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Personne n’est parfait… mais certains plus que d’autres

2010 juillet 24

Note avant de lire le reste : cet article est une réponse à l’article de Lux trouvable ici. J’avais prévu au départ de faire un petit commentaire, qui s’est rapidement transformé en bouquin en 3 tomes avec bibliographie, et là vu que j’ai un peu paniqué j’ai fini par en faire un article. Long article, désolée.

Je suis d’accord en tout point avec son article, que je ne vais donc pas paraphraser, mais (j’espère) apporter un point de vue différent. Sinon vous pouvez me trucider sur la place publique.

Je vous préviens, on parle de moi. Et pas que de moi : de filles que j’ai connues, des amies, des filles de ma famille, des filles sur le Nain Ternet.

Je suis une fille et je rote, je pète, je fais caca et pipi, je regarde du porno et j’aime bien, d’ailleurs j’en parle et j’en rigole avec des copains. Je sais que c’est « pour du faux » et que ce sont des acteurs qui jouent dedans. Au même titre que Colin Firth qui joue M. Darcy dans la série Orgueil et préjugés (c’est dla série qu’elle est géniale) et qui met sa vie en danger quand il plonge dans le lac de sa propriété de Pemberley.
Je me considère comme féministe. Pourtant ne suis pas d’accord avec les féministes qui mettent tout sur le dos du porno. Les garçons qui regardent du porno ne se transforment pas forcément en loups affamés de chair fraîche, qui vont violer en masse ou exiger de leur copine de faire tout ce qu’il y a dans leur film préféré. D’accord, le porno n’est pas vraiment une école de bon goût, mais ceux qui mettent tous ceux qui regardent dans un même sac font une généralisation vraiment dérangeante. C’est bien connu, un mec ne sait pas faire la différence entre le vrai et le faux lorsque ça concerne un domaine en-dessous de la ceinture… N’importe quoi.
Ca m’énerve, tout comme les gens qui mettent un joli commentaire sur un site de prévention déjà bien médiatisé (j’ai l’impression qu’ils ont enlevé le commentaire que je visais spécialement et plein de lulz, tant pis, je mets le lien). Mon oeil, rédiger un commentaire d’un soit-disant parent qui veut protéger sa fille est vraiment très facile à écrire pour qui veut choquer ou faire réagir.
D’ailleurs, jpeux faire pareil :

Chantal, 45 ans, maman d’une fille de 18 ans :
« au départ, j’étais vraiment très réticente au sujet du porno. Avec tout ce qu’on voit à la télévision, j’avais vraiment peur pour ma fille. La laisser partir seule faire la fête avec des copines pour rencontrer des garçons me laissait mal à l’aise. Maintenant, c’est une actrice connue et elle gagne plein d’argent, elle est heureuse et moi aussi! Comme quoi, le porno peut vraiment révéler le potentiel des filles un peu simples d’esprit » (huhuhu)

C’est réaliste hein? :D. Bref, le porno, c’est rigolo tout plein, même si je préfère le hentai, les lois de la gravité n’ont en général pas cours dedans et les poitrines sont plus grosses.

Enfin, fini le rigolo, j’entre dans le vif du sujet.

Depuis toute petite, on apprend à une majorité de filles à être jolie, mignonne, gentille, serviable et disponible (dis bonjour à la dame !). On leur donne des Barbie, des bébés, des cuisines, des ensembles de ménage. On leur apprend à faire la cuisine et à préparer la table. Personnellement, j’ai aussi eu des voitures, un Mecano et je faisais des trous dans le bac à sable chez mes grands-parents pour construire des puits et des réseaux hydrauliques (ils fonctionnaient tous) à base de pailles et de Tupperware. Mais j’ai aussi appris à être douce, gentille, à mettre la table et faire la vaisselle. Car c’est ce qu’on apprend à une fille. Je ne remets pas en question l’éducation, mais on nous apprend tout de même à ne pas hausser la voix, à être diplomates, serviables et à faire les tâches ménagères encore en majorité. Et on nous rabâche encore pas mal qu’une fille doit fonder un foyer, faire des enfants et les élèver, selon une tradition immuable.
Cette pression s’exerce un peu moins sur les garçons, mais on le soumet aussi à un bon lavage de cerveau. Pas de Barbie pour un garçon. Pas de bébés à changer, pas d’ensemble de ménage, mais des voitures, du Mecano, des Lego et « des trucs de garçon », pour devenir un homme, un vrai, un tatoué. Mon cousin espagnol a appris, quand il était petit, à faire de la broderie au point de croix avec ma mère par curiosité, mais il n’en a quasiment pas parlé chez lui, alors que manifestement il a aimé en faire plus que moi. Il a aussi joué à la Barbie. Mais il n’en a apparemment rien dit non plus quand il est revenu chez lui. Cela ne nous a pas empêchés de jouer à des « jeux de garçon » non plus avec mes voisins et voisines. Il est ensuite devenu un vrai petit macho des années plus tard.

Bref. Le problème des filles n’est pas le porno, mais sans doute leur propre cerveau. Petite fille, on dit des choses que la petite fille vivra adulte, mais sans évoquer la phase de transition. On dit à la petite fille qu’elle deviendra maman, mais sans évoquer la sexualité et les garçons. Dans certaines familles, on ne parle pas de sexualité, comme si on était encore à l’ère victorienne et que le sexe, c’est mal. Et les garçons extérieurs sont diabolisés par certaines mères (et pères aussi), vus comme des assoiffés de porno ou des connards piqueurs de leur fille dont il faut se protéger, comme si les IST n’étaient pas plus importantes à éviter. D’ailleurs, encore à notre époque on ne demande encore pas à un garçon adolescent de sortir avec une fille normale et bien équilibrée, il faut « qu’il se fasse son expérience » et la fille avec qui il sort sera de toute façon plus dénigrée que lui. Alors qu’une fille du même âge sera beaucoup plus protégée et surveillée, on jugera plus de la capacité du garçon avec qui elle sort à fonder une famille (on m’a demandé si je comptais m’installer avec mon mec à chaque nouvelle relation… et ma famille n’est pas foncièrement rétrograde.). Comme si les filles devaient, une fois qu’elles sortent avec un mec lambda, assumer, se poser et faire des enfants. Sans penser qu’une fille comme un garçon a une sexualité et que si elle sort avec quelqu’un c’est peut-être purement sexuel (ou pas). C’est pour cela que certaines filles choisissent au final… de tout cacher et de ne pas en parler à leur famille, à leurs amis.

