Note avant de lire le reste : cet article est une réponse à l’article de Lux trouvable ici. J’avais prévu au départ de faire un petit commentaire, qui s’est rapidement transformé en bouquin en 3 tomes avec bibliographie, et là vu que j’ai un peu paniqué j’ai fini par en faire un article. Long article, désolée.

Je suis d’accord en tout point avec son article, que je ne vais donc pas paraphraser, mais (j’espère) apporter un point de vue différent. Sinon vous pouvez me trucider sur la place publique.

Je vous préviens, on parle de moi. Et pas que de moi : de filles que j’ai connues, des amies, des filles de ma famille, des filles sur le Nain Ternet.

Je suis une fille et je rote, je pète, je fais caca et pipi, je regarde du porno et j’aime bien, d’ailleurs j’en parle et j’en rigole avec des copains. Je sais que c’est “pour du faux” et que ce sont des acteurs qui jouent dedans. Au même titre que Colin Firth qui joue M. Darcy dans la série Orgueil et préjugés (c’est dla série qu’elle est géniale) et qui met sa vie en danger quand il plonge dans le lac de sa propriété de Pemberley.
Je me considère comme féministe. Pourtant ne suis pas d’accord avec les féministes qui mettent tout sur le dos du porno. Les garçons qui regardent du porno ne se transforment pas forcément en loups affamés de chair fraîche, qui vont violer en masse ou exiger de leur copine de faire tout ce qu’il y a dans leur film préféré. D’accord, le porno n’est pas vraiment une école de bon goût, mais ceux qui mettent tous ceux qui regardent dans un même sac font une généralisation vraiment dérangeante. C’est bien connu, un mec ne sait pas faire la différence entre le vrai et le faux lorsque ça concerne un domaine en-dessous de la ceinture… N’importe quoi.
Ca m’énerve, tout comme les gens qui mettent un joli commentaire sur un site de prévention déjà bien médiatisé (j’ai l’impression qu’ils ont enlevé le commentaire que je visais spécialement et plein de lulz, tant pis, je mets le lien). Mon oeil, rédiger un commentaire d’un soit-disant parent qui veut protéger sa fille est vraiment très facile à écrire pour qui veut choquer ou faire réagir.
D’ailleurs, jpeux faire pareil :

Chantal, 45 ans, maman d’une fille de 18 ans :
“au départ, j’étais vraiment très réticente au sujet du porno. Avec tout ce qu’on voit à la télévision, j’avais vraiment peur pour ma fille. La laisser partir seule faire la fête avec des copines pour rencontrer des garçons me laissait mal à l’aise. Maintenant, c’est une actrice connue et elle gagne plein d’argent, elle est heureuse et moi aussi! Comme quoi, le porno peut vraiment révéler le potentiel des filles un peu simples d’esprit” (huhuhu)

C’est réaliste hein? :D . Bref, le porno, c’est rigolo tout plein, même si je préfère le hentai, les lois de la gravité n’ont en général pas cours dedans et les poitrines sont plus grosses.

Enfin, fini le rigolo, j’entre dans le vif du sujet.

