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Pourquoi les filles aiment tant le yaoi? [réponse]

2009 août 4
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by Tata Simone

choupi :3

[attention pavé]

Cet article est une suite de celui-ci, en réaction à celui-là. Parce que je suis sûre que personne n’a lu la revue consacrée au sujet.

Alors, oui, pourquoi tant de filles aiment-elles le yaoi? C’est la question que de nombreux garçons se posent, et j’ai, en filigrane, l’impression qu’ils se l’adressent plutôt à eux-mêmes : pourquoi ne m’aime t-on pas moi, moi qui suis en 3D, en chair et en os? Pourquoi ces filles préfèrent-elles des garçons irréels, pour la plupart d’apparence prépubère et qui font des choses bizarres même pas racontables tant ceci atteint le summum de l’horreur pour mon esprit viril et « homme »?

Pour savoir comment ce phénomène est né et a acquis tant d’importance, il faudrait revenir aux origines. Je n’en ai ni le temps ni l’envie, je me limiterai à quelques généralités (pour le reste, lisez la revue, nom de dieu!) : le yaoi est né dans le fanzinat et le doujinshi, faits par des femmes, pour des femmes, dans les années 1970, de façon marginale. Il s’est vraiment développé dans les années 1990 puis a atteint une création et un auditoire croissants dans les années 2000, surtout avec l’arrivée massive d’internet dans les foyers. Le boy’s love, équivalent commercial du yaoi, a suivi cet essor.
L’originalité du courant est que tout le monde peut y participer : il n’y a qu’à voir le nombre phénoménal de fanfics/fanarts/doujinshi yaoi Naruto ou Harry Potter pour s’en convaincre. Mais ce n’est pas pour autant que règne l’anarchie et le public est le seul juge : comme dans tout milieu, certains auteurs sont reconnus alors que des milliers d’autres resteront dans l’oubli, ce qui, vu la qualité de leur prose/dessin, n’est pas si mal. Personnellement, j’ai connu l’époque du fandom Gundam Wing, très vivace et diversifié et j’ai vu passer des choses extraordinaires… et des navets, mais bizarrement, j’en ai vu que très peu.
Le yaoi suit des principes simples : tout est faisable, à condition de bien le faire et d’assumer. Il peut très bien exister des fanfics/doujinshi dérivés du principe même du YAOI (YAma nashi, Ochi nashi, Imi nashi : pas de pic, pas d’histoire, pas de sens, j’adore les acronymes) qui n’ont aucun but à part de coller deux personnages ensemble (souvent avec des scènes de H, PLEIN de scènes de H), ou des romans-fleuve sur deux personnages qui s’aiment d’un amour tendre imaginé par l’auteur.
Et puis il y a le Boy’s Love, l’équivalent commercial du yaoi, que je nomme sur mon blog aussi yaoi, par commodité et flemme (4 lettres contre 9, yaoi wins par KO). BD, jeux vidéo, anime, drama cd, tout est bon pour satisfaire l’envie de la fan par des moyens légaux et bien souvent chers, contrairement aux doujinshi écrits en japonais et pas forcément compréhensibles par tout le monde. Enfin, ça amène aussi pas mal de teams de scantrad yaoi, ce qui a été une bonne chose pour faire découvrir le mouvement, mais ceci est un autre sujet.

Bref, revenons au sujet principal, LA question que tout le monde se pose, avant que je ne perde encore dans des digressions qui me font perdre le fil directeur de l’article. En même temps, ceci est le premier article officiellement écrit sur un traitement de texte avant publication, j’innove mais le sujet le mérite.

Donc, pourquoi les filles aiment-elles le yaoi ?

Pour répondre à cette question, posons préalablement d’autres questions : avez-vous déjà lu un manga shojo de base (Karekano, PSME, Skip Beat et consorts ne sont PAS des shojo de base) ? Si oui, avez-vous aimé le manga shojo de base ? Pensez-vous que la fille de base avec des neurones en état de marche aime elle-aussi le manga shojo de base ?
Si vous avez répondu non à toutes-ou partie de ces questions, surtout la dernière, je vous félicite. J’aime le manga, mais je n’aime pas le shojo de base, ou les ersatz de manga pour filles mettant en scène une héroïne crucruche, nunuche, qui n’est pas spécialement intelligente, mais qui aura toujours le beau gosse à la fin. Pourquoi ? Parce que le manga shojo –de base- avec son héroïne cruche n’est pas représentative de la vraie vie, de ce que je vis tous les jours. Non, faire un test de compatibilité amoureuse entre lui et moi, spas ma tasse de thé, désolée (hein, ;_; ). Non, je n’ai pas d’angoisse capillaire entre les nattes et la queue de cheval, la queue de cheval est vachement plus simple à faire (en plus j’me suis coupé les cheveux :3). Non, je n’ai jamais eu de dilemme sur une marque de parfum, un sac ou un régime. Et puis je n’ai jamais chopé le beau gosse de ma classe, surtout qu’il n’y en avait pas, la filière littéraire n’étant pas vraiment pas un bon filon et qu’avant je trouvais les mecs un peu lourds. Mais bon, je me suis rattrapée depuis.

Bref, je n’arrive pas à m’identifier à une héroïne de shojo, je la trouve trop fille. C’est un sentiment que j’ai du mal à expliquer, mais on va dire que j’ai du mal à me sentir bien à côté de « vraies filles », qui parlent de mode, maquillage et mecs. En même temps, je ne sais même pas si ça existe vraiment ce genre de créatures… la cinquième dimension, je vous dis. Mes copines à moi savent généralement de quoi je parle quand je dis « Ook », « lolcat » ou « mmorpg ».

Rappelez-vous des bases, le yaoi est un sous-genre du shojo, donc du manga pour filles. Qui est fait par des filles, pour des filles qui ont des neurones et ne veulent lire de belles histoires, et pas forcément que celles-ci soient une mauvaise bouillie plus belle et plus optimiste de la leur (j’ai d’ailleurs eu du mal avec Fruits Basket). Elles n’ont pas forcément envie de voir une héroïne plus nulle qu’elles tout réussir parce qu’elle est « trop mignonne » et subir un effet de miroir inversé qui leur renvoie une image négative de leur propre personne. Elles n’ont pas non plus forcément envie de lire une histoire où tout se termine bien, avec pour perspective mariage, naissances et servir de bonniche de la famille pour toute une vie. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me plombe le moral qu’une histoire me rappelle que je suis génétiquement disposée à concevoir et à devenir maîtresse de maison. Et je ne suis pas la seule.

Le yaoi permet de s’affranchir de tout cela. Le yaoi est d’abord une histoire d’amour quasiment impossible entre deux personnes, chose que certaines filles adorent (dont moi), avec pour base des fantasmes de femme. Le yaoi ne met pas en jeu une héroïne avec qui on doit s’identifier : dans le meilleur des cas, l’identification se fait avec l’un des deux héros, ce qui est plus gratifiant qu’une héroïne nunuche, mais la lectrice peut rester simple observatrice de l’histoire. Le yaoi s’affranchit des conventions sociales et de la barrière des sexes : c’est un amour qui ne tient pas compte des préjugés, comme on le voit dans Zetsuai. C’est le hasard fait qu’ils soient tous les deux des hommes, Koji étant persuadé qu’il était tombé amoureux d’une fille.
C’est de plus un amour de deux personnes qui sont sur un pied d’égalité, ce qui est un point important en faveur du yaoi. En effet, les deux hommes sont considérés comme égaux, à part au lit, de par leur nature d’homme. Bien sûr, il y a des cas spéciaux (Okane ga nai), mais la plupart des manga mettent en scène des (jeunes) hommes matures, capables de réfléchir par eux-mêmes et indépendants. D’ailleurs, j’adore Sakende Yaruze pour ce côté-là. C’est une différence majeure avec le shojo, car il y a quasiment toujours l’ambivalence fille à protéger/garçon qui protège dans le manga pour filles, avec toutes les variations possibles. Et ça, quand on connaît un peu comment peuvent dévier les relations fille/garçon dans la vraie vie, ça met un peu mal à l’aise. Car oui, les garçons et les filles ne sont pas à égalité dans une relation amoureuse. Surtout au Japon bien sûr, mais le succès du genre yaoi dans des pays différents montre bien qu’il y a un truc qui cloche et qu’il y a une vraie attente de la part des filles lectrices.