On dénie encore souvent à la fille une capacité de jouir sans se préoccuper du reste, alors qu’elle a maintenant tous les moyens à sa disposition pour le faire : moyens de contraception au point, traitements contre beaucoup d’infections sexuellement transmissibles avec tests de dépistage peu onéreux ou gratuits. Et on lui dénie aussi l’intention de le faire : la fille qui est vue comme trop portée sur la chose et sort avec trop de garçons devient une traînée, une nymphomane. En découle une schizophrénie que certaines filles vivent au quotidien : se lâcher dans sa vie sexuelle mais pas trop. Faire une fellation, mais pas trop longtemps, ou éviter de montrer qu’on aime ça, ou refuser certaines pratiques. Pour ne pas devenir la « pute » du coin, qui concentre les médisances et les racontars, parfois propagés par ses proches ou son copain. Et donc, in fine, ça ne pousse pas les filles à faire leur expérience, en privilégiant le repli sur soi et les fantasmes stériles (les chevaux, toussa, xD), quitte à être critiquées parce qu’elles n’ont personne et n’ont pas de vie sexuelle (cherchez l’erreur). Et d’avoir peur de mecs francs qui ne proposent pas de choses romantiques en accord avec l’idéal qu’on rabâche aux filles (l’idéal du mec romantique 24h/24, je le cherche encore…), mais beaucoup de sexe, avec ou sans relation à la clé, sans se prendre la tête ou s’engager (je n’ai pas dit non plus que ça devrait être une norme, faut pas se jeter à la tête du premier homme dans la rue tout de même hein u_u). Et qu’au final, tous les mecs deviennent des « connards ».

D’ailleurs, les gynécologues n’aident pas à se sentir dans son bon droit. Infantilisants, moralisateurs, parfois complètement ignares, certains appliquent à leurs patientes un mode de pensée qui est le leur, sans respecter leur vie sexuelle, qui est pourtant une part importante de la vie de la plupart des femmes adultes. Pour d’autres, la sexualité est liée à la reproduction, d’ailleurs il n’y a presque plus de gynécologues médicaux, au profit des gynécologues obstétriciens… qui s’occupent de la femme enceinte. Parfois, ils bafouent complètement les droits de leurs patientes au nom d’une morale trouvée on ne sait pas où : on m’a raconté l’histoire d’une jeune fille qui a eu ses trompes ligaturées sans son accord après avoir subi un avortement. Je ne sais pas si cette histoire est vraie, mais ça ne m’étonnerait pas plus que ça. Une gynéco m’a bien conseillé à mots couverts de quitter mon homme parce que je n’avais plus de libido, sans que la pilule que je prends, aux hormones « naturelles » et nouvellement mise sur le marché ne soit remise en question. Et elle m’a donné une ordonnance de pilules et de gel lubrifiant en plus sans broncher (à mes frais bien sûr, rien n’est remboursé), en m’engueulant en prime pour avoir songé à me faire implanter un stérilet. Ça peut paraître déprimant, mais mon expérience n’est vraiment pas un cas isolé. La recherche d’un « bon gynéco » qui ne juge pas ses patientes et fait son boulot normalement, en étant humble et donnant les meilleurs conseils sans faire la morale en même temps est difficile. Et en général les bons médecins ne prennent plus de patientes.

Et quand les journaux féminins s’en mêlent…. C’est la catastrophe. Car ils propagent toujours la même image des femmes sans changer les grands stéréotypes (la recherche du prince charmant, toussa…) d’un iota, malgré des airs de parole libre et sans tabous. Je n’accorde aucun crédit à ces magazines qui me prennent pour une conne, mais ils se vendent encore bien. Alors soit les femmes qui les achètent sont comme moi et les achètent pour se reposer les neurones, soit elles suivent leurs conseils. Et là ça peut être dramatique. Et ce n’est pas les sites internet genre educationsensuelle/sexuelle.com qui vont changer la donne. La fille est vue comme passive, étoile-de-mer-like, face aux prédateurs masculins actifs….
Stop, je commence à avoir une migraine et des envies de meurtre. Alors quand je pense à toutes ces filles qui considèrent toujours qu’elles ont un « trou » noir et dégueulasse à la place du sexe, j’ai envie de faire un meurtre de masse et de pleurer un bon coup ensuite.

Donc je crie bien haut et fort, avec tous les autres qui ont déjà fait (mieux que moi) des articles sur le sujet : Les filles ont une vie sexuelle et ont un sexe tout court. Point. Qu’elle commence à 14 ou à 30 ans, les filles ont le droit à une vie sexuelle avec qui elles veulent et comment elles veulent. Que ce soit avec un « connard » ou pas. Que ce soit consensuel ou pas. Qu’on veuille des enfants ou pas. Que des gens extérieurs soient d’accord ou pas. Laissez-nous vivre et faire nos propres expériences, et qu’on cesse de nous dénigrer en nous pointant du doigt, nous et notre sexe, en y apposant une pancarte « sale ». Et ce n’est pas parce qu’on sort avec un « connard » qu’on va vivre avec ! Mais tout simplement parce que le sexe est aussi une composante essentielle qui nous attire vers quelqu’un plutôt qu’un autre. Pas la peine donc de se demander « qu’est-ce qu’il a de plus que moi ». Il en a juste une plus grosse, ou il s’en sert peut-être d’une meilleure façon, ou il nous fait comprendre qu’on n’est pas une masse noire, chevelue et qui sent mauvais, mais que nous sommes belles. Et oui, ça compte. Sans doute pas pour décider de se marier avec, mais certainement pour prendre du bon temps et s’accepter. Je défends le droit des filles à sortir avec des « connards » qui savent se servir de leur matos et de ne pas en avoir honte. Personnellement, je suis sortie avec ce genre d’homme après une relation pas très satisfaisante avec un mec « normal » qui ne connaissait rien à rien. Ce fut un an de feux d’artifice, qui a changé mon point de vue sur pas mal de choses. Ma relation n’était pas du tout bien vue par mes parents, mais je m’en suis foutue, à raison. Je savais ce qu’il était et je n’avais aucune illusion de la fin de notre relation, mais j’en ai tiré beaucoup de choses positives. Maintenant, je sais ce que je vaux et ce que je veux. Je sors depuis avec mon chéri :3 (avec qui j’ai l’intention de rester longtemps) qui est plus dans la « norme », c’est à dire plus socialement acceptable par mes parents, mais avec qui le jeu a été clair dès le départ. Je ne lui ai rien caché, lui non plus, n’empêche que ça fait du bien.

