J’essaie peu à peu de combattre ma Flemme hivernale et d’écrire un tant soit peu malgré mon beau poil dans la main… En ce moment j’ai un peu l’impression d’être un panneau solaire, qui ne fait rien quand il fait nuit (je suis mal barrée), mais il paraît que c’est normal. Donc fuyons la morosité et évadons-nous dans un pays où il fait toujours beau, toujours chaud et où les mecs musclés et virils tombent du ciel, j’ai nommé Wild Rock!

Wild rock est un manga yaoi one-shot dessiné et scénarisé par Kazusa Takashima, aussi auteure de plusieurs doujinshi (notamment sur Hoshin Engi) et des manga Last Client, Mata natsu ga kita, Private magician, Harlem Beat wa yoake made, etc. Les fans reconnaissent de loin son style assez unique, très lisse et maîtrisé, qui fait naître de beaux jeunes hommes de papier pleins d’hormones, doux et assez entreprenants : tout pour plaire, en somme, tant à la fangirl yaoiste qu’à la fille (ou au zhom) de passage qui cherche à tâter un peu du muscle.
Wild rock est un titre très connu et apprécié pour les qualités *tousse tousse* de son dessin *tousse tousse*, parce que l’histoire n’est pas le plus grand intérêt du titre, et franchement, on s’en fout. L’auteure a d’ailleurs avoué que Wild Rock était le fruit d’un délire personnel, celui de mettre en scène une relation entre deux hommes dans un milieu préhistorique, le reste étant assez accessoire. Elle a assez bien réussi son coup : le manga dépasse le stade “Flintstones” second degré (ouais, c’est encore pire, après tout c’est un manga yaoi) et propose une vision assez originale de la préhistoire, à travers la jeunesse d’un futur chef de la tribu qu’on appellera “Baba cool” opposée à la tribu “Lycra léopard”.

Le héros, Yuen, est en effet un petit homme tout mince, fils du chef, tout mignon et complètement uke, de la tribu “Baba cool” qui a pour mission au début du manga de chourer de quoi bouffer à la tribu opposée, parce que les mecs de sa tribu sont tellement des losers trop gentils qu’ils n’ont même pas de quoi survivre (haha). Là où l’auteur pousse le génie, c’est qu’elle fait décider au chef que son fils doit se travestir en fille pour mener à bien sa mission et aller narguer le bô mec, le mâle dominant de la tribu d’en face qui passe son temps à aller pêcher (je parle de la tribu “Lycra léopard”, si vous avez bien suivi depuis le début), ce qui est digne d’une yaoiste chevronnée dans la perversitude et le diabolisme.
Parce que le mec d’en face, Emba, ce n’est pas n’importe qui : c’est ZE Mister Lycra Léopard de la préhistoire. D’abord, il porte vachement bien son pagne qui cache juste pile poil ce qu’il faut et fait ressortir les tablettes de chocolat. C’est en plus un concentré de muscles et d’hormones ambulant assorti d’une super belle gueule de seme dominateur, que même Asami à côté il fait pas le poids, bref, le super beau gosse que tout le monde ne peut qu’adorer, tout comme notre Uke (Ouais, il me plaît bien à moi aussi et je ne dirais franchement pas non hein, mais juste pour tâter un bout de fesse :p). Mister Lycra Léopard, Emba donc, a un secret bien caché : il aime en secret Yuen-Uke-Baba-cool et rêve de faire plein d’entraînements pour fabriquer des bébés avec lui (mais ce sont tous les deux des hommes donc pas de bébé, chic alors), et comme il est intelligent il a tout de suite grillé le déguisement en fille.
Bref, tout finit bien et ils finissent par se jurer fidélité devant le papa de Uke, Mister Lycra n’étant pas du genre patient : normal, c’est un homme préhistorique et il paraît que les gens de son espèce aimaient bien taper sur la tête de leurs femelles pour les assommer et les tirer par les cheveux jusqu’à leur caverne avant de faire des trucs cochons avec.
Bref, ce fut pour moi un grand moment de fou-rire à la première lecture et je savoure toujours autant ce manga sans prétention très mignon et au délire sympathique. Ce titre fait partie de ceux que j’aime relire de temps en temps, juste pour le fun et pour me rincer l’œil… Par contre, je préfère vraiment la couverture japonaise de la première édition. Question de fangirlisme.