Pourquoi les filles aiment tant le yaoi? [réponse]

2009 August 4
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by Tata Simone

choupi :3

[attention pavé]

Cet article est une suite de celui-ci, en réaction à celui-là. Parce que je suis sûre que personne n’a lu la revue consacrée au sujet.

Alors, oui, pourquoi tant de filles aiment-elles le yaoi? C’est la question que de nombreux garçons se posent, et j’ai, en filigrane, l’impression qu’ils se l’adressent plutôt à eux-mêmes : pourquoi ne m’aime t-on pas moi, moi qui suis en 3D, en chair et en os? Pourquoi ces filles préfèrent-elles des garçons irréels, pour la plupart d’apparence prépubère et qui font des choses bizarres même pas racontables tant ceci atteint le summum de l’horreur pour mon esprit viril et “homme”?

Pour savoir comment ce phénomène est né et a acquis tant d’importance, il faudrait revenir aux origines. Je n’en ai ni le temps ni l’envie, je me limiterai à quelques généralités (pour le reste, lisez la revue, nom de dieu!) : le yaoi est né dans le fanzinat et le doujinshi, faits par des femmes, pour des femmes, dans les années 1970, de façon marginale. Il s’est vraiment développé dans les années 1990 puis a atteint une création et un auditoire croissants dans les années 2000, surtout avec l’arrivée massive d’internet dans les foyers. Le boy’s love, équivalent commercial du yaoi, a suivi cet essor.
L’originalité du courant est que tout le monde peut y participer : il n’y a qu’à voir le nombre phénoménal de fanfics/fanarts/doujinshi yaoi Naruto ou Harry Potter pour s’en convaincre. Mais ce n’est pas pour autant que règne l’anarchie et le public est le seul juge : comme dans tout milieu, certains auteurs sont reconnus alors que des milliers d’autres resteront dans l’oubli, ce qui, vu la qualité de leur prose/dessin, n’est pas si mal. Personnellement, j’ai connu l’époque du fandom Gundam Wing, très vivace et diversifié et j’ai vu passer des choses extraordinaires… et des navets, mais bizarrement, j’en ai vu que très peu.
Le yaoi suit des principes simples : tout est faisable, à condition de bien le faire et d’assumer. Il peut très bien exister des fanfics/doujinshi dérivés du principe même du YAOI (YAma nashi, Ochi nashi, Imi nashi : pas de pic, pas d’histoire, pas de sens, j’adore les acronymes) qui n’ont aucun but à part de coller deux personnages ensemble (souvent avec des scènes de H, PLEIN de scènes de H), ou des romans-fleuve sur deux personnages qui s’aiment d’un amour tendre imaginé par l’auteur.
Et puis il y a le Boy’s Love, l’équivalent commercial du yaoi, que je nomme sur mon blog aussi yaoi, par commodité et flemme (4 lettres contre 9, yaoi wins par KO). BD, jeux vidéo, anime, drama cd, tout est bon pour satisfaire l’envie de la fan par des moyens légaux et bien souvent chers, contrairement aux doujinshi écrits en japonais et pas forcément compréhensibles par tout le monde. Enfin, ça amène aussi pas mal de teams de scantrad yaoi, ce qui a été une bonne chose pour faire découvrir le mouvement, mais ceci est un autre sujet.

Bref, revenons au sujet principal, LA question que tout le monde se pose, avant que je ne perde encore dans des digressions qui me font perdre le fil directeur de l’article. En même temps, ceci est le premier article officiellement écrit sur un traitement de texte avant publication, j’innove mais le sujet le mérite.

Donc, pourquoi les filles aiment-elles le yaoi ?

Pour répondre à cette question, posons préalablement d’autres questions : avez-vous déjà lu un manga shojo de base (Karekano, PSME, Skip Beat et consorts ne sont PAS des shojo de base) ? Si oui, avez-vous aimé le manga shojo de base ? Pensez-vous que la fille de base avec des neurones en état de marche aime elle-aussi le manga shojo de base ?
Si vous avez répondu non à toutes-ou partie de ces questions, surtout la dernière, je vous félicite. J’aime le manga, mais je n’aime pas le shojo de base, ou les ersatz de manga pour filles mettant en scène une héroïne crucruche, nunuche, qui n’est pas spécialement intelligente, mais qui aura toujours le beau gosse à la fin. Pourquoi ? Parce que le manga shojo –de base- avec son héroïne cruche n’est pas représentative de la vraie vie, de ce que je vis tous les jours. Non, faire un test de compatibilité amoureuse entre lui et moi, spas ma tasse de thé, désolée (hein, ;_; ). Non, je n’ai pas d’angoisse capillaire entre les nattes et la queue de cheval, la queue de cheval est vachement plus simple à faire (en plus j’me suis coupé les cheveux :3). Non, je n’ai jamais eu de dilemme sur une marque de parfum, un sac ou un régime. Et puis je n’ai jamais chopé le beau gosse de ma classe, surtout qu’il n’y en avait pas, la filière littéraire n’étant pas vraiment pas un bon filon et qu’avant je trouvais les mecs un peu lourds. Mais bon, je me suis rattrapée depuis.