De plus, dans le yaoi, il n’y a pas de perspective d’avenir sexuée à connotation de reproduction, avec enfants à la clé. C’est toutefois une question qui est abordée régulièrement dans pas mal de manga yaoi, notamment Kizuna et New York New York, où Mel et Cain adoptent une petite fille. Et puis, bon, avouons, du sexe sans se soucier des conséquences, c’est un peu le bonheur rêvé pour pas mal de filles (non, la pilule et tout autre contraceptif à hormones, ce n’est pas la panacée. Zavez déjà lu sa notice d’utilisation ? Moi, j’aurais jamais dû regarder la case « effets secondaires ».)… Qui s’en donnent à cœur joie pour mater les ébats des deux mâles en rut. Ouais, le manga yaoi est tellement bien qu’il nous offre aussi deux beaux mâles tous nus en train de se tripoter.
C’est le même plaisir que celui d’un voyeur, qui permet aussi de comprendre un peu comment un mec est foutu. D’accord, ça ne va pas bien loin et c’est un peu l’équivalent des filles des manga H pour la population masculine, mais hé, des mecs aussi beaux en vrai, y’en a pas des masses, alors laissez-nous rêver nous aussi (pi les vrais, j’en veux pas, beurk). Surtout ceux avec des côtes tellement bizarres qu’on dirait qu’ils ont subi une opération pour s’en rajouter.

Bref, le yaoi, c’est mieux que Plus belle la vie pour les petits vieux : c’est un pur instant de relâche, à observer des vies différentes de la sienne, avec des héros pas niais de la même manière que des filles. C’est pourquoi je ne comprends pas vraiment pourquoi il y a une telle défiance à l’égard du genre parmi le public masculin : c’est destiné à un public de filles, pour des fantasmes de fille, ça devrait être tellement anodin qu’il ne devrait pas y avoir autant de disputes sur le sujet. Mais apparemment, certains ont du mal à concevoir qu’un homme puisse « devenir une fille », c’est-à-dire être pénétré, et ce même dans un manga pour filles. Tant pis, le mouvement yaoi répond à des fantasmes et des aspirations féminines, et est parti pour rester un mouvement actif pendant longtemps.

*edit* Genre j’aurais fait une faute d’orthographe dans le titre, moi.

48 Responses leave one →
  1. Ciela permalink
    août 4, 2009

    Je ne suis pas d’accord avec toi pour le shojo, on peut très bien aimer le shojo ET le yaoi. Ces deux genres ne sont pas inconciliables.

    Si les mecs rejettent le yaoi, c’est principalment car ils trouvent que ça donne une mauvaise image de l’homme, le vrai. Alors que dans le hentai, l’image de la femme est tout ce qu’il y a de plus respectable -_-. Pourtant je n’ai jamais entendu une fille cracher sur le hentai, sûrement par plus grande ouverture d’esprit que beaucoup trop de mecs crachant sur le yaoi.

  2. Toro permalink
    août 5, 2009

    >> Si les mecs rejettent le yaoi, c’est principalment car ils trouvent que ça donne une mauvaise image de l’homme, le vrai. Alors que dans le hentai, l’image de la femme est tout ce qu’il y a de plus respectable -_-. Pourtant je n’ai jamais entendu une fille cracher sur le hentai, sûrement par plus grande ouverture d’esprit que beaucoup trop de mecs crachant sur le yaoi.

    Aucun rapport, le yaoi prétend avoir une histoire, les scènes d’enfilage ne sont que la cerise sur le gâteau, alors que dans le hentai, on sais bien pourquoi on est là, on s’en fout un peu de la psychologie des personnage, et l’histoire n’est là que pour faire joli ^^. Même si des fois une joli histoire peut faire chaud au cœur ou rendre le tout plus excitant, il est évident que les personnages ne sont pas sensé se comporter de façon réaliste.
    Donc pouet pouet sur les garçons intolérants :p

  3. août 5, 2009

    J’avoue que je n’ai jamais compris pourquoi les filles devraient se justifier d’aimer le yaoi, surtout que c’est souvent plus recherché que le premier ero-manga pour public masculin venu.

    Article très sympa à lire, merci !

  4. août 5, 2009

    Pour la petite histoire, le Boy’s Love est né au début des années 70 avec deux grandes mangaka : Moto Hagio (avec « Le Coeur de Thomas ») et Keiko Takemiya (avec « La Mélodie du Vent et de l’Arbre ») ; d’ailleurs, si vous cherchez du shôjo qui ne soit pas du shôjo de base, vous pouvez vous diriger vers ces auteurs, ou même vers la plupart des membres du Groupe des 24, comme Riyoko Ikeda.
    Historiquement, le BL – et donc le Yaoi, sa version sans histoire ni climax – répond à un impératif : dans une société japonaise où les relations homme/femme sont dans les faits des relations dominant/dominée (notez la dernière lettre), les mangaka féminines (apparues avec l’essor des magazines de manga à destination du public féminin au début des années 70) ont voulu décrire des histoires d’amour qui s’affranchissent de cette domination. D’où des histoires d’amour entre deux êtres égaux : des hommes (car c’est plus joli que deux femmes pour un lectorat féminin). Les premiers représentants du genre ont été délocalisées en Europe pour ne pas choquer les Japonais en leur faisant penser que leur société pouvait engendrer de telles « choses » – alors que les Européens et les Américains sont des barbares, donc c’est tout à fait plausible chez eux – et pour apporter un peu d’exotisme, et le tour était joué.
    Le Yaoi a suivi dans une optique similaire, le scénario en moins ^.^

  5. Tata Simone permalink
    août 5, 2009

    « Je ne suis pas d’accord avec toi pour le shojo, on peut très bien aimer le shojo ET le yaoi. Ces deux genres ne sont pas inconciliables. »
    > Je sais, je n’ai jamais dit que je n’aimais pas le shojo. Juste que le manga pour filles comme on en publie à la pelle, j’ai du mal. Au hasard? Les Yuu Watase, Galism, hot gimmick, Royal 17 et consorts, Fruits Basket (que j’ai néanmoins acheté pour Kyo), etc.

    Gemini, les relations entre hommes et femmes sont encore souvent du type dominant/dominée. Qu’on soit au Japon où c’est particulièrement fort, aux Etats-Unis ou en France.

  6. août 5, 2009

    Gemini qui me repique tout mon argumentaire ;p

  7. Natth permalink
    août 5, 2009

    J’ai aussi trouvé ton article très intéressant ^^
    Il y aurait pleeeein de choses à dire sur le sujet, mais je vais éviter dans un simple commentaire.

    Pour les fanfics Gundam Wing >> Peut-être faisais-tu comme moi et virais-tu inconsciemment les histoires qui te semblaient nulles dès le résumé (quand celui-ci était compréhensible) ? D’un autre côté, il y avait beaucoup moins de fanfics Yaoi à la grande époque de GW.

    Concernant l’accueil du Yaoi >> Il y a aussi des filles férocement opposées au genre, donc je ne suis pas sûre que ce ne soit qu’une question de sexe. D’un autre côté, un genre fait par les femmes, pour les femmes, avec des productions et des discussions de fanEs… Bref, un genre où ils peuvent être totalement absents sans que cela ne dérange personne, mais où leur image idéalisée est un objet de fantasmes… C’est peut-être effrayant pour certains :). Maintenant, il y a quand même 20% de lecteurs masculins et quelques hommes mangakas, comme Hirotaka Kisaragi (que tout le monde prend pour une fille sur les sites que je consulte. J’imagine le choc s’il est invité un jour en France XD ). Concernant les filles, je ne sais pas. Peut-être est-ce paradoxalement le fait que les femmes soient absentes du BL qui les bloquent…

    Concernant le pourquoi >> J’aime bien l’idée selon laquelle la fille peut s’identifier tour à tour à chaque membre du couple, au lieu de se limiter à un seul. Vu qu’il s’agit de deux hommes, c’est quelque chose qui doit se produire assez facilement (mais qui reste inconscient bien sûr), car une fille n’a pas plus de raison de s’identifier à l’un ou l’autre; En gros, elle peut se voir comme celui qui est pénétré… Et celui qui pénètre ^w^

    Concernant les coiffures féminines >> Le dégradé te permet d’être coiffé en moins de deux minutes chrono sans avoir trois tonnes de mèches qui te tombent dans les yeux. Je préfère, parce que je ne me vois pas avec des cheveux courts.