De ce fait, je pense que les parents ont un grand rôle à jouer dans la transition de l’enfance à l’adolescence, de prodiguer des conseils mais de ne surtout pas juger son enfant. Cette transmission est trop souvent taboue ou négligée, il faut dire que ce n’est pas toujours facile u_u Ne pas parler du corps qui change, des règles, de la contraception, des nouvelles possibilités peut conduire à des réactions extrêmes que j’ai pu constater, très limites sur le plan sanitaire. Le fait que certaines filles n’acceptent pas leur nouveau statut est pas mal imputable aux parents et à leur entourage, mais on pourrait aussi parler des garçons qui n’ont pas plus de conseils (et les médecins n’aident pas). De même, les cours d’éducation sexuelle et de contraception sont beaucoup trop négligés… J’ai dû avoir 2 cours de ce type. Et non, les adolescents et jeunes adultes ne savent pas tout de la contraception et du sexe, voire n’en savent rien du tout (personne n’a la science infuse), surtout quand ça concerne la sexualité des filles, il n’y a qu’à constater les réactions masculines lorsqu’on parle de lesbianisme, proprement effarantes. Le porno n’est qu’une fiction et encore une fois ne peut servir d’éducation (pas plus que la pub) à des adolescents à qui on n’explique rien. C’est comme si on donnait pour exemple type des relations entre les garçons et les filles des films comme Twilight où ils mettent 4 ans à faire des trucs plus poussés que des bisous. C’est caricatural ? Sans doute, mais pas plus que du porno : à la limite c’est encore pire….

Bref, je ne sais pas si j’ai fait un bon commentaire sur la question, mais en tout cas j’aimerais qu’on arrête de prendre les enfants et les adolescents pour des cons. Et qu’on forme mieux les gynécologues.

18 Responses leave one →
  1. juillet 24, 2010

    Je ne pourrais pas être plus d’accord avec ce que tu dis.
    Je me considère aussi comme une féministe mais j’aime le porno et le hentai parce que c’est sympa, c’est ludique, c’est un moment de détente.

    Les gens devraient arrêter de se prendre la tête avec les apparences et faire ce qu’ils ont envie de faire dans les limites de la légalité.

    Quand je vois que l’éducation de mes parents par rapport au sexe s’est arrêté au fait de me mettre une gifle quand ils ont trouvés ma pillule… La liberté sexuelle n’était pas gagnée d’avance. Mais je me suis faite mes propres expériences et maintenant, je sais ce qui me plait.

    d’ailleurs au passage, je remercie le porno, la litterature et les sites de personnes qui parlent de sexe dans tabous parce que je pense que à ma vision du sexe durant mon adolescence, je ne connaissais rien de chez rien sur le sujet. Enfin, mise a part les histoires foireuse de mes copines de classe :

     » la cousine de machine, et ben, elle a mis le pénis de son copain dans sa bouche  »

    Super comme éducation, franchement, j’aurais pas été loin.

    Aujourd’hui, j’ai fais mes propres expériences, et je continue d’en faire et franchement la vie est beaucoup plus marrante comme ça.

    bises

  2. juillet 25, 2010

    « et les poitrines sont plus grosses »
    Tu sais comment me parler.

    Sinon, c’est intéressant tout ça, plusieurs choses à dire :

     » Alors qu’une fille du même âge sera beaucoup plus protégée et surveillée »
    Oui. C’est le problème que j’ai eu et que d’autres amis ont eu à vouloir sortir avec des filles de 17/18 ans aux parents flippés qui protègent leur fille au AK-47. C’est chiant pour nous, mais pour elles, ce doit être encore pire.
    Comme si les garçons, eux, n’avaient pas de mal à se remettre d’une séparation, par exemple : c’est bien connu, nous savons récupérer instantanément, les émotions ça ne nous connaît pas. Eh ben si. Se faire larguer ou se prendre un rateau, ça fait mal, fille ou garçon !

    « un homme, un vrai, un tatoué »
    Tu parles plus haut des filles à qui on apprend à ne pas élever la voix : j’ai du passer à côté de ma virilité, vu que c’est plutôt mon genre, calme, diplomate, et qu’à côté, je connais des filles très sûres d’elles. Comme quoi, les codes changent… mais pas partout, on le sait.

    « mais beaucoup de sexe, avec ou sans relation à la clé, sans se prendre la tête ou s’engager »
    Je pense que c’est cette vision du couple idéalisée qui fait du mal : tout dépend de ce qu’on a vécu, quand on a toujours vu ses parents ensemble, on est je pense plus enclin à croire à l’amour éternel, mais quand on a connu beaucoup de ruptures dans sa vie, on a compris que les choses ont une fin. Comme je le dis souvent, rester avec la même personne toute sa vie ne me paraît ni souhaitable, ni réellement faisable sans en avoir marre au bout d’un moment. A mon avis, ça se faisait surtout car le divorce était mal vu et qu’au bout d’un moment, l’amour n’avait plus d’importance, il ne fallait pas perdre la face. On dit que les enfants souffrent lorsque leurs parents se séparent, ça tombe sous le sens, mais sont-ils plus heureux de les voir cohabiter sans s’aimer ?
    Sinon, je précise à tout hasard que vouloir beaucoup de sexe comme tu dis n’empêche pas d’aimer, et que chercher du sexe pour du sexe (et trouver, ce qui signifie que, en toute logique, et si tout va bien, la fille cherche la même chose, et tout le monde est content) ne fait pas s’en foutre de sa partenaire, je me suis bien fait prendre à parti sur Facebook parce qu’une connaissance avait mal compris mes propos… preuve que quand un mec s’exprime, ça reste iconoclaste et pas toujours compris (mais aussi que, quelque part, j’assume d’avoir des contradicteurs même si c’est pas évident).

    Je m’avance au paragraphe sur les « connards » parce qu’il rejoint ce que je disais au-dessus : si les filles que j’ai rencontrées pestaient contre ce genre de garçons (dont la définition reste encore assez nébuleuse, même si on peut voir qu’elles leur reprochent basiquement de ne vouloir que leur cul), c’est certainement parce qu’on leur a seriné des jolies histoires d’amour avec… des chevaux, évidemment, une petite maison et un beau bébé… Après, il y a des gens qui se comportent de manière indigne, on ne peut pas défendre n’importe qui. Mais mon expérience, c’est des filles (plus ou moins) blessées par des relations passées qui te disent qu’elles ont peur de s’engager, et que tu dois débloquer émotionnellement (et physiquement) pour que tout se passe bien. Bref, toi qui défend le droit de sortir avec, pour moi c’est un nouveau monde tellement elles juraient leurs grands dieux qu’on ne les y reprendraient plus, cherchant soi-disant quelqu’un de gentil et attentionné (sauf qu’elles me larguent, finalement).