Bref, je n’arrive pas à m’identifier à une héroïne de shojo, je la trouve trop fille. C’est un sentiment que j’ai du mal à expliquer, mais on va dire que j’ai du mal à me sentir bien à côté de « vraies filles », qui parlent de mode, maquillage et mecs. En même temps, je ne sais même pas si ça existe vraiment ce genre de créatures… la cinquième dimension, je vous dis. Mes copines à moi savent généralement de quoi je parle quand je dis « Ook », « lolcat » ou « mmorpg ».

Rappelez-vous des bases, le yaoi est un sous-genre du shojo, donc du manga pour filles. Qui est fait par des filles, pour des filles qui ont des neurones et ne veulent lire de belles histoires, et pas forcément que celles-ci soient une mauvaise bouillie plus belle et plus optimiste de la leur (j’ai d’ailleurs eu du mal avec Fruits Basket). Elles n’ont pas forcément envie de voir une héroïne plus nulle qu’elles tout réussir parce qu’elle est « trop mignonne » et subir un effet de miroir inversé qui leur renvoie une image négative de leur propre personne. Elles n’ont pas non plus forcément envie de lire une histoire où tout se termine bien, avec pour perspective mariage, naissances et servir de bonniche de la famille pour toute une vie. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me plombe le moral qu’une histoire me rappelle que je suis génétiquement disposée à concevoir et à devenir maîtresse de maison. Et je ne suis pas la seule.

Le yaoi permet de s’affranchir de tout cela. Le yaoi est d’abord une histoire d’amour quasiment impossible entre deux personnes, chose que certaines filles adorent (dont moi), avec pour base des fantasmes de femme. Le yaoi ne met pas en jeu une héroïne avec qui on doit s’identifier : dans le meilleur des cas, l’identification se fait avec l’un des deux héros, ce qui est plus gratifiant qu’une héroïne nunuche, mais la lectrice peut rester simple observatrice de l’histoire. Le yaoi s’affranchit des conventions sociales et de la barrière des sexes : c’est un amour qui ne tient pas compte des préjugés, comme on le voit dans Zetsuai. C’est le hasard fait qu’ils soient tous les deux des hommes, Koji étant persuadé qu’il était tombé amoureux d’une fille.
C’est de plus un amour de deux personnes qui sont sur un pied d’égalité, ce qui est un point important en faveur du yaoi. En effet, les deux hommes sont considérés comme égaux, à part au lit, de par leur nature d’homme. Bien sûr, il y a des cas spéciaux (Okane ga nai), mais la plupart des manga mettent en scène des (jeunes) hommes matures, capables de réfléchir par eux-mêmes et indépendants. D’ailleurs, j’adore Sakende Yaruze pour ce côté-là. C’est une différence majeure avec le shojo, car il y a quasiment toujours l’ambivalence fille à protéger/garçon qui protège dans le manga pour filles, avec toutes les variations possibles. Et ça, quand on connaît un peu comment peuvent dévier les relations fille/garçon dans la vraie vie, ça met un peu mal à l’aise. Car oui, les garçons et les filles ne sont pas à égalité dans une relation amoureuse. Surtout au Japon bien sûr, mais le succès du genre yaoi dans des pays différents montre bien qu’il y a un truc qui cloche et qu’il y a une vraie attente de la part des filles lectrices.

De plus, dans le yaoi, il n’y a pas de perspective d’avenir sexuée à connotation de reproduction, avec enfants à la clé. C’est toutefois une question qui est abordée régulièrement dans pas mal de manga yaoi, notamment Kizuna et New York New York, où Mel et Cain adoptent une petite fille. Et puis, bon, avouons, du sexe sans se soucier des conséquences, c’est un peu le bonheur rêvé pour pas mal de filles (non, la pilule et tout autre contraceptif à hormones, ce n’est pas la panacée. Zavez déjà lu sa notice d’utilisation ? Moi, j’aurais jamais dû regarder la case « effets secondaires ».)… Qui s’en donnent à cœur joie pour mater les ébats des deux mâles en rut. Ouais, le manga yaoi est tellement bien qu’il nous offre aussi deux beaux mâles tous nus en train de se tripoter.
C’est le même plaisir que celui d’un voyeur, qui permet aussi de comprendre un peu comment un mec est foutu. D’accord, ça ne va pas bien loin et c’est un peu l’équivalent des filles des manga H pour la population masculine, mais hé, des mecs aussi beaux en vrai, y’en a pas des masses, alors laissez-nous rêver nous aussi (pi les vrais, j’en veux pas, beurk). Surtout ceux avec des côtes tellement bizarres qu’on dirait qu’ils ont subi une opération pour s’en rajouter.

