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Nana to Kaoru, l’érotisme dans le sadomasochisme [nsfw]

2010 novembre 12
by Tata Simone

Kaoru exultait : la tenue en cuir qu’il avait choisie pour Nana lui allait à la perfection. La taille fine de Nana était bien mise en valeur par la coupe de l’ensemble, sa poitrine était maintenue et restreinte juste ce qu’il fallait, le porte-jarretelles intégré au body ne rentrait pas dans sa chair blanche et tendre et n’était pas trop long non plus. Assis sur sa chaise, le verre à la main, il la fit pivoter avec la laisse de son collier pour l’admirer sous toutes ses formes. Dans le dos, le croisé des liens en cuir était parfait. Kaoru admirait la docilité de Nana aussi bien que son contrôle de lui-même. Etre en face d’une telle beauté lui demandait souvent des efforts surhumains pour garder son calme et mener la séance à son terme, surtout lorsque Nana, attachée et soumise, le regardait de façon lascive.
Il lui ordonna de s’allonger, ce qu’elle fit, non sans difficultés vu que Nana avait les poignets liés dans le dos.
« Quelle perverse tu es, à garder le cul en l’air, à me demander de continuer…. Tu aimerais qu’on fasse ça au lycée, où tout le monde pourrait te voir? »
« s’il te plaît… Arrête… »
« Que tes fesses sont douces… Je peux goûter? » Il versa le contenu du verre sur les fesses offertes de Nana, qui trembla au contact du liquide.
« S’il te plaît… Non, Ca me gêne… »
« Appelle-moi ‘maître’. Tu as oublié? Tu dois être punie pour ce que tu as dit… »
« Aaaaaaaaaaah! »
C’est alors que Kaoru se réveilla ; il était tombé de son lit et s’était cogné la tête la première sur le sol. Vu la couleur du ciel dehors, il était en retard et sa mère tambourinait vigoureusement à la porte de sa chambre. Nana devait déjà être là à l’attendre pour partir au lycée. Kaoru n’avait pas beaucoup dormi, mais ce rêve lui laissait au creux du ventre une sensation vraiment très agréable.
Ce moment fut rompu par sa mère en colère qui fit irruption dans sa chambre, suivie de Nana qui n’en perdit pas un instant pour lui hurler dessus. Kaoru n’avait eu que le temps de cacher la tenue en cuir de son rêve, qu’il s’était procurée pour de vrai le jour d’avant, après avoir économisé comme un fou pendant plusieurs mois. Pestant contre sa mère fouineuse et aussi un peu Nana, il s’habilla en vitesse après les avoir virées de sa chambre. Encore une journée qui commençait pas très bien, mais Kaoru avait fini par avoir l’habitude. Après tout, ce n’était pas si mal vu qu’il pouvait voir l’objet de ses rêves tous les jours….

J’aime beaucoup le bon vieux hentai des familles qui ne me déçoit jamais sur la fin : une bonne pipe pour débuter, suivie par un bourrage de troutrous de façon bourrine et une éjaculation mesurable en litres un peu partout sur la madame, avec une histoire, bah… y’a vraiment besoin d’une histoire? Non, je blague. Sinon je serais passée à des kilomètres des excellents Alice First, mousou diary, Pink sniper (Owi Yonekura Kengo et sa façon bien à elle de dessiner les poitrines douces et fluffy, j’adore) et consorts dont j’ai oublié le nom (bon, ok, j’ai aussi un peu zieuté les No Mercy, Overflow et d’autres trucs un peu plus hard j’avoue).

Nana to Kaoru de Ryuta Amazume est mon coup de coeur du moment, découvert un peu par hasard un soir de débauche et depuis il me hante. Je n’aurais jamais cru m’attacher à un manga érotique qui a pour objet des pratiques sado-masochistes, mais j’ai vraiment été bluffée par la qualité de ce titre, à tous les égards.
Je n’ai pas tant été étonnée à cause du personnage de Kaoru, qui fait figure de l’adolescent obsédé type faisant penser à un crapaud qui n’a pas encore grandi. Pas tant à cause de Nana, dessinée de façon limite obscène même lorsqu’elle est habillée, tellement obscène qu’on aimerait bien croquer dedans pour tester la douceur de sa peau et la résistance de sa chair. Pas tant à cause de leurs sentiments, que l’on connaît car on sait ce à quoi ils pensent et qui sont finalement assez prévisibles, même si dissociés des pratiques hautement érotiques auxquelles ils se livrent.
Ce qui me fait autant d’effet, c’est de ne rien voir, justement. Ne rien voir à cause des angles (saloperies). D’attendre quelque chose qui ne vient pas, parce que ce n’est pas comme cela que ça doit se passer. Je n’ai pas encore tout lu, mais je sais que je vais encore endurer comme les personnages une énorme frustration sexuelle et une envie encore plus énorme à chaque séance de les voir déraper et faire des choses cochonnes. Ce qui n’arrivera sans doute jamais, évidemment, mais je me fais avoir à chaque fois sans problème. (oui, je n’ai pas lu beaucoup de trucs érotiques, je découvre un peu et je vous merde)

