*se retrousse les manches et fait craquer ses doigts*
Okane ga nai!, ou No money en anglais mais choisi comme titre pour la sortie en France (snif), est un manga yaoi (oui, je reviens à mes premières amours) sorti cet été chez Asuka, et est pour une fois une série de plusieurs volumes encore en cours au Japon à mes dernières nouvelles (pas fraîches). Chose rare pour un manga, mais pas pour un manga yaoi (Rin!) il est réalisé à quatre mains, par Tohru Kousaka et Hitoyo Shinozaki, Tohru Kousaka se chargeant de la partie dessin et qu’elle dessine vachement bien quand même.
…
Je sens que je risque de me faire défenestrer par des fangirls en furie avant la fin de ma critique, mais continuons. Donc je critique ce manga avant la sortie de tous les volumes qui la composent en France, mais je pense avoir assez de recul (et avoir assez lu de scans dans mes jeunes années) pour me faire un apriori assez juste de ce qui va suivre. Mais attention, pas de spoilers, juste de simples et vagues allusions suffisent, de toute façon je suis sûre que quasiment tout le monde a déjà lu le scantrad, tellement cette série est devenue populaire via Internet et est devenue une référence pour pas mal de yaoistes. On aime ou on n’aime pas, mais la série ne laisse en tout cas pas indifférent. Je m’explique :

Oui, le jeune garçon sur la couverture est le uke qui s’appelle Ayase. Non, il n’a pas 12 ans, il en a 18 et va à la fac. De quoi? Ca ressemble à du shota? Mais non voyons, puisqu’on vous dit que le héros a 18 ans! Il faut vraiment être de mauvaise foi pour prétendre le contraire!
Bref, ce qui se remarque en premier et ce dès la couverture, c’est la jeunesse et la fragilité du uke, qui paraît avoir 10 ans, au mieux 12. Ca ressemble à du shotacon (relations amoureuses et sexuelles avec des enfants et des jeunes adolescents, entre eux ou avec un adulte comme c’est le cas ici), ça a le goût et l’odeur du jeune uke qui vient de naître shotacon, mais l’auteur nous spécifie que ce n’est pas du shotacon… Et là je m’interroge : comment Asuka a pu sortir ce manga sans aucun problème alors que la législation n’est pas si tendre pour la représentation d’enfants et assimilés dans une œuvre franchement limite (ayé, je suis devenue une grave déviante)? Ça fait toujours un choc quand on achète le vrai manga avec de l’encre dessus, même si on a passé du temps à mater les scans sur Internet.
L’impression de shotaconnitude du uke est renforcée quand il est à côté de “son” seme, Kanou, qui fait sa grosse armoire à glace et n’est pas vraiment fin pour deux sous à la fois sur le plan physique et intellectuel, même si il est très intelligent. En gros, le seme, qui appartient à la mafia et n’hésite pas à réduire en quasi-esclavage ses clients qui ne parviennent pas à rembourser les sommes qu’il leur a “gentiment” versées, se comporte au départ comme une grosse brute envers Ayase et n’a pas volé son titre de seme connard, en plus d’être un obsédé fini (je vous avais bien dit que ça commençait bien).
Ouais, c’est un couple super bien assorti que nous propose au départ ce manga, tout en finesse en douceur, à peu près comme un char d’assaut qui viendrait sauver une espèce animale fragile en voie de disparition de dangereux bandits qui veulent lui faire des misères, car c’est à peu près ce qu’il se passe : Kanou vient sauver Ayase d’une vente aux enchères portant sur le corps d’Ayase en proposant au vendeur une très grosse somme d’argent. Mais une fois arrivés chez Kanou, Ayase qui se réveille n’a aucun souvenir de Kanou, alors que celui-ci se souvient très bien d’Ayase à cause d’un truc gentil qu’Ayase aurait fait pour le sauver alors que Kanou était dans la panade (enfin, on suppose). Kanou, qui se rend compte qu’Ayase ne se souvient pas de lui et ne se comporte pas du tout comme prévu, a une réaction originale : puisque c’est le cousin d’Ayase qui a piqué des sous à Kanou avant de vendre Ayase pour rembourser la dette et que Kanou en a versé en plus pour racheter Ayase, Ayase n’a qu’à lui vendre son corps pour payer les millions qu’il doit à Kanou, sachant que chaque acte sexuel est facturé 500000 yen (ayé vous suivez?). Oubliées, les prétentions philanthropiques, vive le seme bulldozer, qui viole le pauvre Ayase sans vergogne (je me demande comment ça rentre, vous savez, la chandelle là, le pauvre Ayase n’a pas des hanches extensibles). Le plus étonnant est qu’il est surpris quand Ayase veut l’éviter par la suite et qu’il ne coopère pas du tout… Bizarre, hein?
