Tylor, le capitaine irresponsable, le shopping indispensable pour Noël!
En cette belle période de Noël, certaines personnes peuvent avoir un peu de mal à satisfaire les attentes cadéales de la part des otaques de leur entourage surtout quand l’otaku se ruine continuellement dans l’achat de ses séries favorites ainsi qu’en produits dérivés divers et variés. Il fait donc partie du devoir de la communauté blogistique française sur les mangasses et les animus d’offrir aide et conseil à leur prochain dans la merde difficulté. Et moi je dis que par cette période de disette en produits de qualité à prix modiques, rien de tel qu’un bon Capitaine Tylor.
En effet, le Capitaine Tylor, plus connu des services de police sous le nom de Justi (ou Justy, l’approximation orthographique au cours de la série ne m’a pas permis de déterminer exactement le prénom de notre honorable capitaine) Ueki Tylor, est une valeur éprouvée et sûre, qui fera du plus bel effet au pied du sapin le matin de Noël. De plus, le coffret des 5 DVD rassemblant les 26 épisodes paru chez Déclic Images, d’un beau bleu profond et au design épuré, saura apaiser sans aucun doute l’oeil explosé de l’otaque fan de science-fiction après un visionnage complet de sa série préférée. Il existe également un coffret contenant les 10 OAV faisant suite à la série : le fan assidu ne manquera pas de s’en extasier et gardera un respect sincère et profond à la personne qui lui a offert, et ceci pour la vie (Note : nous ne garantissons pas le retour de l’être aimé.).
La série Tylor est unique en son genre. En effet, elle dispose d’un solide scénario, basé sur les romans de Hitoshi Yoshioka, d’une réalisation soignée signée Koichi Mashimo (Noir) et de musiques signées Kenji Kawai qu’on ne présente plus (même si perso, j’aime pas.), qui mêle ses compositions personnelles à de grands tubes de musique classique. Tout cela concorde à distinguer Tylor des séries classiques de l’époque (1993).
Tout d’abord, les personnages de la série disposent d’un traitement soigné et possèdent tous quelque chose qui les distingue les uns des autres : les caractères des habitants du Soyokaze sont un joyeux kaléidoscope de tous les stéréotypes humains possibles et imaginables. Tylor est un glandeur qui s’assume, le vice-capitaine mériterait qu’on lui enlève son bâton dans le cul, le médecin pratique la médecine éthylique (nouvelle spécialité de médecine qui a pour ingrédient principal du saké), les chefs des soldats sont bagarreurs et un peu bêtes, le pilote n’aime pas les filles…. Bref, un bande de joyeux drilles, reconnaissables à dix bornes, clichés comme c’est pas possible, mais très reconnaissables et terriblement attachants. C’est une folie douce règne à bord du Soyokaze, provoquée par son capitaine irresponsable et ses subordonnés bizarres, qui vous emporte loin, loin, loin…
L’histoire est de plus assez atypique pour la production de l’époque et mérite que l’on s’y arrête : Tylor, jeune glandeur de 20 ans, décide un beau jour de devenir militaire, sûrement pour les beaux yeux de la fille qui fait la publicité pour l’enrôlement dans la force spatiale de l’Union des planètes. Ni une ni deux, il va tenter sa chance : il passe le concours d’entrée en réussissant à charmer l’ordinateur central, puis sauve un amiral décrépit et grabataire d’un attentat. Cela lui vaut une promotion inespérée au poste de capitaine du vaisseau Soyokaze, un vieux rafiot de la flotte de l’Union, rempli de soldats rebelles à toute autorité et envoyé comme éclaireur pour combattre l’ennemi, le puissant empire Raalgon. Pour toute personne normale, ceci ressemblerait à un suicide programmé, mais Tylor possède un atout spécial : il a de la chance. Beaucoup de chance.
Mais que le spectateur ne s’y méprenne pas : Tylor, ce n’est pas que l’histoire d’un pauvre branleur qui a tout d’un coup une chance incroyable et se sort de tous les traquenards possibles et imaginables. Cette série se démarque tout d’abord par un discours qui peut ressembler à de l’antimilitarisme : les militaires y sont effectivement décrits comme étant rigides, un peu ridicules et totalement hors de la plaque dans les situations urgentes, car ils aiment utiliser la manière forte (c’est à dire tirer dans le tas et compter les morts ensuite).
Tout au contraire, Tylor n’a pas l’âme militaire chevillée au corps, comme on le voit dès le premier coup d’oeil : il ne salue que rarement, ne porte pas l’uniforme, se fiche des ordres de ses supérieurs et ne respecte pas le protocole. Son équipage se moque d’ailleurs de lui dès le départ. Pourtant, il se sort de toutes les pires situations, le plus souvent sans violence et sans écouter son vice-capitaine qui représente la noblesse guerrière et le code d’honneur du guerrier à lui tout seul. Toujours prêt à se sacrifier pour l’empire, il ne comprend pas au départ ce capitaine qui selon lui est un incapable. Le vice-capitaine se rend toutefois compte que celui-ci cherche avant tout à sauver tout son équipage à chaque coup dur.
C’est cette attitude apparemment contraire à l’ordre militaire, mélange de désinvolture et d’irresponsabilité, qui lui vaut l’ire de sa hiérarchie mais les acclamations de son équipage, qui guide Tylor vers la meilleure solution pour épargner des vies… Et fera de lui le sauveur de l’humanité.
Tylor est donc un véritable investissement durable à la fois pour votre otaque préféré, qui aura droit à ses 26 épisodes bien tassés, pour l’environnement qui sait qu’investir dans du Tylor c’est protéger la planète et la race humaine et pour votre porte-monnaie qui vous dira merci.