Bref, le yaoi, c’est mieux que Plus belle la vie pour les petits vieux : c’est un pur instant de relâche, à observer des vies différentes de la sienne, avec des héros pas niais de la même manière que des filles. C’est pourquoi je ne comprends pas vraiment pourquoi il y a une telle défiance à l’égard du genre parmi le public masculin : c’est destiné à un public de filles, pour des fantasmes de fille, ça devrait être tellement anodin qu’il ne devrait pas y avoir autant de disputes sur le sujet. Mais apparemment, certains ont du mal à concevoir qu’un homme puisse « devenir une fille », c’est-à-dire être pénétré, et ce même dans un manga pour filles. Tant pis, le mouvement yaoi répond à des fantasmes et des aspirations féminines, et est parti pour rester un mouvement actif pendant longtemps.

*edit* Genre j’aurais fait une faute d’orthographe dans le titre, moi.

30 Responses leave one →
  1. Ciela permalink
    August 4, 2009

    Je ne suis pas d’accord avec toi pour le shojo, on peut très bien aimer le shojo ET le yaoi. Ces deux genres ne sont pas inconciliables.

    Si les mecs rejettent le yaoi, c’est principalment car ils trouvent que ça donne une mauvaise image de l’homme, le vrai. Alors que dans le hentai, l’image de la femme est tout ce qu’il y a de plus respectable -_-. Pourtant je n’ai jamais entendu une fille cracher sur le hentai, sûrement par plus grande ouverture d’esprit que beaucoup trop de mecs crachant sur le yaoi.

  2. Toro permalink
    August 5, 2009

    >> Si les mecs rejettent le yaoi, c’est principalment car ils trouvent que ça donne une mauvaise image de l’homme, le vrai. Alors que dans le hentai, l’image de la femme est tout ce qu’il y a de plus respectable -_-. Pourtant je n’ai jamais entendu une fille cracher sur le hentai, sûrement par plus grande ouverture d’esprit que beaucoup trop de mecs crachant sur le yaoi.

    Aucun rapport, le yaoi prétend avoir une histoire, les scènes d’enfilage ne sont que la cerise sur le gâteau, alors que dans le hentai, on sais bien pourquoi on est là, on s’en fout un peu de la psychologie des personnage, et l’histoire n’est là que pour faire joli ^^. Même si des fois une joli histoire peut faire chaud au cœur ou rendre le tout plus excitant, il est évident que les personnages ne sont pas sensé se comporter de façon réaliste.
    Donc pouet pouet sur les garçons intolérants :p

  3. August 5, 2009

    J’avoue que je n’ai jamais compris pourquoi les filles devraient se justifier d’aimer le yaoi, surtout que c’est souvent plus recherché que le premier ero-manga pour public masculin venu.

    Article très sympa à lire, merci !

  4. August 5, 2009

    Pour la petite histoire, le Boy’s Love est né au début des années 70 avec deux grandes mangaka : Moto Hagio (avec “Le Coeur de Thomas”) et Keiko Takemiya (avec “La Mélodie du Vent et de l’Arbre”) ; d’ailleurs, si vous cherchez du shôjo qui ne soit pas du shôjo de base, vous pouvez vous diriger vers ces auteurs, ou même vers la plupart des membres du Groupe des 24, comme Riyoko Ikeda.
    Historiquement, le BL – et donc le Yaoi, sa version sans histoire ni climax – répond à un impératif : dans une société japonaise où les relations homme/femme sont dans les faits des relations dominant/dominée (notez la dernière lettre), les mangaka féminines (apparues avec l’essor des magazines de manga à destination du public féminin au début des années 70) ont voulu décrire des histoires d’amour qui s’affranchissent de cette domination. D’où des histoires d’amour entre deux êtres égaux : des hommes (car c’est plus joli que deux femmes pour un lectorat féminin). Les premiers représentants du genre ont été délocalisées en Europe pour ne pas choquer les Japonais en leur faisant penser que leur société pouvait engendrer de telles “choses” – alors que les Européens et les Américains sont des barbares, donc c’est tout à fait plausible chez eux – et pour apporter un peu d’exotisme, et le tour était joué.
    Le Yaoi a suivi dans une optique similaire, le scénario en moins ^.^

  5. Tata Simone permalink
    August 5, 2009

    “Je ne suis pas d’accord avec toi pour le shojo, on peut très bien aimer le shojo ET le yaoi. Ces deux genres ne sont pas inconciliables.”
    > Je sais, je n’ai jamais dit que je n’aimais pas le shojo. Juste que le manga pour filles comme on en publie à la pelle, j’ai du mal. Au hasard? Les Yuu Watase, Galism, hot gimmick, Royal 17 et consorts, Fruits Basket (que j’ai néanmoins acheté pour Kyo), etc.

    Gemini, les relations entre hommes et femmes sont encore souvent du type dominant/dominée. Qu’on soit au Japon où c’est particulièrement fort, aux Etats-Unis ou en France.