Depuis toute petite, on apprend à une majorité de filles à être jolie, mignonne, gentille, serviable et disponible (dis bonjour à la dame !). On leur donne des Barbie, des bébés, des cuisines, des ensembles de ménage. On leur apprend à faire la cuisine et à préparer la table. Personnellement, j’ai aussi eu des voitures, un Mecano et je faisais des trous dans le bac à sable chez mes grands-parents pour construire des puits et des réseaux hydrauliques (ils fonctionnaient tous) à base de pailles et de Tupperware. Mais j’ai aussi appris à être douce, gentille, à mettre la table et faire la vaisselle. Car c’est ce qu’on apprend à une fille. Je ne remets pas en question l’éducation, mais on nous apprend tout de même à ne pas hausser la voix, à être diplomates, serviables et à faire les tâches ménagères encore en majorité. Et on nous rabâche encore pas mal qu’une fille doit fonder un foyer, faire des enfants et les élèver, selon une tradition immuable.
Cette pression s’exerce un peu moins sur les garçons, mais on le soumet aussi à un bon lavage de cerveau. Pas de Barbie pour un garçon. Pas de bébés à changer, pas d’ensemble de ménage, mais des voitures, du Mecano, des Lego et « des trucs de garçon », pour devenir un homme, un vrai, un tatoué. Mon cousin espagnol a appris, quand il était petit, à faire de la broderie au point de croix avec ma mère par curiosité, mais il n’en a quasiment pas parlé chez lui, alors que manifestement il a aimé en faire plus que moi. Il a aussi joué à la Barbie. Mais il n’en a apparemment rien dit non plus quand il est revenu chez lui. Cela ne nous a pas empêchés de jouer à des « jeux de garçon » non plus avec mes voisins et voisines. Il est ensuite devenu un vrai petit macho des années plus tard.

Bref. Le problème des filles n’est pas le porno, mais sans doute leur propre cerveau. Petite fille, on dit des choses que la petite fille vivra adulte, mais sans évoquer la phase de transition. On dit à la petite fille qu’elle deviendra maman, mais sans évoquer la sexualité et les garçons. Dans certaines familles, on ne parle pas de sexualité, comme si on était encore à l’ère victorienne et que le sexe, c’est mal. Et les garçons extérieurs sont diabolisés par certaines mères (et pères aussi), vus comme des assoiffés de porno ou des connards piqueurs de leur fille dont il faut se protéger, comme si les IST n’étaient pas plus importantes à éviter. D’ailleurs, encore à notre époque on ne demande encore pas à un garçon adolescent de sortir avec une fille normale et bien équilibrée, il faut « qu’il se fasse son expérience » et la fille avec qui il sort sera de toute façon plus dénigrée que lui. Alors qu’une fille du même âge sera beaucoup plus protégée et surveillée, on jugera plus de la capacité du garçon avec qui elle sort à fonder une famille (on m’a demandé si je comptais m’installer avec mon mec à chaque nouvelle relation… et ma famille n’est pas foncièrement rétrograde.). Comme si les filles devaient, une fois qu’elles sortent avec un mec lambda, assumer, se poser et faire des enfants. Sans penser qu’une fille comme un garçon a une sexualité et que si elle sort avec quelqu’un c’est peut-être purement sexuel (ou pas). C’est pour cela que certaines filles choisissent au final… de tout cacher et de ne pas en parler à leur famille, à leurs amis.

On dénie encore souvent à la fille une capacité de jouir sans se préoccuper du reste, alors qu’elle a maintenant tous les moyens à sa disposition pour le faire : moyens de contraception au point, traitements contre beaucoup d’infections sexuellement transmissibles avec tests de dépistage peu onéreux ou gratuits. Et on lui dénie aussi l’intention de le faire : la fille qui est vue comme trop portée sur la chose et sort avec trop de garçons devient une traînée, une nymphomane. En découle une schizophrénie que certaines filles vivent au quotidien : se lâcher dans sa vie sexuelle mais pas trop. Faire une fellation, mais pas trop longtemps, ou éviter de montrer qu’on aime ça, ou refuser certaines pratiques. Pour ne pas devenir la “pute” du coin, qui concentre les médisances et les racontars, parfois propagés par ses proches ou son copain. Et donc, in fine, ça ne pousse pas les filles à faire leur expérience, en privilégiant le repli sur soi et les fantasmes stériles (les chevaux, toussa, xD), quitte à être critiquées parce qu’elles n’ont personne et n’ont pas de vie sexuelle (cherchez l’erreur). Et d’avoir peur de mecs francs qui ne proposent pas de choses romantiques en accord avec l’idéal qu’on rabâche aux filles (l’idéal du mec romantique 24h/24, je le cherche encore…), mais beaucoup de sexe, avec ou sans relation à la clé, sans se prendre la tête ou s’engager (je n’ai pas dit non plus que ça devrait être une norme, faut pas se jeter à la tête du premier homme dans la rue tout de même hein u_u). Et qu’au final, tous les mecs deviennent des « connards ».