    D’accord sur le reste, et ça fait plaisir de voir qu’un article peut provoquer un petit mouvement comme ça. Par contre, je me répète, mais je reste assez déçu du manque de soutien de mes camarades masculins. Mais tant pis. 🙂
    (je préfère parler aux filles !)

  3. Tata Simone permalink
    juillet 25, 2010

    Ben écoute, si j’écris en faveur des connards, c’est que j’ai remarqué que certains faisaient plus attention à leur partenaire (et étaient plus inventifs au lit) que d’autres hommes plus « sensibles ». Je ne généralise pas non plus, mais mon expérience personnelle m’a montré qu’en fait c’est pas parce qu’on est un « mec bien » qu’on sera forcément un bon coup au lit. Chuis restée avec mon connard pendant pas mal de temps, mais je connais à peu près toutes ses casseroles et il mérite bien le qualificatif.

    Sinon, pour la fille protégée au AK-47, ça m’a bien fait rire, car mon père rentre exactement dans le stéréotype : crispé, constipé, il a eu du mal à accepter mon copain (et celui de ma soeur). Et je suis sortie pour la première fois avec un garçon à 21 ans, j’étais largement majeure et responsable u_u

    J’ai ptêt une réponse pour le désengagement des mecs : dixit mon copain « mais je stresse pas dessus moi, vous vous prenez vraiment trop la tête »

  4. juillet 25, 2010

    J’avais à peu près compris pour le connard, mais peut-être aussi que les filles dont je parle n’imaginaient pas, à l’époque, avoir une relation plus physique que sentimentale.

    Pardon, j’ai pas suivi, le désengagement des mecs, c’est en réponse à quoi ?

  5. Tata Simone permalink
    juillet 25, 2010

    Ah, je n’avais pas compris dans ce sens. *a pas bien lu*

    Ben en parlant de « désengagement », j’évoquais le fait qu’aucun mec ne vienne poster sur ton article.

  6. Natth permalink
    juillet 25, 2010

    Articles très intéressants, avec la dose d’humour qu’il faut. Evidemment, je suis globalement d’accord avec les deux ^^

    Tata >> Je crois que j’ai de la chance avec des parents pour qui être un(e) adulte accompli(e) est indissociable du fait d’avoir un travail et d’être indépendant(e) financièrement. D’ailleurs, c’est sans doute mon père qui est le plus choqué par le fait qu’une femme choisisse de rester à la maison. Pour lui, choisir de ne pas travailler ne peut être que de l’inconscience. Jamais on ne m’a saoulé avec le fait qu’une fille se devait de fonder une famille et de pondre quelques gamins. Mais je n’ai jamais eu non plus de discussion sur la sexualité avec mes parents.

    « quand on a toujours vu ses parents ensemble, on est je pense plus enclin à croire à l’amour éternel » >> J’ai surtout l’impression que de moins en moins de gens savent ce que veut dire une longue relation de couple. Une vraie, pas une qu’on maintient pour l’argent, les apparences ou l’habitude. Pour ma part, mes parents sont toujours ensemble après 40 ans de mariage, mais leur relation n’a rien à voir avec la romance gentillette et éternelle que certain(e)s espèrent avoir. En 40 ans, les gens évoluent, ainsi que leurs goûts, leur façon de voir la vie, leurs objectifs et leur relation. Sans parler de tous les évènements qui traversent l’existence. Si tu cherches à construire quelque chose de durable avec quelqu’un en n’envisageant que l’amour romantique, tu as de fortes chances d’aller droit dans le mur. Le problème est qu’une longue relation se bâtit au jour le jour et qu’il n’y a donc aucune recette universelle pour en réussir une ^^ »

  7. juillet 30, 2010

    « Que ce soit consensuel ou pas. »
    Euh, si tu parles d’une relation sexuelle non consensuelle, ça s’appelle un viol. xD

  8. Momix permalink
    décembre 22, 2010

    Ces deux billet de Tata Simone et Lux m’ont largement interpelé. Etant issu d’un environnement plutôt conservateur, je ne peux pas dire que je sois d’accord avec tout, certes.

    Pour autant, il y a une chose que je condamne, et là, je vous rejoins tous les deux, c’est le tabou autour de la sexualité. En effet, être conservateur dans ses actions n’impose aucunement une restriction de savoir et d’information, notamment vis-à-vis des adolescents. Ces derniers iront de toute manière trouver de l’information (non vérifiée, souvent déformée) quelque part. Parler sérieusement de sexualité entre amis et même avec la famille, permet d’éviter les préjugés, de prendre de la distance par rapport aux références sexuelles habituelles (porno, pub, émission télé à deux balles, magazines à la con, etc.), et parfois de mettre le doigt sur quelques unes des vraies difficultés de la vie sexuelle d’un couple.

    Mais, je dis bien « sérieusement » et de préférence en comité mixte, ça peut aider à éviter les grosses débilités que l’on peut entendre dans une assemblée de mecs : le culte de la performance sexuelle (cf « atteindre le point G », « la fille, elle en peut plus, elle hurle » comme s’en moquent si bien les Inconnus dans « Les Branleurs ») ou encore la taille du sexe, ou que sais-je encore.

    Concernant ta remarque sur le porno ou le hentai, je suis moi-même amateur et aime bien regarder aussi bien pour me défrustrer de temps en temps que pour me marrer face à des productions volontairement ou involontairement ahurissantes. Par contre, je doute que le porno soit sain pour un jeune, qui n’a pas d’autres références à la sexualité. Une séquence porno moyenne ne devrait pas être une référence de la pratique sexuelle, notamment pour un jeune qui n’a pas ou peu de contact avec la chose. Je doute que l’impact soit très grave, je ne pense pas que ce soit le porno qui crée des comportement déviants. Par contre, ça pourrait créer des incompréhensions et des blocages lors de la vie sexuelle future du jeune.