    Pour l’image de l’homme >> J’ai l’impresison que beaucoup de détracteurs ne comprennent pas que le héros yaoi n’est pas vu comme une femmelette par les lectrices, mais comme un homme de belle stature, bien habillé, sensible, tendre, attentionné, accordant sa juste valeur à l’amour et aux relations humaines… Bref, un modèle de masculinité différent du tas de muscles bourré de testostérones qu’on voit plus fréquemment, mais un homme quand même. Et un modèle bien plus séduisant pour certaines lectrices… Là je parle bien sûr de modèles imaginaires. Je sais très bien qu’il y a plein de garçons réels qui ne se résument pas au tas de muscles ^^;

    Gemini >> J’aurais plutôt dit que le BL était paru après les premiers mangas dont il est issu, les premiers étant appelés shônen ai si je ne me trompe pas (les seuls vrais shônen ai en fait). Le terme BL serait apparu pour marquer la rupture avec les histoires de pensionnaires et pour lancer de nouveaux types d’histoires. Mais ce n’est qu’un détail technique et je suis d’accord avec le reste.

    Bon, je crois que c’est tout pour cette fois ^^

  8. août 5, 2009

    Ialda >> Tu m’as trop bien formé, senpai ^o^

    Natth >> Pour moi, BL et shonen aï, c’est kif-kif et l’un est une traduction de l’autre. Je ne considère pas qu’il y ait une différence entre les deux, sinon une influence du fandom anglophone. Mais je peux me tromper.

    Pour ma part, j’aime lire un bon shonen aï de temps en temps ; par contre, je ne lis pas de hentai et n’ai pas plus de raisons de lire du yaoi.
    Mais au final, je reste malgré tout plus « Mikiyo Tsuda » que « Taishi Zao » (les amatrices comprendront), le shonen aï est un genre que j’apprécie de temps en temps mais qui n’a pas ma préférence.

  9. août 5, 2009

    Je suis d’accord avec Gemini sauf sur un point : En fait tout dépends de à quel fandom on s’adresse; au Japon par exemple, shônen ai est maintenant synonyme de pédérastie
    http://ja.wikipedia.org/wiki/%E5%B0%91%E5%B9%B4%E6%84%9B
    (un paragraphe vers le bas de l’article rappelle l’utilisation de shônen ai dans des shôjos mangas de la période 70/80 et notamment Moto Hagio ou Yamagishi Ryouko mais c’est tout, le terme est obsolète)

    Dans les années 80 et le début des 90s il y a aussi June et le tanbi qui représente une période de maturation où ce type d’histoire ne sont lues que par une frange de lectrices de shôjos, contrairement au BL d’aujourd’hui beaucoup plus mainstream, avec magazines et éditeurs dédiés et une foultitude de mangas chaque mois.

    Petit apparté – Il y aussi la possibilité que les mobiles pour présenter des histoires montrant en scène des homosexuels aient évoluer à travers le temps : ainsi au début des années 70, la pression sociale était encore suffisament forte pour qu’on évite de montrer une héroine engagée de manière active dans une relation amoureuse; d’où le besoin de lui substituer un personnage masculin.

    Le déplacement dans un contexte européen comme justificatif me parait bien vu 😉

  10. août 6, 2009

    Le Yaoi c’est un truc pour les HOMMES … qui aiment les HOMMES 😛

    Naaan, plus sérieusement, je suis d’accord avec le fait que des filles (et des garçons) en aient assez de l’héroïne crucruche nunuche des shoujos-petite fille-peluche-téléphone portable rose et qui cherchent autre chose. Moi aussi je prends plus de plaisir à lire/regarder des histoires d’amour où les deux qui forment un couple sont plus ou moins en pied d’égalité (ou qu’au moins l’héroïne utilise un peu ses deux neurones de temps en temps), ça rajoute du piquant à l’histoire, genre comme dans KareKano, Lovely*Complex, Ouran « Yaoi » Host Club, Hataraki Man ( … et là c’est quand je vais me faire troller la gueule ..).

    Mais bon, cet argument explique bien la préférence de certaines filles pour le BL, qui ont une histoire et des personnages travaillés et tout. Mais ça ne suffit pas à expliquer le vrai Yaoi où l’intérêt est de … comment je peux écrire ça … hmmm … de voir deux (ou plus) jeunes éphebes découvrir leur corps ensemble …

    Par exemple, « Gravitation », j’ai adoré, c’était drôle. « Papa to Kiss in the dark » j’ai eu *beaucoup* de mal … alors que c’est juste 2 OAV … pourtant un truc comme « Papa to kiss in the dark » ce n’est pas erotique ni pornographique. On ne peut pas le classer comme un « hentai pour filles ». C’est juste Zarb’ …

    Bref encore un comment pour rien dire … je devrais faire dans la politique, tiens !

  11. Tata Simone permalink
    août 6, 2009

    Je n’aime pas Papa to kiss in the dark. J’ai pas aimé l’allusion à un quelconque inceste.
    Sinon, pour moi le shônen-ai, utilisé par les fans françaises, est en fait un nom tombé en désuétude du genre shota. Bon, après je me goure peut-être, mais il me semble que c’est ça. Il n’empêche que je l’utilise aussi pour désigner des yaoi « soft ».

    Pour les hommes qui aiment les hommes, ça me donne une idée d’article : comparaison entre un manga yaoi et un manga gay. Ca va faire mal aux mirettes.

  12. Natth permalink
    août 6, 2009

    Personnellement, j’ai bien aimé « Papa to kiss in the dark », parce que je l’ai trouvé très drôle. Je crois que j’ai plus ri devant ces deux OAV que devant « Gravitation ». Je n’ai clairement pas pris cet anime au sérieux, sinon je pense que j’aurais aussi été gênée.

    Pour l’intérêt du « vrai Yaoi », c’est pourtant encore plus simple, non 🙂 ? A ce titre, je conseillerais « Boku no sexual harassment », où les persos font vraiment adultes, « Sensitive Pornograph », où les adultes font vraiment ados ou « Level C », où les persos font en sorte de sortir de leur lit de temps en temps.

  13. Glop permalink
    août 6, 2009

    « Alors, oui, pourquoi tant de filles aiment-elles le yaoi? C’est la question que de nombreux garçons se posent, et j’ai, en filigrane, l’impression qu’ils se l’adressent plutôt à eux-mêmes : pourquoi ne m’aime t-on pas moi, moi qui suis en 3D, en chair et en os? »

    Je me suis arrêté de lire ici, vu que ce fut le plus grand facepalm de l’univers.

