Gakuen Heaven, chapitre Shijichiro : Keita is back.

2010 June 6
by Tata Simone

Bon, me voilà de retour à mes premières amours : Gakuen Heaven, avec le troisième one-shot paru chez Tonkam il y a peu que j’ai eu l’occasion de me procurer pendant l’Epitanime.
Petite parenthèse en passant : je ne ferai pas de compte-rendu de la convention cette année. J’y suis restée seulement samedi après-midi, ce qui est trop peu pour avoir une vision subjective de l’ensemble et surtout j’ai raté quasiment tout le monde.
Ceci étant dit, retournons à nos moutons, ou plutôt à notre charmant lycée, Bell Liberty, peuplé de beaux éphèbes en rut, cheveux au vent et les yeux dans le vague. Nous y retrouvons notre grand ami Keita, le héros le plus culcul de l’histoire du manga yaoi, cette fois-ci maqué avec Omi, un grand et beau jeune homme aux yeux violets et aux cheveux argentés, qui se distingue par sa beauté (rhaaa le grain de beauté juste en-dessous de l’oeil, je craaaaque *_*), son port altier et son attitude douce et (en apparence) gentille. Nous apprenons plus tard que notre charmant Omi a un papa mignon lui aussi et français, ce qui peut expliquer pas mal de choses (je ne comprendrai jamais pourquoi les japonais représentent les français comme des gens beaux, gentils et aimant exagérément les roses… C’est vrai quoi, on ne tue pas encore les moches à la naissance, on aime bien râler et les roses, ça pique ^^”). Donc je ne sais pas ce que fait un beau mâle intelligent et bien proportionné tel qu’Omi avec Keita, mais c’est l’histoire, donc on ne va pas chipoter.

En parlant d’histoire, tout commence lorsque Omi demande à Keita de sortir avec lui. Keita, comme la nouille qu’il est, ne sait pas comment répondre et finit par accepter la proposition intérmédiaire d’Omi : sortir ensemble en “période d’essai”, le temps de voir si les deux zozos arrivent à faire ensemble assez de cochonneries pour décider qu’ils s’aiment mutuellement d’un amour charnel-zet-romantique (les français sont romantiques, on ne vous l’avait pas dit? Bé en fait à moi non plus.). Des bisous, des tracasseries et un enlèvement plus tard, ils se rendront compte que tout compte fait, ils s’aiment d’un amour tendre et que Tetris est un super jeu. D’accord, niveau histoire, cet opus ne fait pas mieux que ses prédécesseurs, mais la fangirl possessive qui a lu les deux premiers volumes sait que ce n’est pas l’intérêt principal du titre.

En effet, le plaisir des yeux compte avant tout et You Higuri fait encore une fois des merveilles : ce volume offre encore plein de bishônen dessinés sous leur plus beau profil, pour le plus grand plaisir des fans. Omi est superbeauohbordeljebave, même sur la photo de jeunesse où il est habillé en jeune japonaise (omaygawd comment qu’il est trôbô *_*) et Keita, ben… c’est Keita. Le seul reproche que je ferais au niveau du dessin serait dans la seule (!) scène de seske de tout le volume, qui est vraiment bâclée : Keita a une hanche volante et le lit semble disparaître par endroits. Bref, la scène chaude syndicale, attendue par moi-même avec de grandes espérances après deux autres volumes un peu plus chauds, est pour moi une grande déception.

Pourtant, j’estime que ce tome est un peu plus réussi que les autres : cela vient notamment d’un déroulement de l’histoire un peu plus fluide que dans les tomes précédents et de personnages un peu moins irritants. Déjà, Keita semble se rendre compte de lui-même qu’il est un boulet (courage Keita! Prendre conscience du problème est un premier pas vers la guérison!) et couine moins que dans les volumes précédents. De plus, Omi saute sur Keita avant le début du tome, ce qui règle partiellement le problème de la reconnaissance des sentiments et tout le blabla lourd (“mais nous sommes tous les deux des hommes…”) qui l’accompagne. L’intrigue policière *tousse* donne également moins de temps à Keita de se triturer le neurone sur ses sentiments. Plus généralement, le manga en lui-même est plus sympathique que les précédents : si je n’avais qu’un tome à sauver sur les trois one-shots de la série, je choisirais celui-ci. Mais cela n’empêche de trouver encore dans ce tome des dialogues d’anthologie, notamment de Keita qui n’en rate pas une pour jouer son “Captain Obvious” (il se rend compte après avoir été assis de force dans une voiture puis être attaché à Omi dans un entrepôt avec de grosses cordes qu’il a été enlevé. Il est vraiment lent…).

Bref, ce tome reste dans la lignée des précédents : un divertissement qui ne nécessite pas de brancher son cerveau pour comprendre, mais qui vaut bien le prix de son achat car il en met plein la vue. C’est bien là ce qu’on lui demande….

Ah, au fait, les français sont des geeks confirmés. Sisi, puisque le papa de Omi est un hacker ^^ Bref, on a vraiment toutes les qualités, on devrait en être fiers ^o^

PS : ce billet n’est pas sur Alice parce qu’on y parle de seske.

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