    Maintenant, je lance une idée comme ça … mais là, j’ai peur qu’on frise le voyeurisme … 🙁 est-ce que des personnes prônant une sexualité sans tabous, comme Tata Simone, pourraient expliquer comment faire, dans la pratique, pour sentir/faire sentir ces « Feux d’Artifices » ? Je me demande aussi s’il existe des bouquains sérieux sur la question.

    Bref, je m’arrête là, sinon je vais monologuer pendant des heures. Je vais essayer de faire décanter ces billets (et continuer à dévorer les billets de ton blog que je trouve super intéressant).

  9. Tata Simone permalink
    décembre 22, 2010

    « Maintenant, je lance une idée comme ça … mais là, j’ai peur qu’on frise le voyeurisme … est-ce que des personnes prônant une sexualité sans tabous, comme Tata Simone, pourraient expliquer comment faire, dans la pratique, pour sentir/faire sentir ces “Feux d’Artifices” ? Je me demande aussi s’il existe des bouquains sérieux sur la question. »

    Oulà. Euh. Je ne prône pas une sexualité sans tabous, j’estime que les gens ont le droit d’avoir les tabous qu’ils veulent pour eux-mêmes. Mais pas de les imposer aux autres. Bref, de ne pas emmerder le monde parce qu’ils ont du mal à gérer leurs problèmes sexuels. Mais parler de sexualité et de sexe, sans « parler de cul » comme dirait une certaine personne de ma connaissance, c’est effectivement essentiel pour faire passer la bonne parole. Sauf que dans beaucoup de familles, la bonne parole, elle ne passe jamais, parce que les parents ne savent pas grand-chose. Ou alors confondent sexualité et pratiques déviantes, dépravées et j’en passe, quand ils n’ont tout simplement pas honte d’en parler.

    Pour répondre à ton interrogation sur les feux d’artifice, je pense que ça commence par savoir à peu près comment on est foutus, là, en bas, sous les pwals. Pas par des schémas de médecine qu’on sert à tous les gamins de collège, mais le vrai truc où on explique le pourquoi du comment et ce que ça fait. Moi j’ai mis du temps à savoir comment je fonctionne et à ne plus stresser pour ça, parce que là, avec tout ce que je me traîne comme bizarreries (d’un point de vue strictement « journaux féminins » et « pages sexo », hein), j’avais pas fini. C’est ce déclic qui m’a permis d’enfin comprendre comment faire les « feux d’artifice ». Par contre, pas de recette miracle, il faut du temps et pas mal de travaux pratiques pour savoir comment faire, parce que chaque fille et chaque garçon sont différents. Et c’est ça qui est bien 😀

    Si tu as envie d’en savoir un peu plus, ce blogue que j’ai mis en favoris sur mon blogue peut te renseigner de façon plus adéquate. C’est une vraie bouée de sauvetage dans un océan de conneries. Pour les bouquins sérieux sur la question, il y a quelques références dessus, en cherchant dans les articles. Ah, et puis le site de Martin Winckler ne peut pas faire de mal non plus, surtout la partie fonctionnement cyclique et contraception, tout ça, parce que ça aide aussi à comprendre 2-3 trucs. Et peut-être qu’un jour, oui un jour, on n’entendra plus parler de point G (le bouton magique LOL) ni de LA distinction entre les filles vaginales et les filles clitoridiennes (re-LOL).

    Sinon, t’es pas d’accord sur quoi? Ca m’intéresse aussi.

  10. Momix permalink
    décembre 23, 2010

    Pour répondre à ta question, voici mes points de désaccord :
    « On jugera plus de la capacité du garçon avec qui elle sort à fonder une famille (on m’a demandé si je comptais m’installer avec mon mec à chaque nouvelle relation… et ma famille n’est pas foncièrement rétrograde.) Comme si les filles devaient, une fois qu’elles sortent avec un mec lambda, assumer, se poser et faire des enfants. Sans penser qu’une fille comme un garçon a une sexualité et que si elle sort avec quelqu’un c’est peut-être purement sexuel (ou pas). »
    « On dénie encore souvent à la fille une capacité de jouir sans se préoccuper du reste »
    Remarques écrites dans le cadre d’une comparaison du traitement fait à une fille à celui fait à un garçon, mais, dans l’absolu, elle me gêne un peu (c’est en ce sens que je suis conservateur). Pourquoi serait-ce rétrograde ? Est-ce que le sexe libre, sans engagement, est une évolution ? Quelque chose de mieux qu’avant, je n’en suis pas convaincu. Mais attention, ici, je ne différencie pas la fille du garçon.
    Certes, mon éducation, plutôt conservatrice m’influence dans ma pensée, mais je dois dire que d’autres phénomènes me confortent dans ma position :
    – La multiplication des partenaires augmente de manière dramatique les risques / probabilités d’avoir une IST/MST
    – La recherche du plaisir à tout prix augmentent les risques d’erreur/faux pas : cas typiquement, on arrête la capote, car sans c’est quand même mieux !
    – La sexualité est profondément liée aux sentiments et à l’entente : il me semble qu’on blesse de manière plus profonde un partenaire avec qui on a fait plusieurs fois l’amour, qu’un partenaire qu’on essaie de mieux connaitre sans relation charnelle. Mais, je me trompe peut-être.
    A mon sens, une sexualité libre peut très vite dévier en une sexualité irresponsable. C’est pour ça que selon moi, faire l’amour devrait se faire uniquement après s’être un minimum engagé. Attention, je ne dis pas forcément « se marier après avoir offert une bague de fiançailles et une fête à plusieurs milliers d’euros en jurant devant le prêtre d’avoir beaucoup d’enfants », mais :
    – Rencontrer la famille du partenaire auparavant (avoir leur accord est un plus)
    – Faire acte d’engagement : Offrir un cadeau de valeur, emménager avec le partenaire, ou pourquoi pas un PACS
    – Etre conscient de sa responsabilité : faire un dépistage, penser ensemble à l’éventualité d’un incident et la façon de réagir, etc.
    Le stéréotype, fréquent, que je déteste le plus, c’est le connard qui va en boite de nuit emballer une fille bourrée, après avoir essuyé 20 rateaux (2-3 s’il est beau gosse, qu’il a déjà lu « The Game » et qu’il choisit bien ses proies), se vider les c****les pendant une bonne partie de la nuit (quand l’alcool ne lui fait pas perdre ses moyens), se casser l’air satisfait le lendemain et remettre ça la semaine d’après.
    Concernant ceci : « Et donc, in fine, ça ne pousse pas les filles à faire leur expérience, en privilégiant le repli sur soi et les fantasmes stériles (les chevaux, toussa, xD), quitte à être critiquées parce qu’elles n’ont personne et n’ont pas de vie sexuelle (cherchez l’erreur) »
    Je me demande pourquoi on en arrive là. Est-ce impossible d’avoir une relation « platonique », du moins dans un premier temps ? N’est-il pas possible de s’intéresser à une personne dans sa globalité plutôt que de faire un blocage sur le sexe ? Plusieurs personnes me disent : « faut bien tester la marchandise avant d’acheter », j’ai envie de dire :avant d’acheter oui, peut-être, mais il préférable avant de tester, de s’intéresser à un modèle particulier, avec une couleur particulière, et des caractéristiques particulières que l’on recherche ou avec lesquelles on a des affinités. Pourquoi cette fille n’irait pas rencontrer des mecs gentils, romantiques à leur manière (le prince charmant sur son cheval blanc, c’est has been !) mais qui vont s’intéresser à elle et non à sa cave humide. Si affinités il y a, le sexe viendra tout seul. C’est sur ce point que je suis un peu en désaccord avec toi, car tu acceptes sans sourciller le gars franc qui propose « beaucoup de sexe, avec ou sans relation à la clé, sans se prendre la tête ou s’engager ». Comme expliqué plus haut, pour moi, le sexe doit s’accompagner d’un engagement, ça évite les erreurs impardonnables. C’est peut-être rétrograde, mais beaucoup plus respectable que le comportement du connard cité précédemment, et qui coure les rues (les jupons ?) de nos jours.
    Après je suis d’accord avec toi sur beaucoup de points :
    – Les gynécologues moralisateurs n’ont rien compris à leur métier. Un médecin a le droit d’avoir des opinions conservatrices s’il le souhaite, mais son rôle est de penser au meilleur moyen de traiter/suivre son patient.
    – Les journaux féminins ou masculins ne sont clairement pas une référence de réflexion ou d’idées bien conçues. Déjà : comment un magazine qui remplit 3 pages d’horoscope peut être pris au sérieux ?
    – Le discours que l’on doit avoir face à un enfant ou un adolescent, concernant la sexualité ou SA sexualité, est surement sensible mais clairement obligatoire. Il FAUT en parler et de manière très ouverte, quitte à tenir une discours argumenté pour « recadrer ».
    Ce serait bien de voir apparaitre un de ces quatre sur ton blog, les qualités humaines nécessaires, selon toi, à une sexualité épanouie, car autant, comme tu le dis, il n’y a pas de recettes miracles, autant je pense qu’il y a des « qualités miracles ».