  14. Tata Simone permalink
    août 6, 2009

    Boku no sexual harassment > owi, l’épisode du maïs est génial xD

    *edit* désolée Ialda, mais mon antispam refuse les liens hypertextes car j’ai récemment subi une attaque de masse de bots mal intentionnés voulant faire acheter aux visiteurs de mon blogue du viagra à pas cher. Et vu que j’ai encore paré 3 attaques hier de trucs incompréhensibles, je crois que je n’enlèverai pas de sitôt… J’ai remis ton commentaire original par contre ^^

  15. août 7, 2009

    « Boku no sexual harassment > owi, l’épisode du maïs est génial xD »

    Euhh … du maïs … euh … des épis de maïs … dans un yaoi … Euuuuhh … non, je ne veux pas savoir. Je me contenterait juste de dire que jouer avec la nourriture c’est mal ! 😀

    Sinon, la raison pour laquelle nous les garçons on se pose toujours la question de « pourquoi tant de filles aiment le yaoi? » c’est parce que quand on va en convention ou autre événement où il y a un rassemblement de fans de yaoi, ou tout simplement quand on rencontre une fille fan de yaoi on se dit :
    « Mince … elle est fan de yaoi … ça veut dire que si je veux la draguer, si je veux attirer son attention, va falloir que j’aille peloter mon pote Robert :S  »
    … et ça, quand on est un garçon qui aime les filles, on n’a pas forcément envie de le faire 😛

    L’une des plus vielles (et plus efficaces) techniques de drague au monde, c’est de s’intéresser (ou du moins, faire semblant) aux centres d’intérêt de l’autre … Mais quand celui-ci c’est le yaoi … pour un garçon, c’est dur 😛

  16. Tata Simone permalink
    août 7, 2009

    Effectivement, tu n’as pas envie de savoir. Mais nous, on sait 😀

    Se comporter comme un mec normal pour draguer une yaoiste, ça marche aussi, et même mieux. D’ailleurs, si mon copain actuel avait commencé à peloter un autre pour me plaire, j’aurais fui direct. Heureusement, ce n’est pas le cas :3. Il ne s’intéresse pas du tout au genre et j’essaie de ne faire aucune allusion au sujet lorsque nous sommes ensemble. Un fantasme reste un fantasme.

    Je ne pense pas qu’une yaoiste n’ait qu’un seul centre d’intérêt, à moins qu’elle ne s’intéresse à rien. Et là, on peut commencer à avoir peur. Sinon, il existe des yaoistes mariées et heureuses, avec homme et enfants. Et il y en aura de plus en plus.

  17. Natth permalink
    août 7, 2009

    Euhh … du maïs … euh … des épis de maïs … dans un yaoi … >> Si tu n’aimes pas le maïs, c’était pas mal aussi avec la bouteille de whisky ^w^

    ça veut dire que si je veux la draguer, va falloir que j’aille peloter mon pote Robert :S >> C’est quoi cette idée bizarre O_o ? Cela voudrait-il dire qu’une fille qui pelote une copine a plus de chances avec toi 😛 ? Parce que j’ai déjà vu cette réaction de la part de garçons qui n’apprécient pas le Yaoi…

    Sinon, +1 avec le message de Tata.

  18. août 7, 2009

    Pour en revenir à l’héroïne de shôjo « traditionnel », je me demande si elle n’est pas préférenciellement une adolescente non pas pour que la lectrice puisse s’identifier à elle, mais parce qu’à l’origine seule une adolescente pouvait vivre quelque chose d’un tant soit peu originale ; une fois adulte, elle aurait été mariée et mère au foyer, il n’y aurait plus rien eu à raconter sur elle.

    J’en profite pour rebondir sur Yuu Watase et ses héroïnes : chez elle, je crois qu’il serait plus juste de parler d’un personnage principal naïf (et non cruche) et volontaire, mais entourée de filles mesquines, méchantes, et même cruelles.
    Cette mangaka a sûrement subi une enfance/adolescence très difficile – je ne serais pas surpris qu’elle ait été victime d’ijime – et vous remarquerez que l’ennemi de l’héroïne est systématiquement le personnage le plus proche d’elle au début : frère, soeur, meilleure amie, etc… Sauf peut-être dans Ima-Doki, même si Saïonji n’a rien d’un ange.
    Ainsi, l’auteur s’incarne dans son héroïne, confrontée à un monde qu’elle est trop gentille pour appréhender ; elle donne des autres filles des images généralement odieuses.

    A ce propos, j’ai souvent remarqué que les images de la femme les plus avilissantes venaient généralement des femmes elles-mêmes. Bon, nombre d’hommes ont coutume de ne dessiner que des bimbos, mais elles ont souvent plus de personnalité et de courage.
    Heureusement, il existe toujours des exceptions (Gals! par exemple).

  19. Natth permalink
    août 7, 2009

    Les femmes sont cruelles entre elles, c’est bien connu ^w^

    Plus sérieusement, il ne faut pas non plus oublier que bon nombre d’auteurs de mangas sont très dépendants de la volonté des éditeurs : la liberté artistique, c’est un peu du flan dans ce milieu. De plus, pas mal de créatrices de shôjo sont encadrées, limite cornaquées, par leur maison d’édition, et ce dès la fin de leurs études. Sachant que la majorité des éditeurs sont des hommes, j’ai du mal à ne pas voir un lien de cause à effet… S’ensuit des mangas à l’aspect « neuneu » et photocopié, où la plupart du temps l’image de la femme n’a pas grand-chose de réaliste. Pour ma part, j’ai moins de mal à m’identifier à un héros de BL qu’à une héroïne de shôjo >_>

    Pour Yuu Watase, je ne sais rien à son sujet. Sinon, c’est sans doute une question de point de vue, mais je trouve ses héroïnes vraiment cruches. Il y a des moments où la naïveté rejoint un peu trop la c****rie pour rester supportable. Mais mon seuil de tolérance est peut-être différent parce que je suis une fille XD

    Ce qui m’inquiète surtout est que la dame s’est lancée dans le BL et que Tonkam va sortir les 3 volumes de Sakuragari à 15€. S’ils sont bons, je n’hésiterai pas à les acheter. Sauf que j’ai un peu peur qu’elle pousse la logique du uke féminin un peu trop loin… Bon, je n’ai vu que quelques pages, mais il m’a l’air d’être un beau cruchon lui aussi ^^;

  20. août 7, 2009

    > « ça veut dire que si je veux la draguer, va falloir que j’aille peloter mon pote Robert :S >> C’est quoi cette idée bizarre O_o ? Cela voudrait-il dire qu’une fille qui pelote une copine a plus de chances avec toi 😛 ? »

    Hmmm … nope, pas forcément. Par contre, si elle pilote un meccha piou-piou, elle commencerait avec une longueur d’avance 😀

    Bref, sinon, à part ça, grace à votre article et vos commentaires je crois comprendre un peu plus le phénomène des Yaoistes, comme quoi ça répond a une partie des demandes d’un public feminin ado-adlute un peu délaissé par nos éditeurs de manga/BD franco-belge.

    Par contre, il reste encore un autre grand mystère des yaoistes. Genre quand on va en convention et qu’elles se rassemblent autour du stand qui publie le doujin raccontant les déboires de dans la chambre à coucher, en tant que garçon, on ne peut se poser que la question suivante :
     » Why are they so noisy ???  » 😀

    Aïe! Aïe! Pas tapper !!!

  21. Tata Simone permalink
    août 8, 2009

    J’ai lu le début du BL de Yuu Watase et il est vraiment sympa, bien que très sombre. Après, ce que je reproche principalement à la mangaka, c’est qu’elle n’a pas de constance dans le scénario de ses manga, qui démarrent toujours très bien mais tombent à mi-parcours dans la mièvrerie et le neuneu. Ses deux séries principales, Fushigi Yugi et Ayashi no ceres n’y échappent pas.

    « ” Why are they so noisy ??? ”  »

    > je ne répondrai pas à la provocation xD

  22. mounjiin permalink
    août 15, 2009

    dis, j’ecris un article sur le yaoi et je voudrais savoir si je peux t’empruntercet article qui est plutot pas mal. peut tu me repondr rapidement s’il te plait?

  23. août 16, 2009

    Cet article est juste excellent. 😀
    J’ai bien envie d’y faire un article réponse…

  24. Tata Simone permalink
    août 16, 2009

    Mounjiin, je préfèrerais que tu fasses ton propre article, quitte à ce que tu cites le mien. Si tu veux le garder entier, je préfèrerais dans ce cas-là que tu mettes un lien vers mon article au lieu de le reprendre chez toi… En citant la source (moi) dans tous les cas. Merci beaucoup d’avoir demandé en tout cas ^^

    Sinon, amana, pas de problème ;3

  25. août 19, 2009

    Et puis il y a le Boy’s Love, l’équivalent commercial du yaoi, que je nomme sur mon blog aussi yaoi, par commodité et flemme (4 lettres contre 9, yaoi wins par KO)

    BL, ça fait deux lettres.