Mais bon, nous sommes dans un manga yaoi, alors tout s’arrange (ou presque) par la suite : Kanou apprend à apprivoiser Ayase avec plus ou moins de bonheur, Ayase se rend compte que tout compte fait il est bien là où il est et qu’il aime Kanou (je me demande comment il fait, franchement, avec un mec qui se comporte comme un ours, peut-être la doublepensée? Ayé, j’ai réussi à placer une référence littéraire, chuis pas irrécupérable o/), cuicui les oiseaux chantent, sauf quand il arrive malheur à Ayase. Il faut dire que le milieu dans lequel il traîne semble vraiment pourvu de types pas nets, qui veulent soit enlever Ayase et le violer pour se venger de Kanou, soit complètement fantasmer sur Ayase au point que tout otaku fanatique est un enfant de chœur à côté ; le manga devient une sorte de remake du Petit chaperon rouge en permanence agressé par de gros pervers (et c’est n’importe quoi). Et c’est là où Kanou de rachète une virginité une conduite, parce qu’il arrive à protéger Ayase de tous les malades qui lui gravitent autour et c’est là où on perçoit l’intérêt du seme ours qui fait greu.
Mais bon, n’empêche que ce manga arrive par lui-même à générer une loi essentielle du manga yaoi : le uke n’a pas d’intestins et ne va pas aux toilettes. Jamais. Quand il y va, c’est pour se repoudrer le nez parce que son maquillage du parfait uke est un peu défraîchi.
Bref, un manga bien cliché mais tout de même marrant et sympa à lire, sauf si un uke qui a l’air d’avoir 12 ans vous rebute, car cela rend le manga assez spécial (pour les autres, c’est open shota). On n’a jamais dit non plus qu’un manga yaoi devait être réaliste et c’est heureux car celui-ci part carrément en sucette (c’est assumé hein), avec l’impression que les personnages ont fumé un truc pas très net avant de commencer leur scène. Par contre l’auteur nous gratifie d’images censées être choupites (je ne parle pas de celles quand il est petit) d’Ayase dans des costumes différents, mais franchement c’est super mal dessiné, elle ne sait pas faire les plis de vêtements et presque tous les vêtements d’Ayase sont moches.
October 22nd, 2009 - 14:01
Ne t’en fais pas, tu n’es pas la seule à critiquer. Il y a toute une portion de yaoistes qui a HORREUR d’Okane ga nai. Et cette portion a sauté plus d’une fois avec rage et violence (virtuelles évidemment) sur la portion qui VENERE cette série. D’ailleurs, ça donné quelques beaux topics sur les forums et blogs dédiés, surtout au moment de l’annonce de la licence. Faudra au moins attendre West End ou Enzaï pour revoir une telle bagarre \o/
Mais je tiens à protester, car le héros a bien 18 ans ! La preuve : c’est écrit dans le manga ! Si c’est écrit, c’est que c’est vrai >< ! Et non, je ne suis pas fan de Pedobear XD
Plus sérieusement, le physique d'Ayase est effectivement très limite, mais :
- Il me paraît difficile de donner son âge exact. Il reste suffisamment d'ambiguité dans le dessin pour qu'on croit voir un ado ou un jeune adulte rachitique. Lorsqu'il y a "vrai" shôtacon, la jeunesse du perso est bien plus marquée.
- L'âge d'Ayase, celui indiqué dans le manga, est bien 18 ans. Les fois où il y a eu censure au niveau du loli, les filles n'avaient pas "officiellement" (c'est-à-dire selon le manga/anime) 18 ans.
A ce sujet, j'avais lu un article de blog intéressant sur le moe au masculin : http://quatresaisons.over-blog.fr/article-29936365.html
N'empêche que je suis comme toi : j'ai un peu halluciné quand j'ai vu ce titre débarquer en France. Depuis, je me demande de quoi ils seront capables par la suite ^w^
October 22nd, 2009 - 14:20
Ah oui, en y réfléchissant, Ayase est moe… Mais bon je n’ai jamais fait attention au moe dans le manga yaoi, c’est pour moi une découverte *_* car en y réfléchissant bien, y’a quand même quelques manga yaoi moe dont west end que je n’aime paaaaas >_< ou Enzai qui me fiche des boutons. Ah, mais ça donne des arguments pour faire des articles thématiques sur le yaoi ça *_*
Mais peut-on considérer le héros de gravitation comme moe? Et Naoya de love mode (d'ailleurs le 2 est sorti)? Et dans awakening puberty et tous les autres manga de cet auteur qui frisent le shota, les héros sont-ils considérés comme moe? Et Keita de gakuen heaven? Moe ou simplement abruti?