  11. Tata Simone permalink
    décembre 25, 2010

    réponses :

    « – La multiplication des partenaires augmente de manière dramatique les risques / probabilités d’avoir une IST/MST »
    > faux. Ce qui augmente de façon dramatique les risques d’IST, c’est le manque de renseignements sur lesdites IST hors du SIDA et l’absence de méthode pour les éviter. Parce qu’elles sont justement en recrudescence, après des décennies de baisse continue (genre la syphillis), alors que le nombre de contaminations par le SIDA a baissé.

    « – La recherche du plaisir à tout prix augmentent les risques d’erreur/faux pas : cas typiquement, on arrête la capote, car sans c’est quand même mieux ! »
    > raisonnement de mec. La fille qui a un peu de jugeote, elle, connaît les risques, qui sont potentiellement d’une infection à tous les coups, surtout si elle ne connaît pas le bilan sérologique de son partenaire. C’est un des risques d’être un « réceptacle », hein. Ce que le mec ne voit pas, lui, c’est les paniques féminines après un préservatif craqué.

     » La sexualité est profondément liée aux sentiments et à l’entente »
    > faux aussi, la sexualité est liée au désir physique pour l’autre (et les montées de sang dans les corps faits pour ça chez les hommes et les femmes). Tu ne me feras pas croire que tu couches juste parce que tu éprouves un sentiment d’amour pour la personne. Ou alors c’est de l’abnégation et je t’en félicite.

    « A mon sens, une sexualité libre peut très vite dévier en une sexualité irresponsable. »
    > faux aussi. Avoir une sexualité libre ne veut pas dire une sexualité non protégée. L’irresponsabilité, c’est de croire qu’un acte sexuel sans précautions est sans conséquences. Et pour ça, il existe assez d’outils pour se protéger de nos jours. Y compris par commencer à ne pas se bourrer la gueule pendant des soirées, parce qu’apparemment tu fais référence à cela quand tu parles d’irresponsabilité.

    « C’est pour ça que selon moi, faire l’amour devrait se faire uniquement après s’être un minimum engagé. »
    > c’est ton droit, je n’ai jamais rien dit contre, je suis dans ce schéma-là aussi, hein. Par contre, ta conception d’engagement ne correspond pas à la mienne. Donc pour toi, je ne me suis pas engagée envers mon partenaire actuel, alors que j’estime que je le suis : la fidélité, le fait de s’installer ensemble, de faire des choses ensemble, de prendre en compte l’avis de l’autre, de partager ses problèmes avec l’autre, c’est pour moi de l’engagement. Même si c’est parfois assez dur à gérer.

    « – Etre conscient de sa responsabilité : faire un dépistage, penser ensemble à l’éventualité d’un incident et la façon de réagir, etc. »
    > c’est un MINIMUM, quand même, que de respecter son partenaire en l’informant de sa situation de santé. Même si on n’envisage pas de PACS avec. En plus, le fait de transmettre sciemment le SIDA à son partenaire est puni par la loi.

    « il préférable avant de tester, de s’intéresser à un modèle particulier, avec une couleur particulière, et des caractéristiques particulières que l’on recherche ou avec lesquelles on a des affinités »
    > c’est le principe de « sortir avec quelqu’un ». Après, le sexe avec un partenaire informe parfois de certaines choses que tu ne verras pas quand tu discutes avec : son égoïsme, ou au contraire sa générosité pour certaines choses intimes. C’est pour ça qu’il est préférable de tester… Un mec égoïste au lit, c’est la frustration assurée pour la fille. Et parce que « ces choses-là » sont quand même essentielles à la tenue d’un couple dans le temps (avec l’amour, bien entendu), il est préférable de savoir à quoi s’attendre avant, justement, de s’engager.