    C’est de plus un amour de deux personnes qui sont sur un pied d’égalité, ce qui est un point important en faveur du yaoi. En effet, les deux hommes sont considérés comme égaux, à part au lit, de par leur nature d’homme.

    J’ai beaucoup de mal à y croire. Okane ga nai est loin d’être l’exception ; la distinction extrêmement forte entre seme et uke est extrêmement présente dans une très large majorité des œuvres, et il s’il y a un moyen d’avoir une chance d’entrapercevoir une relation entre deux personnages sur un pied d’égalité, ce n’est surtout pas dans le BL qu’il faudra aller la chercher.
    Alors certes, ce paramètre a pu jouer dans la génèse du genre, comme l’explique Gemini plus haut, et pour la même raison que l’on a beaucoup de travesties dans le shoujo manga. Néanmoins, je doute qu’il joue dans l’appréciation du BL moderne par les filles d’aujourd’hui.

    C’est pourquoi je ne comprends pas vraiment pourquoi il y a une telle défiance à l’égard du genre parmi le public masculin

    idem.

    Aucun rapport, le yaoi prétend avoir une histoire, les scènes d’enfilage ne sont que la cerise sur le gâteau

    lol. Repense un peu l’étymologie du mot.

    dans le hentai, on sais bien pourquoi on est là, on s’en fout un peu de la psychologie des personnage, et l’histoire n’est là que pour faire joli ^^

    À retenir, les histoires d’Air, de Kanon, de ef, de Tsukihime, ou encore de KGNE ne sont là que pour faire joli. C’est bon à savoir.

  26. Tata Simone permalink
    août 19, 2009

    « BL, ça fait deux lettres. »
    > wai, mais faut appuyer sur shift ou maj en plus.

    « J’ai beaucoup de mal à y croire. Okane ga nai est loin d’être l’exception ; la distinction extrêmement forte entre seme et uke est extrêmement présente dans une très large majorité des œuvres, et il s’il y a un moyen d’avoir une chance d’entrapercevoir une relation entre deux personnages sur un pied d’égalité, ce n’est surtout pas dans le BL qu’il faudra aller la chercher. »

    > Je suis d’accord, d’ailleurs mettre une illustration d’Okane ga nai était peu à propos pour illustrer cet article. Mais quand on regarde bien le manga en général, la fille est souvent mise en retrait et doit rester passive parce que c’est une fille. Dans le manga yaoi, le uke n’est pas protégé parce que c’est un homme (logique hein), mais parce qu’il est souvent plus faible que le seme, ou d’un tempérament plus doux, crédule et j’en passe.
    Il fait vraiment trop chaud -_-

  27. Lulu permalink
    septembre 3, 2009

    Je trouve que tout ce que tu as dit est parfaitement vrai, je ne le voyais pas du tout comme ça, mais une fois lu, ça a éclairé ma passion pour le yaoi d’une autre façon…
    Je recommence à écrire soutenu moi…
    Enfin bref, bravo pour ce texte plein de sens !!
    Bisous
    Lulu
    * note les noms des mangas pour aller farfouiller voir si ils sont en vente… *

  28. hana permalink
    octobre 9, 2009

    CE QUE TU DIS EST VRAI§ SINON? J4AIMAIS BIEN MIZUKI DANS HANA KIMI 5OUAI HANA KIMI N4EST PAS UN SHOJO DE BASE ENFIN POUR MOI IOI° MAIS DANS LE VOLUME 23 LA MANGAKA EN A FAIT UNE VRAI CRU ELLE VEUT M¨ME PAS COUCHER AVEC SANO LE MEC THE CANON IL EST L0 SUR SON LI IL LUI TENDS LES BRAS ET ELLE ELLE VA SE COUCHER 0 COTE DE LUI ET RIEN QUE DALLE§§ 23 VOLUME POUR 9A ET VOIR UN SANO AUSSI FURTRE QUE LE LECTEUR ET BIEN LA LA MIZUKI JE PEUX PLUS LA SAQUE§ FRANCHEMENT ELLE FILLE A A CE QU4ELLE VOULAIT ET ELLE EST PAS CONTENTE AU DERNIER MOMENT ELLE DIT NON COMME SI VOUS TROUVIEZ UNE VALISE DE BILLETS ET QUE VOUS LA RAMENIER A LA BANQUE § HONTE A LA MANGAKA SINON CEST VRAI QUE LES PERSO MASCULIN MM DANS LES MANGA CLASSIQUES FONT BEAUCOUP MOINS CRUCHE QUE LES HEROINES JE TROUVE ENFIN SAUF CERTAINS CAS IOI DE TOUTE MANIERE J AI TOUJOURS EU DU MAL A SUPPORTER PAS MAL D HEROINES JE SAIS PAS ELLES FONT TROP PETITES FILLES TROP INNOCENTES PAS TOUTES MAIS C EST VRAI QUE BEAUCOUP SONT CRUCHE IOIMAIS ILS EN A DE GENIALES GENRE AYUMU DE LIFE VOILA UNE FILLE REALISTE MAIS BON DANS CERTAINS YAOI J AI TROUVE DES UKE ILS PENSAIENT TELLEMENT COMME DES FILLES JE SAIS PLUS LES TITRES EN PLUS ILS AVAIENT DES MANIERES TROP EFFEMINES QUE J AI PAS PU LE LIRE JUSQU AU BOUT;;;COMME QUOI SINON TORHU DE FRUIT BASKET CERTES ELLE EST CRUCHE MAIS JE LA SUPPORTE ENCORE CAR ELLE SAIT RESTE DISCRET C EST PAS LA NUNUCHE QUI OUVRE SA BOUCHES POUR DIRE DES ANNERIES MAIS FRANCHEMENT A LA FIN DU MANGA JE PREFERAIS KAGURA ELLE ME FAISAIS DE LA PEINE A RESTER SEULE COMME UNE CONNE ALORS QU ELLE AIME KYO J AURAI PREFERE QU IL FINISSE AVEC ELLE CAR SOUS SES AIRS DE STUDERE C EST UNE BRAVE FILLE; SINON DES PERSO COMME MACHI RESTE EXELLENT ET SUPERIEUR A TORHU D AILLEURS VIVE YUKI X MACHI TRES KAWAI

  29. arnaud lenoir permalink
    octobre 13, 2009

    moi je suis un mec et j’adore le yaoi je sais pas pour quoi je trouve a trop mimi c’est peut etre parce que je suis gay et que je me vois dans les histoire je sais pas si il y as des mec qui aimme le yaoi qu’il me le disent pour qu’on puissent parler a+++

  30. Elly permalink
    mai 2, 2013

    Coucou,

    Moi je suis une fille et je suis tombée sur ton article car pour être franche, j’ai pas mal d’ami(e)s qui lisent du yaoi et j’étais curieuse de savoir les vraies motivations d’un tel engouement. En fait moi je suis et j’ai toujours été plus shojo, pour autant je ne nie pas que pas mal d’héroine de shojo sont « cruches » et c’est d’ailleurs souvent pour ça que je m’identifie plus aux personnages secondaires (Rin dans Fruits Basket, Akane dans Hot Gimmick, Nino dans Switch Girl et j’en passe)

    Pourtant, étant dans un milieu de fanzinat entre autres, j’ai vu depuis déjà pas mal d’années le phénomène du yaoi s’amplifier et du coup j’ai décidé de m’y intéresser de plus près. Beaucoup d’amies m’en ont prêté donc je peux dire que j’en ai lu au moins une vingtaine pour me faire ma propre opinion.