  6. August 5, 2009

    Gemini qui me repique tout mon argumentaire ;p

  7. Natth permalink
    August 5, 2009

    J’ai aussi trouvé ton article très intéressant ^^
    Il y aurait pleeeein de choses à dire sur le sujet, mais je vais éviter dans un simple commentaire.

    Pour les fanfics Gundam Wing >> Peut-être faisais-tu comme moi et virais-tu inconsciemment les histoires qui te semblaient nulles dès le résumé (quand celui-ci était compréhensible) ? D’un autre côté, il y avait beaucoup moins de fanfics Yaoi à la grande époque de GW.

    Concernant l’accueil du Yaoi >> Il y a aussi des filles férocement opposées au genre, donc je ne suis pas sûre que ce ne soit qu’une question de sexe. D’un autre côté, un genre fait par les femmes, pour les femmes, avec des productions et des discussions de fanEs… Bref, un genre où ils peuvent être totalement absents sans que cela ne dérange personne, mais où leur image idéalisée est un objet de fantasmes… C’est peut-être effrayant pour certains :) . Maintenant, il y a quand même 20% de lecteurs masculins et quelques hommes mangakas, comme Hirotaka Kisaragi (que tout le monde prend pour une fille sur les sites que je consulte. J’imagine le choc s’il est invité un jour en France XD ). Concernant les filles, je ne sais pas. Peut-être est-ce paradoxalement le fait que les femmes soient absentes du BL qui les bloquent…

    Concernant le pourquoi >> J’aime bien l’idée selon laquelle la fille peut s’identifier tour à tour à chaque membre du couple, au lieu de se limiter à un seul. Vu qu’il s’agit de deux hommes, c’est quelque chose qui doit se produire assez facilement (mais qui reste inconscient bien sûr), car une fille n’a pas plus de raison de s’identifier à l’un ou l’autre; En gros, elle peut se voir comme celui qui est pénétré… Et celui qui pénètre ^w^

    Concernant les coiffures féminines >> Le dégradé te permet d’être coiffé en moins de deux minutes chrono sans avoir trois tonnes de mèches qui te tombent dans les yeux. Je préfère, parce que je ne me vois pas avec des cheveux courts.

    Pour l’image de l’homme >> J’ai l’impresison que beaucoup de détracteurs ne comprennent pas que le héros yaoi n’est pas vu comme une femmelette par les lectrices, mais comme un homme de belle stature, bien habillé, sensible, tendre, attentionné, accordant sa juste valeur à l’amour et aux relations humaines… Bref, un modèle de masculinité différent du tas de muscles bourré de testostérones qu’on voit plus fréquemment, mais un homme quand même. Et un modèle bien plus séduisant pour certaines lectrices… Là je parle bien sûr de modèles imaginaires. Je sais très bien qu’il y a plein de garçons réels qui ne se résument pas au tas de muscles ^^;

    Gemini >> J’aurais plutôt dit que le BL était paru après les premiers mangas dont il est issu, les premiers étant appelés shônen ai si je ne me trompe pas (les seuls vrais shônen ai en fait). Le terme BL serait apparu pour marquer la rupture avec les histoires de pensionnaires et pour lancer de nouveaux types d’histoires. Mais ce n’est qu’un détail technique et je suis d’accord avec le reste.

    Bon, je crois que c’est tout pour cette fois ^^

  8. August 5, 2009

    Ialda >> Tu m’as trop bien formé, senpai ^o^

    Natth >> Pour moi, BL et shonen aï, c’est kif-kif et l’un est une traduction de l’autre. Je ne considère pas qu’il y ait une différence entre les deux, sinon une influence du fandom anglophone. Mais je peux me tromper.

    Pour ma part, j’aime lire un bon shonen aï de temps en temps ; par contre, je ne lis pas de hentai et n’ai pas plus de raisons de lire du yaoi.
    Mais au final, je reste malgré tout plus “Mikiyo Tsuda” que “Taishi Zao” (les amatrices comprendront), le shonen aï est un genre que j’apprécie de temps en temps mais qui n’a pas ma préférence.

  9. August 5, 2009

    Je suis d’accord avec Gemini sauf sur un point : En fait tout dépends de à quel fandom on s’adresse; au Japon par exemple, shônen ai est maintenant synonyme de pédérastie
    http://ja.wikipedia.org/wiki/%E5%B0%91%E5%B9%B4%E6%84%9B
    (un paragraphe vers le bas de l’article rappelle l’utilisation de shônen ai dans des shôjos mangas de la période 70/80 et notamment Moto Hagio ou Yamagishi Ryouko mais c’est tout, le terme est obsolète)

    Dans les années 80 et le début des 90s il y a aussi June et le tanbi qui représente une période de maturation où ce type d’histoire ne sont lues que par une frange de lectrices de shôjos, contrairement au BL d’aujourd’hui beaucoup plus mainstream, avec magazines et éditeurs dédiés et une foultitude de mangas chaque mois.