  12. Momix permalink
    décembre 25, 2010

    Bon, déjà on ne voit pas le problème du même oeil. Toi, tu vois le problème du point d’un individu intelligent, conscient de tous les risques, ayant un minimum de capacité d’analyse, etc. Moi, je le vois du point de vue de l’individu moyen, qui ne fait pas d’efforts particuliers : très souvent aucun dépistage, un risque de succomber à la tentation d’enlever la capote après quelques temps de vie commune… tu as surement fait un dépistage avec ton mec, mais penses-tu réellement que ce soit le cas pour tous les couples qui couchent ensemble sans capote?

    – Maintenant, concernant les risques de MST, tu le vois du point de vue de la fille qui fait un dépistage. Moi, je le vois du point de vue médical : et ce que je dis n’est pas faux. Les MST et le cancer du col de l’utérus, sont plus fréquents statistiquement (et donc plus probables) chez les personnes ayant eu plusieurs partenaires. Encore une fois, je ne fais aucune différenciation homme-femme : un homme a tout autant de risques lorsqu’il a plusieurs partenaires.

    – La recherche du plaisir avant tout : pourquoi une vision de mec? Pourquoi une fille serait plus consciente? à cause de la notion de réceptacle? Les mecs s’en foutent quand il sont égoïstes? C’est là, que la notion d’engagement intervient : un engagement fort du mec, assure à la fille qu’en cas d’accident, il se devra d’être là. Après, c’est ma vision, tout le monde peut ne pas être d’accord.

    – Sexualité et sentiment : Deux choses, selon moi, la sexualité commence par un désir charnel mais se transforme très vite en se mélangeant aux sentiments. Un partenaire avec qui, ça se passe très bien au lit gagnera des points dans la relation, et un autre avec qui ça se passe moyennement, en perdra n’est-ce pas? D’ailleurs, n’aurais-tu pas lâcher ton « connard » beaucoup plus vite s’il n’avait pas été performant au lit?
    Autre chose : pour ma part, je ne vois aucun intérêt à coucher uniquement pour le plaisir physique. Pour moi, c’est un acte de partage et de respect mutuel qui sont poussés au maximum. Je ne sens pas que ce soit de l’abnégation, je n’ai aucune envie de partager le lit de quelqu’un que je ne respecte pas assez ou qui ne me respecte pas assez.

    – Ma notion de sexualité libre, c’est une notion de sexualité sans engagement, et une sexualité sans engagement peut effectivement dévier à l’irresponsabilité. Encore une fois, je ne parle pas de personnes intelligentes, je te parle du péquenot moyen. Pour rappel, une connaissance des risques ainsi qu’être sobre dans une soirée, ça te parait peut-être basique, mais c’est déjà responsable, quand je compare ça à ce que je vois tous les jours.

    En d’autre termes, tu me dis qu’une sexualité libre ne peut dévier en irresponsabilité si on est responsable. J’ai envie de dire : « ben, oui! », mais encore une fois, dans la société, ce n’est pas ça ce qu’on voit.

    – S’engager : effectivement, on n’a peut-être pas les mêmes visions : faire des choses ensemble et consulter l’autre, c’est vivre en couple, pas s’engager. Vivre ensemble par contre engage un minimum l’avenir, c’est déjà différent. Faire des projets communs d’avenir (ou qui impactent l’avenir), ça, c’est de l’engagement !

    – Concernant les deux derniers points, je suis d’accord avec toi. Néanmoins, tester le partenaire devrait être l’une des dernières étapes avant un engagement longue (très longue?) durée.

    Je ne sais pas si je suis en train de faire du dialogue de sourds, mais en tout cas, j’ai l’impression, qu’on regarde le même problème de deux angles différents et donc, on voit des « solutions » qui sont différentes aussi. 🙂

  13. Tata Simone permalink
    décembre 25, 2010

     » Toi, tu vois le problème du point d’un individu intelligent, conscient de tous les risques, ayant un minimum de capacité d’analyse, etc. Moi, je le vois du point de vue de l’individu moyen, qui ne fait pas d’efforts particuliers : très souvent aucun dépistage, un risque de succomber à la tentation d’enlever la capote après quelques temps de vie commune… »
    > Le minimum de capacité d’analyse, c’est ce qui est recommandé pour être un individu adulte. Après, c’est sûr que c’est plus confortable de ne pas réfléchir. Tout en sachant que « la nature » est parfois retorse.

    « Les MST et le cancer du col de l’utérus, sont plus fréquents statistiquement (et donc plus probables) chez les personnes ayant eu plusieurs partenaires. »
    > A ce que j’en sais, les cancers du col de l’utérus ne sont pas liés à l’activité sexuelle ^^ Et avoir plusieurs partenaires n’est pas signe de débauche.

    « – La recherche du plaisir avant tout : pourquoi une vision de mec? »
    > parce que le « on enlève le préservatif » en plein acte, c’est bien un truc de mec.

    « En d’autre termes, tu me dis qu’une sexualité libre ne peut dévier en irresponsabilité si on est responsable. J’ai envie de dire : “ben, oui!”, mais encore une fois, dans la société, ce n’est pas ça ce qu’on voit »
    > c’est ce que tu vois toi. Le fait que ça « peut » dévier ne signifie pas que ça dévie automatiquement. Et la plupart du temps ça ne dévie pas.

    « – Sexualité et sentiment : Deux choses, selon moi, la sexualité commence par un désir charnel mais se transforme très vite en se mélangeant aux sentiments. Un partenaire avec qui, ça se passe très bien au lit gagnera des points dans la relation, et un autre avec qui ça se passe moyennement, en perdra n’est-ce pas? D’ailleurs, n’aurais-tu pas lâcher ton “connard” beaucoup plus vite s’il n’avait pas été performant au lit? »
    > woyaiaie. j’ai pas compris. En gros, tu dis qu’une relation commence par un désir physique et continue avec les sentiments? Ben tu dis l’inverse plus bas….

    « – S’engager : effectivement, on n’a peut-être pas les mêmes visions : faire des choses ensemble et consulter l’autre, c’est vivre en couple, pas s’engager. Vivre ensemble par contre engage un minimum l’avenir, c’est déjà différent. Faire des projets communs d’avenir (ou qui impactent l’avenir), ça, c’est de l’engagement ! »
    > tu n’as pas bien lu ce que je t’ai dit ^^ » Tu viens de répéter de façon différente mon commentaire d’avant.

    « Je ne sais pas si je suis en train de faire du dialogue de sourds, mais en tout cas, j’ai l’impression, qu’on regarde le même problème de deux angles différents et donc, on voit des “solutions” qui sont différentes aussi. »
    > je crois, oui.