    Alors déjà première chose qui m’a un peu gênée dans ce que tu dis : tu dis que les héroines de shojo sont cruches, mais moi dans le yaoi, je vois pas mal de personnages masculins un peu nias aussi. En fait, beaucoup de « uke » ont une façon d’agir et de parler complètement calquée sur les pires héroines de shojo, voire même plus exagérée encore. Alors je trouve que dire qu’ils sont forcément tous intelligents et indépendants c’est un peu se voiler la face et je trouve ça très paradoxal d’ailleurs. C’est tout sauf une relation sur un pied d’égalité. Cependant peut être que le genre permet une certaine mise à distance vis à vis de la lectrice, mais dans ce cas c’est la lectrice elle-même qui accorde une trop grande importance au genre masculin ou féminin…

    Et justement, à un moment tu en parles dans l’article, le fait qu’il n’y ait pas de processus d’identification me perd complètement. En fait si je suis tombée dans le manga à la base, c’est que j’y ai trouvé des histoires avec des héroines qui se rapprochent plus de ce que je peux vivre au quotidien que n’importe quel comic ou bd (et pourtant, je suis loin d’être très fifille). C’est ce processus d’identification qui m’a plu. Enfin, même si ce n’est pas parfait, on parle du point de vue d’une fille ! Alors que le héros masculin était largement majoritaire dans toute la culture des médias en général : jeux, bd, films, séries… Enfin une héroine, et pas une héroine-fantasme comme Tomb Raider ! Dans le yaoi, on ne retrouve rien de tout ça, et du coup, ces histoires ne me parlent pas. En gros, je suis perdue. La preuve de tout ça, c’est que si la lecture est agréable, je suis au final incapable de citer un titre de yaoi qui m’a particulièrement plu ou même le nom d’un personnage, tout simplement parce que ça ne m’a pas marquée. Je n’accroche pas.

    Par contre, l’avantage des yaoi je dirais c’est de montrer enfin des fantasmes de fille sans aucun tabou et aucune retenue. Même si je n’accroche pas souvent au style graphique, c’est vrai que c’est pas désagréable de voir deux beaux jeunes hommes batifoler ensemble ^^

    Pour finir, je dirais que peut être ce qui manque aussi, c’est que beaucoup de yaoi sont des one-shot, il y a peu de séries (du moins en France). Du coup, je trouve que tout va toujours trop vite et je n’ai pas le temps de m’attacher aux personnages (ça vaut pour les one-shot en shojo aussi en ce qui me concerne). Donc peut être qu’en lisant une série, j’aurais un avis un peu différent.

    En tout cas merci pour cet avis, ça m’a permis d’y voir un peu plus clair, et désolée de commenter un article aussi vieux mais j’avais envie de réagir et de nuancer un peu avec ma vision de fan de shojo ^^

  31. Tata Simone permalink
    mai 2, 2013

    Pas de souci pour le déterrage de post, de toute façon je crois que je vais le modifier… Justement, à cause des boy’s love qui sont sortis en France depuis et du fait que ma vision du monde du manga a légèrement changé. Je précise que j’aime aussi le shojo et j’ai baigné dedans avant de lire du yaoi, donc effectivement les héroïnes ne sont pas toujours cruches. Mais il y en a quand même un certain nombre…

    J’ai écrit cet article avant la sortie d’une véritable diarrhée de titres en français (de qualité franchement discutable), décrivant ce que je ressentais à propos d’une sélection de titres scantradés faite selon les goûts des fans anglaises, ce qui ne représente pas la réalité du marché français à l’heure actuelle. J’ai surtout lu des séries et pas des one-shot. Des univers construits et des personnages qui ont une histoire et sont attachants, pas des trucs torchés en 32 pages. Bref. Je m’en suis rendue compte et il faut que je corrige le tir, mais j’ai trop la FLEMME.

    Le marché français ne correspond pas vraiment à ce que j’ai lu en scantrad. Dans les histoires que j’ai appréciées, effectivement le uke ne se comporte pas comme la pire des héroïnes shojo. Il ne reproduit pas les clichés d’une relation fantasmée entre deux hommes dont l’un « fait la fille » en reprenant certains clichés d’attitudes et de modes de pensées prétendument féminins, de la part de femmes qui calquent leurs stéréotypes hétérosexuels sur un couple homosexuel. Et ça, c’est la majeure partie des trucs qui sortent sur le marché français.
    Et donc oui, c’est pas une relation sur un pied d’égalité entre les deux personnages. Je crois que je me suis très mal exprimée, à lépoque : ce que j’ai voulu dire, c’est que le masculin a toujours été considéré comme supérieur et valorisant par rapport au féminin, qui reste passif et inférieur. Ca se voit dans la vie réelle au Japon et ailleurs, ça se voit aussi dans la production de BD, à la fois dans le shôjo, le yaoi ou le hentai. Et qu’une histoire de relation amoureuse entre un homme et une femme est souvent guidée par le fait que l’homme est dominant. La proportion de manga shojo où le garçon est abusif de sa position de supériorité voire violent est d’ailleurs assez alarmante. Hors, là, dans le yaoi, il y a deux « dominants », dominants donc par rapport à l’éventuelle existence de personnages féminins. Cela donne une production qui peut être violente envers le uke, inférieur au seme, voire basée sur le viol (coucou Okane ga nai) et assez gerbante, mais qui reste avec deux personnages « supérieurs » aux femmes qui les côtoient. D’ailleurs, parfois elles n’existent pas du tout, à part pour faire joli dans le décor.

    Concernant les fantasmes féminins, je pense que c’est un peu à cause de la place de la femme dans la société occidentale (ouah, les grands mots *o*). Les fantasmes féminins n’ont en théorie pas besoin du yaoi et de la mise en scène de deux hommes pour s’exprimer (perso, 2 mecs ensemble ça ne m’excite pas) et leurs fantasmes peuvent tout à fait être englobés par le hentai classique. Les hommes et les femmes ne sont pas si différents, globalement mais apparemment le hentai ne serait que pour les hommes, qui ont des prétendus « besoins » (les femmes non, ce sont des anges qui pètent des paillettes.). Une portion de la production hentai m’énerve d’ailleurs, car elle prend la partie féminine de ses lecteurs pour des cons en rétablissant une hiérarchie entre les hommes et les femmes, au détriment des femmes. Le succès de 50 shades of grey le montre, les femmes ont aussi des désirs, une sexualité et n’ont pas peur de s’en servir…
    Un gros problème selon moi est que la sexualité féminine est encore *tousse* volontairement *tousse* mal connue et surtout dénigrée. Le hentai classique réservée traditionnellement pour les hommes est tout à fait convenable pour des jeunes filles en fleur si c’est à leur goût, quoi qu’on en dise. Concernant la production ciblée pour femmes, 50 shades s’est littéralement fait pourrir, le yaoi a une réputation pire que le hentai « soft » et la fujoshi (« femme pourrie ») est une paria parmi les femmes japonaises. Bref, il faudrait que la sexualité féminine reste passive et cachée, car sale et bizarre, d’où possiblement ce dérivatif des deux hommes ensemble, vu que le fait de mettre un couple hétéro ensemble comme dans le mature shojo reviendrait au hentai, c’est à dire une catégorie réservée dans l’imaginaire aux hommes (c’est mon explication, elle ne vaut sans doute pas grand-chose…). D’ailleurs, aux USA, pays pas forcément dans une dynamique très favorable aux avancées sur la sexualité des femmes, on consomme et on produit pas mal de bouquins avec des sexualités fatasmées de deux hommes ensemble, voire des trucs plus bizarres et inquiétants entre une femme et un… centaure.