D’ailleurs, les gynécologues n’aident pas à se sentir dans son bon droit. Infantilisants, moralisateurs, parfois complètement ignares, certains appliquent à leurs patientes un mode de pensée qui est le leur, sans respecter leur vie sexuelle, qui est pourtant une part importante de la vie de la plupart des femmes adultes. Pour d’autres, la sexualité est liée à la reproduction, d’ailleurs il n’y a presque plus de gynécologues médicaux, au profit des gynécologues obstétriciens… qui s’occupent de la femme enceinte. Parfois, ils bafouent complètement les droits de leurs patientes au nom d’une morale trouvée on ne sait pas où : on m’a raconté l’histoire d’une jeune fille qui a eu ses trompes ligaturées sans son accord après avoir subi un avortement. Je ne sais pas si cette histoire est vraie, mais ça ne m’étonnerait pas plus que ça. Une gynéco m’a bien conseillé à mots couverts de quitter mon homme parce que je n’avais plus de libido, sans que la pilule que je prends, aux hormones « naturelles » et nouvellement mise sur le marché ne soit remise en question. Et elle m’a donné une ordonnance de pilules et de gel lubrifiant en plus sans broncher (à mes frais bien sûr, rien n’est remboursé), en m’engueulant en prime pour avoir songé à me faire implanter un stérilet. Ça peut paraître déprimant, mais mon expérience n’est vraiment pas un cas isolé. La recherche d’un « bon gynéco » qui ne juge pas ses patientes et fait son boulot normalement, en étant humble et donnant les meilleurs conseils sans faire la morale en même temps est difficile. Et en général les bons médecins ne prennent plus de patientes.

Et quand les journaux féminins s’en mêlent…. C’est la catastrophe. Car ils propagent toujours la même image des femmes sans changer les grands stéréotypes (la recherche du prince charmant, toussa…) d’un iota, malgré des airs de parole libre et sans tabous. Je n’accorde aucun crédit à ces magazines qui me prennent pour une conne, mais ils se vendent encore bien. Alors soit les femmes qui les achètent sont comme moi et les achètent pour se reposer les neurones, soit elles suivent leurs conseils. Et là ça peut être dramatique. Et ce n’est pas les sites internet genre educationsensuelle/sexuelle.com qui vont changer la donne. La fille est vue comme passive, étoile-de-mer-like, face aux prédateurs masculins actifs….
Stop, je commence à avoir une migraine et des envies de meurtre. Alors quand je pense à toutes ces filles qui considèrent toujours qu’elles ont un “trou” noir et dégueulasse à la place du sexe, j’ai envie de faire un meurtre de masse et de pleurer un bon coup ensuite.

Donc je crie bien haut et fort, avec tous les autres qui ont déjà fait (mieux que moi) des articles sur le sujet : Les filles ont une vie sexuelle et ont un sexe tout court. Point. Qu’elle commence à 14 ou à 30 ans, les filles ont le droit à une vie sexuelle avec qui elles veulent et comment elles veulent. Que ce soit avec un « connard » ou pas. Que ce soit consensuel ou pas. Qu’on veuille des enfants ou pas. Que des gens extérieurs soient d’accord ou pas. Laissez-nous vivre et faire nos propres expériences, et qu’on cesse de nous dénigrer en nous pointant du doigt, nous et notre sexe, en y apposant une pancarte “sale”. Et ce n’est pas parce qu’on sort avec un « connard » qu’on va vivre avec ! Mais tout simplement parce que le sexe est aussi une composante essentielle qui nous attire vers quelqu’un plutôt qu’un autre. Pas la peine donc de se demander « qu’est-ce qu’il a de plus que moi ». Il en a juste une plus grosse, ou il s’en sert peut-être d’une meilleure façon, ou il nous fait comprendre qu’on n’est pas une masse noire, chevelue et qui sent mauvais, mais que nous sommes belles. Et oui, ça compte. Sans doute pas pour décider de se marier avec, mais certainement pour prendre du bon temps et s’accepter. Je défends le droit des filles à sortir avec des « connards » qui savent se servir de leur matos et de ne pas en avoir honte. Personnellement, je suis sortie avec ce genre d’homme après une relation pas très satisfaisante avec un mec « normal » qui ne connaissait rien à rien. Ce fut un an de feux d’artifice, qui a changé mon point de vue sur pas mal de choses. Ma relation n’était pas du tout bien vue par mes parents, mais je m’en suis foutue, à raison. Je savais ce qu’il était et je n’avais aucune illusion de la fin de notre relation, mais j’en ai tiré beaucoup de choses positives. Maintenant, je sais ce que je vaux et ce que je veux. Je sors depuis avec mon chéri :3 (avec qui j’ai l’intention de rester longtemps) qui est plus dans la « norme », c’est à dire plus socialement acceptable par mes parents, mais avec qui le jeu a été clair dès le départ. Je ne lui ai rien caché, lui non plus, n’empêche que ça fait du bien.