  14. Momix permalink
    décembre 26, 2010

    Bon, on a un peu de mal à se comprendre, mais je vois que tu es bien d’accord sur les deux points de vues différents.

    Pour quelques précisions néanmoins, voici un extrait de wikipédia sur le cancer du col de l’utérus : « Le cancer du col utérin est un cancer qui se développe à partir de l’épithélium du col de l’utérus. Le cancer du col de l’utérus est la deuxième forme la plus fréquente de cancer chez les femmes à l’échelle mondiale après le cancer du sein. Ce cancer est directement en rapport avec l’activité sexuelle. »
    « Les autres facteurs de risque sont l’âge précoce au premier rapport et la présence de multiples partenaires, le tabagisme, un niveau socio-économique bas »

    A priori, un virus se transmettant de l’homme à la femme peut en être à l’origine, mais il ne fait rien chez l’homme et à priori, est indépistable. –> A vérifier…
    Encore une raison pour une fille de baliser après un acte non protégé?

    – Préservatif : le préservatif diminue le plaisir pour les filles aussi, et autant, elles ne sont pas demandeuses de l’enlever les premières fois, autant après, certaines soutiennent que c’est naturel de l’enlever ……

    – « c’est ce que tu vois toi. Le fait que ça “peut” dévier ne signifie pas que ça dévie automatiquement. Et la plupart du temps ça ne dévie pas. » Mais biensûr, l’existence d’un risque ne veut pas dire que ce risque se vérifie toujours, mais il reste là. Est-ce satisfaisant?

    – « woyaiaie. j’ai pas compris. En gros, tu dis qu’une relation commence par un désir physique et continue avec les sentiments? Ben tu dis l’inverse plus bas…. »
    Non, justement, je dis que la relation devrait commencer sans sexe, et l’intégrer ensuite quand c’est quasiment sur que le partenaire est le bon, le sexe est le test ultime. Si ça passe, tant mieux l’amour n’en sera que plus fort. Si le partenaire est moyen, il faudra peut-être faire des concessions suivant qu’il le mérite ou pas. Si le partenaire est mauvais/égoiste au lit, ça aura permis de le voir sous son vrai visage. C’est une vision comme une autre. C’est selon moi, la moins risquée et la plus efficace. Mais on peut ne pas être d’accord.

    le « je crois, oui » c’est le dialogue de sourds? Ce n’est pas parce qu' »à la fin de la journée », on garde les mêmes opinions, que l’on fait un dialogue de sourds. L’enrichissement vient avec la discussion elle-même. Et le sujet est, pour le moins, intéressant. J’espère juste que toi et les gens qui nous lisent en pensent autant.

  15. Tata Simone permalink
    décembre 26, 2010

    Pour la cancer du col de l’utérus, voici une source un peu plus fiable parce qu’écrite à coup sûr par un médecin : http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=908&var_recherche=papillomavirus > Les papillomavirus se transmettent aussi bien par la peau que par l’activité sexuelle, ce qui me faisait dire que le cancer du col n’est pas lié (j’ai oublié le « uniquement » dans ma phrase) à l’activité sexuelle. Par contre, vu qu’il est impossible de s’en préserver à 100% et que chez la plupart des femmes il n’y aura jamais aucun problème (voir article), pas nécessaire de baliser. Par contre, pour toutes les IST hors SIDA, là il faut beaucoup plus baliser et c’est là où j’estime que les institutions médicales ne font pas leur boulot. Parce que certains infections, genre Chlamydia, sont beaucoup plus graves (genre, des infections hyper résistantes) que les papillomavirus et peuvent en plus rendre stérile. Je n’ai vu aucune campagne d’information depuis des années sur ce thème, ce qui pousse pas mal de gens à se dire qu’il n’y a que le SIDA qui est dangereux. Hors, ce n’est pas vrai.

    « – Préservatif : le préservatif diminue le plaisir pour les filles aussi, et autant, elles ne sont pas demandeuses de l’enlever les premières fois, autant après, certaines soutiennent que c’est naturel de l’enlever …… »
    > Bah ça dépend du contexte.

    « ensuite quand c’est quasiment sur que le partenaire est le bon, le sexe est le test ultime. »
    > Ah, ça veut dire qu’il y la notion de « c’est le bon », du définitif qui entre en compte. C’est là où on n’est pas d’accord 😀 Pour moi, le définitif, ce n’est jamais acquis.

    Sinon je parlais des visions différentes du problème.

  16. Momix permalink
    décembre 26, 2010

    – Cancer du col : Ton article est anti-peur et incitation vers la vaccination. Je suis tout à fait d’accord. Comme le dit ce médecin, il suffit d’étudier un peu la question, pour se rendre compte de certaines « hasards », tout à fait intéressants 🙂 (cf Sanofi Pasteur MSD). A côté de ça, il y a l’avancée médicale de manière générale. Des études statistiques ont avancé les résultats que cite wikipédia et que les étudiants en médecine apprennent à la fac. Bien évidemment, on en est encore aux balbutiements, donc, des études contradictoires pourraient apparaître dans l’avenir. Mais, perso, je vois une fâcheuse tendance statistique (multiplicité de partenaires –> plus de risque STATISTIQUE d’attraper une maladie).

    Au passage, le livre dont il parle (« La piqure de trop ») a l’air extrêmement intéressant.

    Comme tu le dis bien dans tes divers articles et commentaires, le dépistage et l’information diminuent à leur tour ces mêmes risques –> Un comportement responsable et conscient ne peut qu’être bénéfique.

    – Concernant le définitif … vaste sujet ! Il suffit de regarder le taux de divorces, et le nombre de couples qui restent mariés mais vivent malheureux, pour se rendre compte de « La crise du partenaire définitif » , mais là, c’est un autre débat, qui est trop triste pour être discuté ici. Malgré tout, je continue à tendre vers cet idéal de longévité du couple… suis-je trop idéaliste? Suis-je vieux jeu?

    Merci en tout cas pour cette discussion à bâtons rompus 😉

  17. Tata Simone permalink
    décembre 27, 2010

    Vieux jeu, je ne sais pas. Mais l’idée du « partenaire définitif », présentée comme naturelle et souhaitable par tout un tas de religions et pendant longtemps la seule norme sociale, a effectivement du plomb dans l’aile. Je n’ai pas d’avis sur la question, je ne me sens pas concernée :3

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