    Bon, je crois que j’ai répondu un peu à côté de la plaque, désolée @_@

  32. mai 3, 2013

    J’approuve la réponse de Tata et j’aimerais apporter des éléments liés à mes propres goûts. Vers l’âge de 5 ou 6 ans, je me suis aperçue que j’appréciais particulièrement les relations amicales entre personnages masculins. A l’époque, je ne pensais pas à la sexualité ou à l’homosexualité (je ne savais pas que cela existait), mais je préférais regarder des récits avec des amis plutôt qu’avec des amies ou des amoureux/euses. Ce centre d’intérêt m’est resté à l’âge adulte, tout en s’enrichissant du côté amoureux et sexuel selon les histoires. Du coup, l’identification envers des personnages masculins est un élément qui ne me dérange pas. C’est une vieille habitude 😛

    A partir de là, je pose une question : S’il y a deux hommes dans un couple, pourquoi une femme s’identifierait au petit faiblard ? Il me paraît possible de s’identifier au rôle le plus viril lorsqu’il n’y a que des hommes dans le couple principal. Mais on peut aussi s’identifier au personnage le plus faible si on le préfère, voire s’identifier aux deux types de personnages. Dans la mesure où le processus d’identification est inconscient, il me semble plus décomplexé lorsqu’un seul sexe est présent. Au passage, la question peut aussi se poser pour deux femmes. Mais ce n’est qu’une hypothèse de ma part, je n’est pas d’argument prouvé pour l’affirmer.

    Par contre, j’insiste sur le fait que le yaoi/BL est bien plus riche au Japon qu’en France. En 2012, j’ai eu la chance d’assister à Angoulême à une conférence parlant de yaoi et de Boy’s Love (son côté manga). L’intervenant a noté que la crise économique a poussé les éditeurs du genre à se tourner vers le public homosexuel masculin. Le BL commence donc à changer au Japon avec de nouveaux mags de prépub, comme Citron chez Libre. Mais la France reste sur des titres très basiques, car le BL est longtemps resté en retrait chez nous. Il y a un retard dur à rattraper. On est privé(e)s des vieux titres invendables (mais de bonne qualité) et des nouveaux titres jugés trop originaux. D’ailleurs, le shôjo souffre du même problème : des romances classiques et un douloureux manque d’originalité en raison des risques de mauvaises ventes. Mais il ne faut pas oublier que les bonnes séries existent déjà, parfois depuis longtemps.

  33. mai 3, 2013

    En y repensant, je crois que les propos concernant l’évolution du genre BL vers le public homosexuel ont plutôt été prononcés au cours de la Yaoi Yuri Con de 2012. J’ai un doute à ce sujet, mais j’ai constaté une réelle évolution du genre en m’intéressant aux magazines de prépublication de l’archipel. Concernant l’anime, je conseillerais « Kono Danshi, Ningyo Hiroimashita », très récent et parlant de thèmes variés en dehors du BL.

  34. bob permalink
    octobre 2, 2013

    Faut regarder des hentais bob l’éponge, c’est mieux.

  35. Nana permalink
    novembre 1, 2013

    Coucou, coucou!
    Je regarde regarde des yaoi depuis quelques temps mais il me semble pas que ce soit (ou que ce soit QUE) pour les raisons dont tu as parlé.
    Sinon je suis pas trop trop d’accord pour les shojo, l’héroïne n’est pas toujours nunuche et elle ne veux pas forcément chopper le BG de la classe (enfin BG oui mais pas le mec con, vaniteux etc.. le mec à même parfois pleins de défauts, peu être parfois ridicule, maladroit (ce qui le rend plus attachant d’ailleurs)).
    Je sais pas vraiment pourquoi j’aime tant le yaoi, j’ai l’impression que c’est parce qu’au fond de moi je suis comme un de ces mecs, enfin c’est un peu flou et dur a expliquer.. x)
    Sinon j’ai apprécié de lire ton post!
    (Et désolé si je répète des choses qui ont déjà étés dites et auxquelles tu as déjà répondu!)

  36. janvier 2, 2014

    Hi Mesdames, Mesdemoiselles, …

    (Avec précision) je suis un Homme, j’ai 21ans et j’ai lu entièrement l’article de « Tata Simone », avec quelques commentaires au passage.
    Je suis tombé par hasard sur cette page, car j’ai appris depuis peu que ma petite amie lisait des « yaoi ».

    Ma raison qui ma motivé à prendre le temps de lire vos long textes :
    – essayer de la comprendre.

    Mon avis sur le Yaoi :
    – ce n’est absolument pas mon genre de lecture, j’ai simplement voulu savoir ce que c’était, tout en évitant de poser des questions trop gênantes à ma copine.
    – s’il s’agit d’un simple manga érotique dédié à un public féminin.. Moi je dis, pourquoi pas ?
    Les hommes on bien les H…
    – pourquoi ne n’apprécions pas le yaoi ? Tout simplement par ce qu’il s’agit de relations d’hommes avec peut importe les passages, mais si vous imaginez l’inverse, votre petit ami, lire des manga avec 2 femmes « qui se tripotes » (par exemple), je ne pense pas que vous l’apprécieriez vous non plus.

    Mon point de vu sur l’article :
    – je ne m’y connais pas suffisamment pour vérifier si toutes ses informations sont juste, mais je trouve ça intéressant d’avoir une définition parfaite du « Yaoi ».
    C’est un des rares (droit) ou plutôt, petit plaisir des femmes, je ne voie pas pourquoi vous l’interdire ..?
    Ce ne sont que des dessins après tout, ce n’est pas tromper sont conjoint que de faire un peu de voyeurisme sur 2 jeunes personnages manga.
    Du moment que cela ne donne pas de mauvaise habitude, pour moi, la femme a autant de droit que l’homme, et peut aussi bien lire ce qu’elle lui plait.

  37. Calychoco permalink
    février 18, 2014

    Ton article est réellement intéressant, très bien construit et c’est un plaisir de le lire :3
    En tant que grande fan de Yaoi possédant des neurones et sachant s’en servir, je me permets de proposer une explication aussi (tu permets, hein dis ?)
    Les filles pourraient aimer le Yaoi car elles se projetteraient dans l’image du seme. En effet, on remarque que dans nombreux rapports (sexuels), la femme « subit » l’action (n’y voyez aucun sexisme de ma part !) et pourrait donc tirer un certain plaisir (sans mauvais jeu de mots) à voir un homme en rôle de « victime », et donc en tirer peut-être une légère vengeance muhuhu. Elle pourrait également s’identifier à l’un des protagonistes, et en cela je suis d’accord avec Natth, que ce soit le seme ou le uke.
    Pour le thème du viol dans les Yaoi, il ne faut pas oublier que le viol est un des plus récurrents fantasmes féminins (/!\A ne pas réaliser, les enfants/!\), mais l’explication que tu donnes est très pertinente également *_*
    Ensuite, je n’aime pas personnellement les shôjo, mais je connais beaucoup de filles qui adorent. Il est vrai que voir une héroïne aussi cruche qu’ Orihime de Bleach me rebute horriblement et que donc il est aisé de penser que lire les aventures de héros masculins à l’opposé de ce cliché (EXCEPT Okane Ga Nai == ») est un plus. Cependant, beaucoup de filles aimant les shôjo aiment aussi le Yaoi. Peut-être parce qu’elles y retrouvent l’histoire d’amour qu’elles aiment ? (Les fleuuuuuuurs dans Junjou par exemple, ou les tsundere :3)
    Après, je connais certains garçons qui apprécient le Yaoi sans être homosexuels. Peut-être ceux-là ont-ils une plus grande ouverture d’esprit que les « Bwaaah c’est que des tafioles ! »
    Est-ce qu’on pourrait dire que le Yaoi est aux filles ce que le Hentai est aux garçons ? Je ne pense pas. Personnellement, le Yaoi porno sans aucune trame scénaristique me dégoûte.
    Merci pour ton très intéressant article, et j’espère ne pas avoir (trop) répété des points déjà soulevés.
    PS : Est-ce que YAOI ne viendrait pas aussi de l’expression « YAmete Oshiri ga Itai » ?

  38. alexyXkentin permalink
    février 20, 2015

    T’as oubliée de préciser que souvent dans les yaoi y’a le Seme et y’a le Uke le Sème c’est celui qui domine (celui qui attaque) semeru = attaquer en japonais et le Uje est celui qui se fait attaquer

  39. La Vérité permalink
    février 28, 2015

    le Yaoi c’est le mal , c’est Satan
    Le Yuri c’est bien
    Le futa c’est une plus grosse maladie que le Yaoi
    Les tentacules c’est bizarre …
    Le hentai c’est la vie

  40. Tata Simone permalink
    février 28, 2015

    Certainement.