    Petit apparté – Il y aussi la possibilité que les mobiles pour présenter des histoires montrant en scène des homosexuels aient évoluer à travers le temps : ainsi au début des années 70, la pression sociale était encore suffisament forte pour qu’on évite de montrer une héroine engagée de manière active dans une relation amoureuse; d’où le besoin de lui substituer un personnage masculin.

    Le déplacement dans un contexte européen comme justificatif me parait bien vu ;)

  10. August 6, 2009

    Le Yaoi c’est un truc pour les HOMMES … qui aiment les HOMMES :P

    Naaan, plus sérieusement, je suis d’accord avec le fait que des filles (et des garçons) en aient assez de l’héroïne crucruche nunuche des shoujos-petite fille-peluche-téléphone portable rose et qui cherchent autre chose. Moi aussi je prends plus de plaisir à lire/regarder des histoires d’amour où les deux qui forment un couple sont plus ou moins en pied d’égalité (ou qu’au moins l’héroïne utilise un peu ses deux neurones de temps en temps), ça rajoute du piquant à l’histoire, genre comme dans KareKano, Lovely*Complex, Ouran “Yaoi” Host Club, Hataraki Man ( … et là c’est quand je vais me faire troller la gueule ..).

    Mais bon, cet argument explique bien la préférence de certaines filles pour le BL, qui ont une histoire et des personnages travaillés et tout. Mais ça ne suffit pas à expliquer le vrai Yaoi où l’intérêt est de … comment je peux écrire ça … hmmm … de voir deux (ou plus) jeunes éphebes découvrir leur corps ensemble …

    Par exemple, “Gravitation”, j’ai adoré, c’était drôle. “Papa to Kiss in the dark” j’ai eu *beaucoup* de mal … alors que c’est juste 2 OAV … pourtant un truc comme “Papa to kiss in the dark” ce n’est pas erotique ni pornographique. On ne peut pas le classer comme un “hentai pour filles”. C’est juste Zarb’ …

    Bref encore un comment pour rien dire … je devrais faire dans la politique, tiens !

  11. Tata Simone permalink
    August 6, 2009

    Je n’aime pas Papa to kiss in the dark. J’ai pas aimé l’allusion à un quelconque inceste.
    Sinon, pour moi le shônen-ai, utilisé par les fans françaises, est en fait un nom tombé en désuétude du genre shota. Bon, après je me goure peut-être, mais il me semble que c’est ça. Il n’empêche que je l’utilise aussi pour désigner des yaoi “soft”.

    Pour les hommes qui aiment les hommes, ça me donne une idée d’article : comparaison entre un manga yaoi et un manga gay. Ca va faire mal aux mirettes.

  12. Natth permalink
    August 6, 2009

    Personnellement, j’ai bien aimé “Papa to kiss in the dark”, parce que je l’ai trouvé très drôle. Je crois que j’ai plus ri devant ces deux OAV que devant “Gravitation”. Je n’ai clairement pas pris cet anime au sérieux, sinon je pense que j’aurais aussi été gênée.

    Pour l’intérêt du “vrai Yaoi”, c’est pourtant encore plus simple, non :) ? A ce titre, je conseillerais “Boku no sexual harassment”, où les persos font vraiment adultes, “Sensitive Pornograph”, où les adultes font vraiment ados ou “Level C”, où les persos font en sorte de sortir de leur lit de temps en temps.

  13. Glop permalink
    August 6, 2009

    “Alors, oui, pourquoi tant de filles aiment-elles le yaoi? C’est la question que de nombreux garçons se posent, et j’ai, en filigrane, l’impression qu’ils se l’adressent plutôt à eux-mêmes : pourquoi ne m’aime t-on pas moi, moi qui suis en 3D, en chair et en os?”

    Je me suis arrêté de lire ici, vu que ce fut le plus grand facepalm de l’univers.

  14. Tata Simone permalink
    August 6, 2009

    Boku no sexual harassment > owi, l’épisode du maïs est génial xD

    *edit* désolée Ialda, mais mon antispam refuse les liens hypertextes car j’ai récemment subi une attaque de masse de bots mal intentionnés voulant faire acheter aux visiteurs de mon blogue du viagra à pas cher. Et vu que j’ai encore paré 3 attaques hier de trucs incompréhensibles, je crois que je n’enlèverai pas de sitôt… J’ai remis ton commentaire original par contre ^^

  15. August 7, 2009

    “Boku no sexual harassment > owi, l’épisode du maïs est génial xD”

    Euhh … du maïs … euh … des épis de maïs … dans un yaoi … Euuuuhh … non, je ne veux pas savoir. Je me contenterait juste de dire que jouer avec la nourriture c’est mal ! :D

