverge un peu de celui que j’avais en 2004.

 

 

Déjà, l’histoire avance peu d’un tome à l’autre. C’est assez lent et peu rythmé, il se passe peu de choses dans les chapitres qui font avancer vraiment le schmilblick entre les personnages principaux. J’ai l’impression de lire des épisodes one-shot l’un à la suite de l’autre, où la situation finale sera la même que 2 tomes avant :/ De plus certains épisodes, notamment celui de la menace de fermeture du lycée cadrent assez mal avec le rythme tranche de vie du manga et n’ont pas grand-chose à foutre là… Une volonté de l’éditeur? Plus généralement, le manque de vrai fil conducteur structurant le manga disséminé dans les chapitres (réelle progression des élèves, évolution suivie de la relation entre Yankumi et un certain intérêt amoureux, quoique sur le tome 4 ça prend tournure), mis à part quelques rappels sur les évènements précédents, devient un assez gros problème au bout de quelques tomes.

C’est là où je vois vraiment la différence de lecture qu’il peut y avoir entre des épisodes fragmentaires de la publication en magazine de prépublication (et en scans morcelés) et la lecture continue en volumes reliés malgré la séparation en chapitres : là où l’intérêt est sans cesse relancé par la publication d’extraits limités avec des cliffanchers bien placés (Yankumi va t-elle réussir à flanquer une rouste à des gens pas gentils sans que ses élèves le sachent?), le volume relié tend à amoindrir cette tension et à rendre le tout fade. Ou alors il faut se forcer à lire un chapitre par jour?

 

Le dessin ensuite, toujours aussi minimaliste. Visiblement, ce qui me plaisait en 2004 ne me plaît plus tellement en 2014… Les arrière-plans sont rapides, voire vides. Par contre les visages sont toujours aussi expressifs, ce qui est plutôt sympa et drôle 😀 Mais l’absence assez courante de lignes de mouvement dans les cases, de dynamisme réel gâche un peu l’ensemble quand y’a DE LA BAGARRE.

 

Oh, et la traduction. La traduction est, comment dire… Hum… Euh… Décevante? 🙁

 

Je… (attention scan dégueu)

yankumi 1

(Attention photos pas terribles)

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Bon, comme d’habitude je ne retrouve pas les extraits les plus parlants juste en feuilletant les tomes :/ Bref, je pense que Gokusen a un vocabulaire très particulier et des niveaux de langue propres à la position de Yankumi en tant qu’héritière du clan, professeure et les relations avec les autres personnages gravitant autour d’elle, qu’il aurait peut-être fallu adapter différement. De plus, je trouve que l’intrusion de vocabulaire supposément « gangster » et mafieux dans les dialogues tombe à plat dans la traduction française quasiment à chaque fois et utilise des mots soit désuets (et potentiellement fortement ridicules) soit inconnus au bataillon. Mais c’est ptêt juste moi qui n’apprécie pas les choix de traduction?

 

 

En conclusion, j’aurais vraiment, vraiment voulu adorer cette édition de Gokusen, qui pour ne rien gâcher est très bon marché pour un manga grand format (7,79€), mais je trouve le manga bof pour l’instant, je pense que j’en attendais un peu trop. Mais je veux savoir la fin alors je m’accroche è_é

2 Responses leave one →
  1. janvier 3, 2015

    t’as oublié de balancer le nom du traducteur pour qu’on sache s’il est nul ou pas.

    j’avais vu quelques ep de l’adaptation anime de Gokusen, j’avais pas trop accroché.
    on m’avait vendu çà comme un GTO au feminin.

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  1. Un Enfer d’une Traduction | Le Chapelier Fou

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