Pour la censure, je trouve quand même qu’on est plus sensible sur le loli que sur le shota. Pour l’article, j’ai bien attention et j’ai choisi mes mots pour ne pas faire venir sur mon blogue des gens pas nets…
October 22nd, 2009 - 19:44
Ce yaoi est juste l’un des trucs les plus choquants que j’ai jamais lu… *frissone*
A trop vouloir en voir, je ferais mieux de m’abstenir…
“Mais bon, n’empêche que ce manga arrive par lui-même à générer une loi essentielle du manga yaoi : le uke n’a pas d’intestins et ne va pas aux toilettes.”
Tu oublies que vu sa carrure et celle de son seme mastodonte, et ce qu’il doit se bouffer dans le derrière, on se demande comment il tient debout… Il devrait même porter des couches non?!
Ce manga ne devrait pas exister……
October 22nd, 2009 - 21:07
Hum, ce n’est pas le pire de sa catégorie, il y a encore pire qui existe au Japon.
Je crois qu’Ayase aurait même dû mourir dès le départ, parce que ce n’est pas possible de se manger le truc de Kanou dans le derrière quand on a sa carrure.
October 22nd, 2009 - 22:09
Pour ma part, je trouve ce titre plutôt distrayant. Il y a évidemment bien mieux, le scénar ne casse pas trois pattes à un canard et l’attitude de Kanou dans le 1er chapitre m’a paru particulièrement stupide… Pourtant, je ne m’ennuie pas en le lisant. Et je confirme avoir lu bien pire. Mais ce ne sont que des mangas, ce n’est pas comme s’il s’agissait de quelque chose de réaliste (pas ceux de ce type-là) ou d’important.
@ Tata >> J’aurais du mal à répondre à toutes tes questions, mais je confirme que Love Mode 2 est bien sorti ^^
Mouarf, moi qui croyais qu’il n’y avait quasiment pas d’images d’Enzai trouvables sur le net, j’en vois un peu trop sur le coup ^^”"
Histoire de se faire une idée (l’image suivante est totalement soft) : http://i41.photobucket.com/albums/e297/arionavilaaa/Blog%20Elements/goods06.jpg
Celle-ci est tirée du jeu vidéo. Le personnage à droite est le héros, qui est censé avoir 18 ans.
October 22nd, 2009 - 22:10
Pour ma part, je trouve ce titre plutôt distrayant. Il y a évidemment bien mieux, le scénar ne casse pas trois pattes à un canard et l’attitude de Kanou dans le 1er chapitre m’a paru particulièrement stupide… Pourtant, je ne m’ennuie pas en le lisant. Et je confirme avoir lu bien pire. Mais ce ne sont que des mangas, ce n’est pas comme s’il s’agissait de quelque chose de réaliste (pas ceux de ce type-là) ou d’important.
@ Tata >> J’aurais du mal à répondre à toutes tes questions, mais je confirme que Love Mode 2 est bien sorti ^^
Mouarf, moi qui croyais qu’il n’y avait quasiment pas d’images d’Enzai trouvables sur le net, j’en vois un peu trop sur le coup ^^”"
Histoire de se faire une idée (l’image suivante est totalement soft) : http://i41.photobucket.com/albums/e297/arionavilaaa/Blog%20Elements/goods06.jpg
Celle-ci est tirée du jeu vidéo. Le personnage à droite est le héros, qui est censé avoir 18 ans. Les trois autres sont des “gentils” si je me souviens bien.
October 22nd, 2009 - 22:59
*ne cliquera pas sur le lien d’Enzai*
October 23rd, 2009 - 11:27
Flûte, mon message a bugué… C’est le second le bon.
*ne cliquera pas sur le lien d’Enzai* >> Mais… Mais elle est inoffensive celle-là
. J’ai fait bien attention, vu les trucs qui traînent.
Sinon, dans le genre “ça va loin et on se demande si ça va s’arrêter*, il y a aussi le trip tentaculaire, mais c’est peu fréquent dans le boy’s love. En fait, je trouve que le genre reste (plus ou moins) dans le cadre des capacités humaines et ne s’oriente pas trop vers la bizarrerie, contrairement au hentaï. D’un autre côté, quand on voit la signification d’hentaï en japonais (perversion, anormalité, métamorphose…), c’est un peu logique.
October 23rd, 2009 - 12:11
Tata Simone>>> C’est bien ce que je reproche au genre yaoi… Il y a bien trop de bouses dans la foule de titres, et ces horreurs ont tendance à etouffer des supers titres qui valent le coup. :S
Et le pire, c’est que c’est ces titres pourris qui se collent au mot “yaoi” dans l’esprit des refractaires. Et puis bon, à quand un peu de réalisme quand même! Ces mangaka n’ont donc jamais étudié le corps humain?!