    Sinon, la raison pour laquelle nous les garçons on se pose toujours la question de “pourquoi tant de filles aiment le yaoi?” c’est parce que quand on va en convention ou autre événement où il y a un rassemblement de fans de yaoi, ou tout simplement quand on rencontre une fille fan de yaoi on se dit :
    “Mince … elle est fan de yaoi … ça veut dire que si je veux la draguer, si je veux attirer son attention, va falloir que j’aille peloter mon pote Robert :S ”
    … et ça, quand on est un garçon qui aime les filles, on n’a pas forcément envie de le faire :P

    L’une des plus vielles (et plus efficaces) techniques de drague au monde, c’est de s’intéresser (ou du moins, faire semblant) aux centres d’intérêt de l’autre … Mais quand celui-ci c’est le yaoi … pour un garçon, c’est dur :P

  16. Tata Simone permalink
    August 7, 2009

    Effectivement, tu n’as pas envie de savoir. Mais nous, on sait :D

    Se comporter comme un mec normal pour draguer une yaoiste, ça marche aussi, et même mieux. D’ailleurs, si mon copain actuel avait commencé à peloter un autre pour me plaire, j’aurais fui direct. Heureusement, ce n’est pas le cas :3. Il ne s’intéresse pas du tout au genre et j’essaie de ne faire aucune allusion au sujet lorsque nous sommes ensemble. Un fantasme reste un fantasme.

    Je ne pense pas qu’une yaoiste n’ait qu’un seul centre d’intérêt, à moins qu’elle ne s’intéresse à rien. Et là, on peut commencer à avoir peur. Sinon, il existe des yaoistes mariées et heureuses, avec homme et enfants. Et il y en aura de plus en plus.

  17. Natth permalink
    August 7, 2009

    Euhh … du maïs … euh … des épis de maïs … dans un yaoi … >> Si tu n’aimes pas le maïs, c’était pas mal aussi avec la bouteille de whisky ^w^

    ça veut dire que si je veux la draguer, va falloir que j’aille peloter mon pote Robert :S >> C’est quoi cette idée bizarre O_o ? Cela voudrait-il dire qu’une fille qui pelote une copine a plus de chances avec toi :P ? Parce que j’ai déjà vu cette réaction de la part de garçons qui n’apprécient pas le Yaoi…

    Sinon, +1 avec le message de Tata.

  18. August 7, 2009

    Pour en revenir à l’héroïne de shôjo “traditionnel”, je me demande si elle n’est pas préférenciellement une adolescente non pas pour que la lectrice puisse s’identifier à elle, mais parce qu’à l’origine seule une adolescente pouvait vivre quelque chose d’un tant soit peu originale ; une fois adulte, elle aurait été mariée et mère au foyer, il n’y aurait plus rien eu à raconter sur elle.

    J’en profite pour rebondir sur Yuu Watase et ses héroïnes : chez elle, je crois qu’il serait plus juste de parler d’un personnage principal naïf (et non cruche) et volontaire, mais entourée de filles mesquines, méchantes, et même cruelles.
    Cette mangaka a sûrement subi une enfance/adolescence très difficile – je ne serais pas surpris qu’elle ait été victime d’ijime – et vous remarquerez que l’ennemi de l’héroïne est systématiquement le personnage le plus proche d’elle au début : frère, soeur, meilleure amie, etc… Sauf peut-être dans Ima-Doki, même si Saïonji n’a rien d’un ange.
    Ainsi, l’auteur s’incarne dans son héroïne, confrontée à un monde qu’elle est trop gentille pour appréhender ; elle donne des autres filles des images généralement odieuses.

    A ce propos, j’ai souvent remarqué que les images de la femme les plus avilissantes venaient généralement des femmes elles-mêmes. Bon, nombre d’hommes ont coutume de ne dessiner que des bimbos, mais elles ont souvent plus de personnalité et de courage.
    Heureusement, il existe toujours des exceptions (Gals! par exemple).

  19. Natth permalink
    August 7, 2009

    Les femmes sont cruelles entre elles, c’est bien connu ^w^

    Plus sérieusement, il ne faut pas non plus oublier que bon nombre d’auteurs de mangas sont très dépendants de la volonté des éditeurs : la liberté artistique, c’est un peu du flan dans ce milieu. De plus, pas mal de créatrices de shôjo sont encadrées, limite cornaquées, par leur maison d’édition, et ce dès la fin de leurs études. Sachant que la majorité des éditeurs sont des hommes, j’ai du mal à ne pas voir un lien de cause à effet… S’ensuit des mangas à l’aspect “neuneu” et photocopié, où la plupart du temps l’image de la femme n’a pas grand-chose de réaliste. Pour ma part, j’ai moins de mal à m’identifier à un héros de BL qu’à une héroïne de shôjo >_>

    Pour Yuu Watase, je ne sais rien à son sujet. Sinon, c’est sans doute une question de point de vue, mais je trouve ses héroïnes vraiment cruches. Il y a des moments où la naïveté rejoint un peu trop la c****rie pour rester supportable. Mais mon seuil de tolérance est peut-être différent parce que je suis une fille XD