De ce fait, je pense que les parents ont un grand rôle à jouer dans la transition de l’enfance à l’adolescence, de prodiguer des conseils mais de ne surtout pas juger son enfant. Cette transmission est trop souvent taboue ou négligée, il faut dire que ce n’est pas toujours facile u_u Ne pas parler du corps qui change, des règles, de la contraception, des nouvelles possibilités peut conduire à des réactions extrêmes que j’ai pu constater, très limites sur le plan sanitaire. Le fait que certaines filles n’acceptent pas leur nouveau statut est pas mal imputable aux parents et à leur entourage, mais on pourrait aussi parler des garçons qui n’ont pas plus de conseils (et les médecins n’aident pas). De même, les cours d’éducation sexuelle et de contraception sont beaucoup trop négligés… J’ai dû avoir 2 cours de ce type. Et non, les adolescents et jeunes adultes ne savent pas tout de la contraception et du sexe, voire n’en savent rien du tout (personne n’a la science infuse), surtout quand ça concerne la sexualité des filles, il n’y a qu’à constater les réactions masculines lorsqu’on parle de lesbianisme, proprement effarantes. Le porno n’est qu’une fiction et encore une fois ne peut servir d’éducation (pas plus que la pub) à des adolescents à qui on n’explique rien. C’est comme si on donnait pour exemple type des relations entre les garçons et les filles des films comme Twilight où ils mettent 4 ans à faire des trucs plus poussés que des bisous. C’est caricatural ? Sans doute, mais pas plus que du porno : à la limite c’est encore pire….

Bref, je ne sais pas si j’ai fait un bon commentaire sur la question, mais en tout cas j’aimerais qu’on arrête de prendre les enfants et les adolescents pour des cons. Et qu’on forme mieux les gynécologues.

8 Responses to “Personne n’est parfait… mais certains plus que d’autres”

  1. chloecarmi,

    Je ne pourrais pas être plus d’accord avec ce que tu dis.
    Je me considère aussi comme une féministe mais j’aime le porno et le hentai parce que c’est sympa, c’est ludique, c’est un moment de détente.

    Les gens devraient arrêter de se prendre la tête avec les apparences et faire ce qu’ils ont envie de faire dans les limites de la légalité.

    Quand je vois que l’éducation de mes parents par rapport au sexe s’est arrêté au fait de me mettre une gifle quand ils ont trouvés ma pillule… La liberté sexuelle n’était pas gagnée d’avance. Mais je me suis faite mes propres expériences et maintenant, je sais ce qui me plait.

    d’ailleurs au passage, je remercie le porno, la litterature et les sites de personnes qui parlent de sexe dans tabous parce que je pense que à ma vision du sexe durant mon adolescence, je ne connaissais rien de chez rien sur le sujet. Enfin, mise a part les histoires foireuse de mes copines de classe :

    ” la cousine de machine, et ben, elle a mis le pénis de son copain dans sa bouche ”

    Super comme éducation, franchement, j’aurais pas été loin.