October 23rd, 2009 - 12:14
J’avais pas vu le commentaire en double, je l’ai remis :3
Plus que les tentacules, je dirais que c’est le serpent qui fascine, vu que le trip est quand même présent dans Yami no matsuei, qui n’est pas à proprement parler un titre yaoi, mais la scène est quand même super explicite, ni censurée dans l’édition française, ni mise sous plastoc. Pareil dans Haginokouji, où l’auteur s’en donne à cœur joie (si c’est bien le bon titre, y’a une scène épouvantable dedans) et je crois que cet animal se retrouve encore dans d’autres œuvres yaoi.
Amana, c’est vrai que le yaoi est assez mal représenté en France (surtout avec des titres comme no money), mais il y a aussi une foule de titres qui vont sortir ou qui sont déjà sortis qui sont très bien et illustrent la diversité du genre. Love mode (y’a une histoire dans les volumes suivants, je jure, j’adore ce manga), Cut (owi), Sex pistols sont d’excellents manga et sont devenus des références.
Après, il existe bien sûr le scantrad pour les fans frustrés de voir qu’il n’y a rien qui puisse combler leurs attentes (d’ailleurs j’en ai fait un peu pour promouvoir une série qu’elle est bien), si tu vas sur Dailymanga tu constateras que le yaoi est le genre où il y a le plus de scans qui sortent et tu trouveras peut-être ce que tu cherches. Mais nous sommes vraiment dans une période de boom du yaoi en France, il y a quelques années on devait encore se contenter de Zetsuai (erk), on peut dire qu’il y a eu de très gros progrès dans le choix des titres. Pour les réfractaires, on n’y peut rien.
October 23rd, 2009 - 15:42
Amana >> Pour les réfractaires, je pense qu’il ne faut pas se faire d’illusions… La plupart d’entre eux critiquent le yaoi sans en avoir jamais ouvert un seul. Par conséquent, tous les titres licenciés pourraient être des merveilles, cela ne changerait rien. Ce n’est même pas moi qui le dit, ce sont des professionnels du manga (cf le dernier Animeland).
ces horreurs ont tendance à étouffer des supers titres qui valent le coup. :S >> Pour ma part, j’ai exactement la même impression pour le shônen et le shôjo. Je doute donc que cela suffise à coller une mauvaise réputation au genre. Mais il est vrai que les éditeurs auraient pu nous éviter quelques bouses >__>
Ces mangaka n’ont donc jamais étudié le corps humain?! >> A ce niveau, le yaoi souffre du même défaut que le shôjo dont il est le descendant. Mais je trouve que c’est quand même moins grave que pour le shôjo… Parmi les derniers titres parus, je te conseillerais “Après l’orage” dans lequel le graphisme est très agréablement réaliste
October 23rd, 2009 - 16:04
Hmmm.. rien que la couverture d’Après l’orage me donne envie de lire le titre *ç*
October 23rd, 2009 - 19:49
Merci pour les informations, je vais jeter un oeil à tout ça! Sinon, pour trouver des histoires yaoi qui tiennent la route, je me suis dirigé depuis quelques temps vers les VisualNovel de Nitro+CHiRAL si vous connaissez. Avec surtout Togainu no Chi et Sweet Pool. Deux merveilles dont je rêve d’adaptations animées OAV, toutes les scènes de cul en moins, et le scénario plus mis en avant.
Sinon, il faudrait que je m’arme de courage pour acheter le volume 2 de BEXBOY…
October 23rd, 2009 - 23:12
Amana >> Sûr que je connais
!
Pour Togainu no Chi, il y a déjà eu adaptation en manga (sans les scènes de cul). La seconde version est d’ailleurs classée shônen et non boy’s love. La première, celle de Biblos (l’éditeur qui a coulé =_= ) est bien un BL par contre, mais non explicite. Nitro+CHiRAL a aussi réalisé le jeu Lamento, plutôt de style fantasy.
October 24th, 2009 - 08:44
Natth>>> J’ai vu quelques pages de la version BL et j’avoue ne pas vraiment avoir aimé, au contraire de la version shônen d’ailleur publiée aux US. Si je suis fan de Togainu no Chi et SweetPool, je n’ai vraiment pas aimé Lamento, alors que pourtant les univers fantasy ont tendance à me plaire. D’ailleur, aurais-tu une idée d’un site où trouver des scans de l’adaptation manga de SweetPool qui a commencée depuis deux trois mois au japon? J’ai beau chercher…
October 24th, 2009 - 11:11
Je n’étais pas au courant pour le manga Sweet Pool o_o
Ma source d’infos japonaises (Manga-Updates) en parle bien, mais je n’ai pas vu de liens pour les scans. Plus tard peut-être…