    Ce qui m’inquiète surtout est que la dame s’est lancée dans le BL et que Tonkam va sortir les 3 volumes de Sakuragari à 15€. S’ils sont bons, je n’hésiterai pas à les acheter. Sauf que j’ai un peu peur qu’elle pousse la logique du uke féminin un peu trop loin… Bon, je n’ai vu que quelques pages, mais il m’a l’air d’être un beau cruchon lui aussi ^^;

  20. August 7, 2009

    > “ça veut dire que si je veux la draguer, va falloir que j’aille peloter mon pote Robert :S >> C’est quoi cette idée bizarre O_o ? Cela voudrait-il dire qu’une fille qui pelote une copine a plus de chances avec toi :P ?”

    Hmmm … nope, pas forcément. Par contre, si elle pilote un meccha piou-piou, elle commencerait avec une longueur d’avance :D

    Bref, sinon, à part ça, grace à votre article et vos commentaires je crois comprendre un peu plus le phénomène des Yaoistes, comme quoi ça répond a une partie des demandes d’un public feminin ado-adlute un peu délaissé par nos éditeurs de manga/BD franco-belge.

    Par contre, il reste encore un autre grand mystère des yaoistes. Genre quand on va en convention et qu’elles se rassemblent autour du stand qui publie le doujin raccontant les déboires de dans la chambre à coucher, en tant que garçon, on ne peut se poser que la question suivante :
    ” Why are they so noisy ??? ” :D

    Aïe! Aïe! Pas tapper !!!

  21. Tata Simone permalink
    August 8, 2009

    J’ai lu le début du BL de Yuu Watase et il est vraiment sympa, bien que très sombre. Après, ce que je reproche principalement à la mangaka, c’est qu’elle n’a pas de constance dans le scénario de ses manga, qui démarrent toujours très bien mais tombent à mi-parcours dans la mièvrerie et le neuneu. Ses deux séries principales, Fushigi Yugi et Ayashi no ceres n’y échappent pas.

    “” Why are they so noisy ??? ” ”

    > je ne répondrai pas à la provocation xD

  22. mounjiin permalink
    August 15, 2009

    dis, j’ecris un article sur le yaoi et je voudrais savoir si je peux t’empruntercet article qui est plutot pas mal. peut tu me repondr rapidement s’il te plait?

  23. August 16, 2009

    Cet article est juste excellent. :D
    J’ai bien envie d’y faire un article réponse…

  24. Tata Simone permalink
    August 16, 2009

    Mounjiin, je préfèrerais que tu fasses ton propre article, quitte à ce que tu cites le mien. Si tu veux le garder entier, je préfèrerais dans ce cas-là que tu mettes un lien vers mon article au lieu de le reprendre chez toi… En citant la source (moi) dans tous les cas. Merci beaucoup d’avoir demandé en tout cas ^^

    Sinon, amana, pas de problème ;3

  25. August 19, 2009

    Et puis il y a le Boy’s Love, l’équivalent commercial du yaoi, que je nomme sur mon blog aussi yaoi, par commodité et flemme (4 lettres contre 9, yaoi wins par KO)

    BL, ça fait deux lettres.

    C’est de plus un amour de deux personnes qui sont sur un pied d’égalité, ce qui est un point important en faveur du yaoi. En effet, les deux hommes sont considérés comme égaux, à part au lit, de par leur nature d’homme.

    J’ai beaucoup de mal à y croire. Okane ga nai est loin d’être l’exception ; la distinction extrêmement forte entre seme et uke est extrêmement présente dans une très large majorité des œuvres, et il s’il y a un moyen d’avoir une chance d’entrapercevoir une relation entre deux personnages sur un pied d’égalité, ce n’est surtout pas dans le BL qu’il faudra aller la chercher.
    Alors certes, ce paramètre a pu jouer dans la génèse du genre, comme l’explique Gemini plus haut, et pour la même raison que l’on a beaucoup de travesties dans le shoujo manga. Néanmoins, je doute qu’il joue dans l’appréciation du BL moderne par les filles d’aujourd’hui.

    C’est pourquoi je ne comprends pas vraiment pourquoi il y a une telle défiance à l’égard du genre parmi le public masculin

    idem.

    Aucun rapport, le yaoi prétend avoir une histoire, les scènes d’enfilage ne sont que la cerise sur le gâteau

    lol. Repense un peu l’étymologie du mot.

    dans le hentai, on sais bien pourquoi on est là, on s’en fout un peu de la psychologie des personnage, et l’histoire n’est là que pour faire joli ^^

    À retenir, les histoires d’Air, de Kanon, de ef, de Tsukihime, ou encore de KGNE ne sont là que pour faire joli. C’est bon à savoir.

  26. Tata Simone permalink
    August 19, 2009

    “BL, ça fait deux lettres.”
    > wai, mais faut appuyer sur shift ou maj en plus.