  41. Seirei permalink
    avril 4, 2015

    Merci pour cet article ! Magnifiquement bien construit.

    Pour ma part je n’ai jamais cherché à vraiment comprendre d’où venait mon attrait pour le yaoi. Mais après t’avoir lu je pense que les raisons citées sont en bonne partie valable pour moi ; même si j’apprécie certains shojo (mais très très très peu, il est vrai).

    Je suis tout à fait d’accord en ce qui concerne cet espèce d’élan de dégout masculin envers le yaoi, on aurait franchement plus de choses à reprocher au hentai (je suis désolée mais c’est extrêmement plus déviant en règle générale et on ne peut pas dire qu’UNE SEULE fille de hentai possède un minimum de caractère, ce sont des jouets sexuels. Oui j’en ai regardé car j’estime qu’il faut connaitre avant de juger), mais bon comme dit plus haut, que ce soit de notre côté ou du leur ce sont purement des fantasmes, ça ne s’explique pas.

    En tout cas merci pour cette article et je confirme, pour être une « vraie fille », nul besoin de talons, de maquillages, de fringues de mode et d’objectif de vie paisible de femme au foyer avec un mioche, merci bien ! -_-

  42. Nakamura permalink
    avril 17, 2015

    Oyaho !

    Merci de cet article sur le yaoi Je vais pouvoir le montrer à quelques personnes réfractères au yaoi.

    Sérieusement, qui n’a pas déjà eu marre d’une héroïne un peu co-conne à qui tout réussi à la fin ? Elles sont clairement pas crédibles. Qui ne s’est jamais sentie aussi nulle devant ces héroïnes qui sont toujours entichées d’un beau garçon bien inaccessible et à la fin, j’ai-une-vie-parfaite-avec-l’homme-que-j’aime-et-avoir-beaucoup-d’enfants-parfaits et blablabla… Qui se reconnaît devant une héroïne pareil qui se préoccupe que des garçons, du maquillage et des fringues et avec le Q.I d’une poule asthmatique ?

    Dans le Yaoi, rien de tout ça ! De l’amour et de la passion, des interdits et des barrières de la société, les questions sans arrêt en disant si c’est bien, pas bien, les quiproquo et enfin l’amour plus fort que le monde !
    J’ai découvert le Yaoi avec les mangas de Shinjuku Nakamura (Junjou Romantica, Sekai Ichi Hatsukoi, Hybrid Child) et j’ai adoré grâce à ça. C’est pas du cul pour du cul, mais un acte d’amour. Je ne comprends pas pourquoi on trouve ça dégueulasse. Et puis, les filles, deux mecs ensemble, ça vous fait pas fantasmer, vous ? Les relations Seme/Uke, c’est trop mignon ! (Phrase-type du Seme : Pourquoi je fais ça ? Parce que je t’aime évidemment. TROP MIGNON PUTAIN !!!!)

    Sinon, il existe, pour les amatrices du genre, le Shotâ, mais je trouve ça répugnant. Oui, excusez-moi mais un adulte qui couche avec un enfant, je peux pas. La pédérastie, c’est pas moi. (Je ne citerais pas de manga, vous ne spammez pas) Ce n’est pas à mettre dans la même catégorie que le Yaoi !

    Il y a aussi le Bara (fait par les hommes et pour les hommes) mais mes connaissances dessus sont très limitées.

    Le Hentai. Penchons-nous sur son cas. (Je viens de me rendre compte de mon jeu de mots uniquement maintenant.) Il existe des pornos et ceux-ci sont monopolisés par l’Amérique, grand créateur de ces films. Les japonais ont leurs « pornos », le hentai. On ne peut rien dire de plus que ça. C’est nul, point-barre.

    Si seulement tous les garçons avaient l’esprit plus ouvert à ce sujet… (je suis sûre, je montre du Yuri à mon frère, il va liker à balle.)

    Bref, gros pavé pour dire, SUPERBE ARTICLE !!! *\(>W<)/*

  43. Zank permalink
    décembre 24, 2016

    Bonjour à toutes,

    C’est la première fois que je m’intéresse à ce qu’est les Yahoi.
    Je n’en ai jamais lu, les histoires homosexuelles c’est pas mon genre, et encore moins les histoires d’amour. Du coup, je ne suis vraiment pas le public ciblé.

    Si je suis arrivé sur cet article, c’est par ce que je viens d’apprendre que ma copine ADORE lire les yahoi.
    Je lui ai demandé pourquoi, et elle m’a répondu que, en gros, c’est parce que dans ces histoires, les personnages ne sont pas cloisonnés à des stéréotypes (donc la fille nunuche par exemple).

    Ca, je peux le concevoir. Regarder un manga où le personnage principal est un gros retard, ça peut être marrant si on est dans DBZ ou One Piece, mais dans une histoire d’amour, ça fait débile tout simplement.

    Mais alors, pourquoi faire en sorte que les personnages principaux soient gays ?
    Pourquoi ne pas faire tout simplement une histoire, entre un homme et une femme où les deux personnages ne sont pas cons à souhait ?
    Pourquoi l’homosexualité entre 2 hommes, ça vous plait et ça plait à ma copine ?

    Sur ces points, je suis complètement à la ramasse, je ne comprends absolument pas.
    Et de quels fantasmes féminin parlez-vous donc ? Il n’y a pas la place de femme dans ces mangas.

  44. laza permalink
    avril 12, 2017

    Je suis tous à fais d’accord les beaux mecs comme dans le yaoi c rare et j’adore les yaoi c’est toute ma vie mes amis membre dise que je suis bizarre mes je m’en fiche
    Je suis aussi d’accord je n’aime pas le fille niaise dans les chojo c barban

    Vive le yaoi😍😍😍😍😍😍😶

  45. Je ne suis pas trop en retard? permalink
    avril 22, 2017

    Un article qui date, mais quand même ça mérite un petit commentaire. Et répondre à Zank au passage.

    Aller voir du côté de Touhou. Beaucoup d’hommes aiment voir des femmes coucher ensemble pour des raisons évidentes. C’est exactement la même chose pour les femmes. Ce sont des fantasmes. Faut-il vraiment développer ça ?
    Quant à la romance… La relation homosexuelle est encore mal acceptée, ce qui lui donne un petit côté tabou, qui plait probablement. Même si jusque-là, je n’ai aimé aucun Shounen-ai ou Yaoi (qui ne soit pas un doujinshi ou un fanmade), excepté quelques très rares exception comme Gravitation qui été drôle et Enzai, le jeu. Oui, pour moi, la plupart des personnages de Yaoi valent l’héroine cucu ridicule…
    Par contre le sexe sans conséquence ? Si tu penses qu’il n’y en a pas entre deux hommes, je suppose que tu ne connais pas grand choses aux MST.

    On peut aimer tous les genres du 2D, Yaoi, Yuri, Hentai comme le 3D sans avoir de problème. De plus, on a tous les genres dans le Yaoi, soft, hard avec sans et violence, viol sans aucun amour, etc. Avec des héros pas forcément niais.
    Moi ce qui peut me gêner dans le Hentai, ce sont les dessins de seins trop gros, l’ultra centrisme sur la femme et ses expressions, position sur l’homme trop rare.

    Deux hommes sont deux hommes. Point barre. Peu importe qui est pénétré, je ne le verrais jamais comme une fille. A moins qu’ils s’agissent du genre otokonoko qui est un genre très apprécié des… hommes ! Et oui ! Les yaoi les moins viriles sont très appréciés par les hommes japonais et généralement loin d’être apprécié par les filles.

    De plus les hommes sont bien plus ouverts maintenant à ce genre, la plupart n’ont pas besoin de chercher très loin pour comprendre et même sans être gay (quand il s’agit de Shounen ai, pas de Yaoi hard) ne sont pas gêné du tout.

  46. Grand-Mangaka permalink
    août 15, 2017

    les filles veulent dominer mais veulent aussi se faire dominer xD ‘sont fou les filles…

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