    Aujourd’hui, j’ai fais mes propres expériences, et je continue d’en faire et franchement la vie est beaucoup plus marrante comme ça.

    bises

  2. Lux

    “et les poitrines sont plus grosses”
    Tu sais comment me parler.

    Sinon, c’est intéressant tout ça, plusieurs choses à dire :

    ” Alors qu’une fille du même âge sera beaucoup plus protégée et surveillée”
    Oui. C’est le problème que j’ai eu et que d’autres amis ont eu à vouloir sortir avec des filles de 17/18 ans aux parents flippés qui protègent leur fille au AK-47. C’est chiant pour nous, mais pour elles, ce doit être encore pire.
    Comme si les garçons, eux, n’avaient pas de mal à se remettre d’une séparation, par exemple : c’est bien connu, nous savons récupérer instantanément, les émotions ça ne nous connaît pas. Eh ben si. Se faire larguer ou se prendre un rateau, ça fait mal, fille ou garçon !

    “un homme, un vrai, un tatoué”
    Tu parles plus haut des filles à qui on apprend à ne pas élever la voix : j’ai du passer à côté de ma virilité, vu que c’est plutôt mon genre, calme, diplomate, et qu’à côté, je connais des filles très sûres d’elles. Comme quoi, les codes changent… mais pas partout, on le sait.

    “mais beaucoup de sexe, avec ou sans relation à la clé, sans se prendre la tête ou s’engager”
    Je pense que c’est cette vision du couple idéalisée qui fait du mal : tout dépend de ce qu’on a vécu, quand on a toujours vu ses parents ensemble, on est je pense plus enclin à croire à l’amour éternel, mais quand on a connu beaucoup de ruptures dans sa vie, on a compris que les choses ont une fin. Comme je le dis souvent, rester avec la même personne toute sa vie ne me paraît ni souhaitable, ni réellement faisable sans en avoir marre au bout d’un moment. A mon avis, ça se faisait surtout car le divorce était mal vu et qu’au bout d’un moment, l’amour n’avait plus d’importance, il ne fallait pas perdre la face. On dit que les enfants souffrent lorsque leurs parents se séparent, ça tombe sous le sens, mais sont-ils plus heureux de les voir cohabiter sans s’aimer ?
    Sinon, je précise à tout hasard que vouloir beaucoup de sexe comme tu dis n’empêche pas d’aimer, et que chercher du sexe pour du sexe (et trouver, ce qui signifie que, en toute logique, et si tout va bien, la fille cherche la même chose, et tout le monde est content) ne fait pas s’en foutre de sa partenaire, je me suis bien fait prendre à parti sur Facebook parce qu’une connaissance avait mal compris mes propos… preuve que quand un mec s’exprime, ça reste iconoclaste et pas toujours compris (mais aussi que, quelque part, j’assume d’avoir des contradicteurs même si c’est pas évident).

    Je m’avance au paragraphe sur les “connards” parce qu’il rejoint ce que je disais au-dessus : si les filles que j’ai rencontrées pestaient contre ce genre de garçons (dont la définition reste encore assez nébuleuse, même si on peut voir qu’elles leur reprochent basiquement de ne vouloir que leur cul), c’est certainement parce qu’on leur a seriné des jolies histoires d’amour avec… des chevaux, évidemment, une petite maison et un beau bébé… Après, il y a des gens qui se comportent de manière indigne, on ne peut pas défendre n’importe qui. Mais mon expérience, c’est des filles (plus ou moins) blessées par des relations passées qui te disent qu’elles ont peur de s’engager, et que tu dois débloquer émotionnellement (et physiquement) pour que tout se passe bien. Bref, toi qui défend le droit de sortir avec, pour moi c’est un nouveau monde tellement elles juraient leurs grands dieux qu’on ne les y reprendraient plus, cherchant soi-disant quelqu’un de gentil et attentionné (sauf qu’elles me larguent, finalement).

