ça me saoule
Rhaaa, pourquoi il n’y a rien de bien qui sort en ce moment en manga, hein? Y’a que de la daube, ça me saoule -_-
Sauf que j’ai vu que le tome 21 de l’habitant de l’infini est sorti! J’ai contemplé en magasin, émue, la couverture, qui je dois le dire est superbe. Ca me donne encore plus envie de l’acheter pour le lire, comme les 6 autres que je n’ai PAS ACHETES!!! (oui les 3 points d’exclamation sont nécessaires.)
Pourquoi me direz-vous? Ben c’est super simple : l’histoire devenait trop chiante et gore à mon goût.
Petit flash-back : à l’époque où j’étais encore jeune et insouciante (au lycée, quoi), je suis tombée par hasard au détour d’un rayon de bibliothèque sur le tome 3 de la série susnommée. Enfer et damnation! Il n’y avait pas le premier. D’ailleurs, après toutes ces années, je crois que la bibliothèque ne l’a toujours pas acheté et je ne comprendrai décidément jamais pourquoi. Enfin bref, je le pris et je m’embarquai pour un monde de merveilles jusque là inconnues.
Déjà, je n’y avais rien compris. D’accord, on ne commence pas une série par un volume 3, mais jusque là je m’en étais bien sortie, vu qu’on me prêtait tous les manga que je lisais et parfois dans un ordre pas vraiment logique.
Ici, les gens se battaient dans tous les sens, l’histoire n’avait aucun parfois aucun sens, les bulles étaient inversées, tout le monde était gaucher et avait le coeur à droite. Oui je sais, aujourd’hui ça choque. C’était, comme je le sus plus tard, de la faute de Casterman qui n’était pas foutu de faire correctement son boulot et qui vendait des bouquins merdiques aux couleurs de police de titre à faire pleurer un daltonien (rouge pourri et bleu pourri pareil).
Le dessin était fouillis, je n’avais jamais vu de manga pareil : on aurait dit que le dessinateur n’avait pas gommé le brouillon avant de mettre au propre à l’encre de Chine, mais tout compte fait pas si moche.
Six mois après, je fis l’acquisition des trois premiers tomes. En sortant de la boutique, j’étais aux anges, comme transportée, nimbée d’un halo de lumière estivale qui entourait mes cheveux d’or… bon je crois qu’on va arrêter là (et d’abord je suis châtain). Enfin bref, contente quoi. Jusqu’à ce que j’aie l’idée de les mettre dans mon sac, un bon vieux sac Eastpak un chouïa pourri à fermeture un peu coincée à cause de la martyrisation quotidienne. Et là, C’EST LE DRAME. Je me rends compte (oui à partir de là je parle au présent) que ce PUT*** d’éditeur n’est pas foutu de nous faire une couverture correcte. A l’arrivée, je me retrouve avec un manga à la couv’ bousillée à cause du frottement. Sympa, les petits bouts de noir qui s’en vont.
Mais je peux enfin lire les 2 1ers tomes. Et je tombe raide dingue accro de ce manga. Pour aller jusqu’à acheter la suite et attendre la suite comme une masochiste abrutie fanatique. Qui tarde à venir. Qui tarde VRAIMENT à venir. Les volumes sortent au compte-gouttes, genre 1 par an quand on a de la chance, avec des couvertures noir et blanc plus moches les unes que les autres et une adaptation aux cases retournées à provoquer un autodafé devant le siège social de l’éditeur.
Et puis vint le second drame. La refonte de la branche “manga” de Casterman et l’apparition du label “Sakka” (Boilet et “sa” manga…), dans lequel est classé ce manga. Qui est réédité. Avec des couvertures dignes de ce nom (qui ne s’effritent pas) et en couleurs. En sens japonais. Et surtout, avec une NOUVELLE traduction.
Pendant ce temps-là, on regarde sa collection pourrie et on pleure. Parce qu’on s’est fait proprement avoir.
Mais il reste l’histoire et les personnages, me direz-vous. Ben justement, j’y viens. L’histoire du début était prometteuse, très prometteuse même. Et puis ça dévie au fur et à mesure des rebondissements du scénario, pour arriver aux volumes 14-15, après une scène de torture et de viol en réunion, à d’autres scènes de torture et de coupage intempestif de bras, jambes et autres appendices du héros (immortel) dans des buts plus ou moins avoués de transmission de l’immortalité de Manji à d’autres personnes. Et là j’ai bloqué. Parce que c’est de la violence gratuite, de la barbarie, qui n’apporte rien à l’histoire et qui mériterait largement un GROS logo d’avertissement pour les esprits et les estomacs les plus fragiles.
Mais il n’en est rien. Au contraire, on encense ce manga comme s’il était une oeuvre d’art, alors qu’on en juge certains autres comme étant “hyper violents“. Mais à quelle dose de violence passe t-on du statut de “torchon” au statut d’”oeuvre” auprès du public français?
A partir du volume 19, ça s’améliore. Mais je jure que si j’ai un jour des gosses, je cache ce manga dans un endroit bien fermé à clé, parce que je n’ai pas envie qu’ils en fassent des cauchemars. Et j’attendrai qu’ils aient une maturité d’esprit suffisante pour les ressortir.
Bonsoir à vous.
“Parce que c’est de la violence gratuite, de la barbarie, qui n’apporte rien à l’histoire”.
Je voulais simplement dire que je n’étais pas d’accord avec cet avis. La violence des scènes de dissection ne sont pas gratuites, loin de là. Elle permettent de definir l’ennemi de Manji, de mettre en relief leur caractere monstrueux alors qu’ils insistaient sur le fait que ce soit Manji le monstre. De plus, c’est un travail d’usure psychologique, a la fois pour le lecteur (totalement d’accord pour le macaron -18) mais aussi pour les personnages. Il suffit de voir comment se termine les experiences et dans quel etat est le … “docteur” ^^
Sur ce, bonne continuation.
Goumiliov Le Kuskoy.