    “J’ai beaucoup de mal à y croire. Okane ga nai est loin d’être l’exception ; la distinction extrêmement forte entre seme et uke est extrêmement présente dans une très large majorité des œuvres, et il s’il y a un moyen d’avoir une chance d’entrapercevoir une relation entre deux personnages sur un pied d’égalité, ce n’est surtout pas dans le BL qu’il faudra aller la chercher.”

    > Je suis d’accord, d’ailleurs mettre une illustration d’Okane ga nai était peu à propos pour illustrer cet article. Mais quand on regarde bien le manga en général, la fille est souvent mise en retrait et doit rester passive parce que c’est une fille. Dans le manga yaoi, le uke n’est pas protégé parce que c’est un homme (logique hein), mais parce qu’il est souvent plus faible que le seme, ou d’un tempérament plus doux, crédule et j’en passe.
    Il fait vraiment trop chaud -_-

  27. Lulu permalink
    September 3, 2009

    Je trouve que tout ce que tu as dit est parfaitement vrai, je ne le voyais pas du tout comme ça, mais une fois lu, ça a éclairé ma passion pour le yaoi d’une autre façon…
    Je recommence à écrire soutenu moi…
    Enfin bref, bravo pour ce texte plein de sens !!
    Bisous
    Lulu
    * note les noms des mangas pour aller farfouiller voir si ils sont en vente… *

  28. hana permalink
    October 9, 2009

    CE QUE TU DIS EST VRAI§ SINON? J4AIMAIS BIEN MIZUKI DANS HANA KIMI 5OUAI HANA KIMI N4EST PAS UN SHOJO DE BASE ENFIN POUR MOI IOI° MAIS DANS LE VOLUME 23 LA MANGAKA EN A FAIT UNE VRAI CRU ELLE VEUT M¨ME PAS COUCHER AVEC SANO LE MEC THE CANON IL EST L0 SUR SON LI IL LUI TENDS LES BRAS ET ELLE ELLE VA SE COUCHER 0 COTE DE LUI ET RIEN QUE DALLE§§ 23 VOLUME POUR 9A ET VOIR UN SANO AUSSI FURTRE QUE LE LECTEUR ET BIEN LA LA MIZUKI JE PEUX PLUS LA SAQUE§ FRANCHEMENT ELLE FILLE A A CE QU4ELLE VOULAIT ET ELLE EST PAS CONTENTE AU DERNIER MOMENT ELLE DIT NON COMME SI VOUS TROUVIEZ UNE VALISE DE BILLETS ET QUE VOUS LA RAMENIER A LA BANQUE § HONTE A LA MANGAKA SINON CEST VRAI QUE LES PERSO MASCULIN MM DANS LES MANGA CLASSIQUES FONT BEAUCOUP MOINS CRUCHE QUE LES HEROINES JE TROUVE ENFIN SAUF CERTAINS CAS IOI DE TOUTE MANIERE J AI TOUJOURS EU DU MAL A SUPPORTER PAS MAL D HEROINES JE SAIS PAS ELLES FONT TROP PETITES FILLES TROP INNOCENTES PAS TOUTES MAIS C EST VRAI QUE BEAUCOUP SONT CRUCHE IOIMAIS ILS EN A DE GENIALES GENRE AYUMU DE LIFE VOILA UNE FILLE REALISTE MAIS BON DANS CERTAINS YAOI J AI TROUVE DES UKE ILS PENSAIENT TELLEMENT COMME DES FILLES JE SAIS PLUS LES TITRES EN PLUS ILS AVAIENT DES MANIERES TROP EFFEMINES QUE J AI PAS PU LE LIRE JUSQU AU BOUT;;;COMME QUOI SINON TORHU DE FRUIT BASKET CERTES ELLE EST CRUCHE MAIS JE LA SUPPORTE ENCORE CAR ELLE SAIT RESTE DISCRET C EST PAS LA NUNUCHE QUI OUVRE SA BOUCHES POUR DIRE DES ANNERIES MAIS FRANCHEMENT A LA FIN DU MANGA JE PREFERAIS KAGURA ELLE ME FAISAIS DE LA PEINE A RESTER SEULE COMME UNE CONNE ALORS QU ELLE AIME KYO J AURAI PREFERE QU IL FINISSE AVEC ELLE CAR SOUS SES AIRS DE STUDERE C EST UNE BRAVE FILLE; SINON DES PERSO COMME MACHI RESTE EXELLENT ET SUPERIEUR A TORHU D AILLEURS VIVE YUKI X MACHI TRES KAWAI

  29. arnaud lenoir permalink
    October 13, 2009

    moi je suis un mec et j’adore le yaoi je sais pas pour quoi je trouve a trop mimi c’est peut etre parce que je suis gay et que je me vois dans les histoire je sais pas si il y as des mec qui aimme le yaoi qu’il me le disent pour qu’on puissent parler a+++

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