    D’accord sur le reste, et ça fait plaisir de voir qu’un article peut provoquer un petit mouvement comme ça. Par contre, je me répète, mais je reste assez déçu du manque de soutien de mes camarades masculins. Mais tant pis. :)
    (je préfère parler aux filles !)

  3. Un genre d’agacement - Horizon Désarmant.2

    [...] à jour : Tata du blog Linottes me répond avec son article Personne n’est parfait… mais certains plus que d’autres [...]

  4. Tata Simone

    Ben écoute, si j’écris en faveur des connards, c’est que j’ai remarqué que certains faisaient plus attention à leur partenaire (et étaient plus inventifs au lit) que d’autres hommes plus “sensibles”. Je ne généralise pas non plus, mais mon expérience personnelle m’a montré qu’en fait c’est pas parce qu’on est un “mec bien” qu’on sera forcément un bon coup au lit. Chuis restée avec mon connard pendant pas mal de temps, mais je connais à peu près toutes ses casseroles et il mérite bien le qualificatif.

    Sinon, pour la fille protégée au AK-47, ça m’a bien fait rire, car mon père rentre exactement dans le stéréotype : crispé, constipé, il a eu du mal à accepter mon copain (et celui de ma soeur). Et je suis sortie pour la première fois avec un garçon à 21 ans, j’étais largement majeure et responsable u_u

    J’ai ptêt une réponse pour le désengagement des mecs : dixit mon copain “mais je stresse pas dessus moi, vous vous prenez vraiment trop la tête”

  5. Lux

    J’avais à peu près compris pour le connard, mais peut-être aussi que les filles dont je parle n’imaginaient pas, à l’époque, avoir une relation plus physique que sentimentale.

    Pardon, j’ai pas suivi, le désengagement des mecs, c’est en réponse à quoi ?

  6. Tata Simone

    Ah, je n’avais pas compris dans ce sens. *a pas bien lu*

    Ben en parlant de “désengagement”, j’évoquais le fait qu’aucun mec ne vienne poster sur ton article.

  7. Natth

    Articles très intéressants, avec la dose d’humour qu’il faut. Evidemment, je suis globalement d’accord avec les deux ^^

    Tata >> Je crois que j’ai de la chance avec des parents pour qui être un(e) adulte accompli(e) est indissociable du fait d’avoir un travail et d’être indépendant(e) financièrement. D’ailleurs, c’est sans doute mon père qui est le plus choqué par le fait qu’une femme choisisse de rester à la maison. Pour lui, choisir de ne pas travailler ne peut être que de l’inconscience. Jamais on ne m’a saoulé avec le fait qu’une fille se devait de fonder une famille et de pondre quelques gamins. Mais je n’ai jamais eu non plus de discussion sur la sexualité avec mes parents.

    “quand on a toujours vu ses parents ensemble, on est je pense plus enclin à croire à l’amour éternel” >> J’ai surtout l’impression que de moins en moins de gens savent ce que veut dire une longue relation de couple. Une vraie, pas une qu’on maintient pour l’argent, les apparences ou l’habitude. Pour ma part, mes parents sont toujours ensemble après 40 ans de mariage, mais leur relation n’a rien à voir avec la romance gentillette et éternelle que certain(e)s espèrent avoir. En 40 ans, les gens évoluent, ainsi que leurs goûts, leur façon de voir la vie, leurs objectifs et leur relation. Sans parler de tous les évènements qui traversent l’existence. Si tu cherches à construire quelque chose de durable avec quelqu’un en n’envisageant que l’amour romantique, tu as de fortes chances d’aller droit dans le mur. Le problème est qu’une longue relation se bâtit au jour le jour et qu’il n’y a donc aucune recette universelle pour en réussir une ^^”

  8. Yuki

    “Que ce soit consensuel ou pas.”
    Euh, si tu parles d’une relation sexuelle non consensuelle, ça s’appelle un viol. xD

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