En attendant, je me complais à détailler chaque creux de genou, chaque renflement de fesse, chaque petit soupir de plaisir poussé par Nana et me surprends à rougir comme Kaoru du spectacle qui est offert. L’auteur prend son temps sur chaque scène pour nous faire profiter au maximum du corps de Nana, qui est une vraie incitation à l’imagination érotique. De plus, on a vraiment l’impression à la lecture que les séances durent des heures et que les personnages prennent leur temps en même temps que leur pied (même si ça fait mal, j’ai eu du mal à supporter la séance avec les pinces de tétons), un vrai régal surtout quand on voit les conséquences sur la vie quotidienne.

Mais alors, si ce manga a de si bonnes scènes érotiques, est-il nécessaire d’y insérer une histoire? Bien sûr. Ce manga ne prend toute sa saveur que lorsqu’on le lit en entier, sans passer les parties décrivant les vies quotidiennes de nos héros. D’ailleurs, ces passages sont aussi très bien faits et drôles, car Nana et Kaoru ont deux vies assez différentes : l’une est la madone du lycée quand l’autre est considéré comme un obsédé et un parasite, alors qu’ils se connaissent et sont amis depuis leur enfance. Et pourtant, c’est Nana qui est demandeuse et soumise à Kaoru. Le fait que leurs rôles s’inversent lorsqu’ils décident d’une séance est vraiment très savoureux.

« Ouais, mais c’est quand même un manga sado-maso, hein, faut pas l’oublier ».
Oui, certes… ceux qui ont pensé au fouet claqué bien fort à faire saigner et à la cire qui brûle sur les fesses en lisant l’article jusqu’à présent peuvent aller se rhabiller (ou se faire pendre, au choix). Et c’est là où je révèle ma complète ignorance du sujet qu’est le sado-masochisme (et même le BDSM en fait, mais sadomasochisme ça fait moins peur à lire). Car ce manga en est, pas de doute. Nana est soumise à Kaoru et est obligée d’exaucer ses désirs. Mais Kaoru essaie de penser à tout pour éviter à Nana d’avoir mal ou de se blesser, ce qui rendrait le résultat de leurs petites séances visibles par tous. L’auteur montre les préparations des séances, assez complexes et difficiles, comme par exemple la préparation d’une corde pour le bondage, ou du bon choix entre le latex et le cuir, pour que lesdites séances se passent le mieux possible. D’ailleurs Kaoru surveille toujours ce qui se passe avec plus ou moins d’anxiété.
Car comme m’a dit un jour un grand sage à barbe blanche et 8ème dan en matière de sado-masochisme :  » chaque partie impliquée doit être respectée, surtout pour une activité aussi dangereuse. Dis-toi qu’en général, le masochiste est rendu incapable de parler, du coup incapable d’exprimer si jamais une corde lui coupe la circulation, ou si un mauvais noeud est sur le point de lui disloquer une articulation. C’est extrêmement stressant pour le sadique, sans parler de l’impact psychologique pour les deux parties. » (si il se reconnaît, ce que je pense, c’est grâce à lui que j’ai en partie compris et apprécié ce manga, vraiment merci)

Je n’ai pas encore tout lu, mais cela ne saurait tarder. Nana to Kaoru est vraiment ce que j’attends d’un manga érotique : bien fait, intelligent, prenant, il est excellent à lire par tranches. J’ai essayé de le lire en une fois, mais cette méthode de lecture casse tout le potentiel érotique dû à l’attente et au désir… de lire la suite.
Si ce manga sort en France, je lui saute dessus sans hésiter, même si la série n’est pas finie (il y a des rumeurs d’un désintéressement de l’auteur… ou pas?). En tout cas une OAV est prévue pour le mois de mars de l’année prochaine.

6 Responses leave one →
  1. Tata Simone permalink
    novembre 18, 2010

    Il a des lunettes. OMG. merci Ninjigen, je vais le lire de ce pas. J’adore ce genre d’histoire. *bave*

  2. novembre 18, 2010

    kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!

  3. décembre 9, 2010

    Si ça t’intéresse, y a quelques chapitres de « Nana to Kaoru Arashi » qui sont sortis. C’est censé se passer quelques mois plus tard et ça ne spoile rien.

  4. enzo permalink
    juin 12, 2011

    ou peut on trouver le chapitre 22 a 26 ? merci

  5. Jamy permalink
    janvier 18, 2012

    Je me suis aussi surpris à aimer un manga SM. Et en attendant la suite, je suis tombé sur ‘sundome’ : même thèmes (mais rôles inversés), avec des personnages bien plus subtiles et nuancés (et en plus l’histoire à une très belle fin!). Avis perso: encore mieux que nana&kaoru.

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