Note avant de lire le reste : cet article est une réponse à l’article de Lux trouvable ici. J’avais prévu au départ de faire un petit commentaire, qui s’est rapidement transformé en bouquin en 3 tomes avec bibliographie, et là vu que j’ai un peu paniqué j’ai fini par en faire un article. Long article, désolée.

Je suis d’accord en tout point avec son article, que je ne vais donc pas paraphraser, mais (j’espère) apporter un point de vue différent. Sinon vous pouvez me trucider sur la place publique.

Je vous préviens, on parle de moi. Et pas que de moi : de filles que j’ai connues, des amies, des filles de ma famille, des filles sur le Nain Ternet.

Je suis une fille et je rote, je pète, je fais caca et pipi, je regarde du porno et j’aime bien, d’ailleurs j’en parle et j’en rigole avec des copains. Je sais que c’est “pour du faux” et que ce sont des acteurs qui jouent dedans. Au même titre que Colin Firth qui joue M. Darcy dans la série Orgueil et préjugés (c’est dla série qu’elle est géniale) et qui met sa vie en danger quand il plonge dans le lac de sa propriété de Pemberley.
Je me considère comme féministe. Pourtant ne suis pas d’accord avec les féministes qui mettent tout sur le dos du porno. Les garçons qui regardent du porno ne se transforment pas forcément en loups affamés de chair fraîche, qui vont violer en masse ou exiger de leur copine de faire tout ce qu’il y a dans leur film préféré. D’accord, le porno n’est pas vraiment une école de bon goût, mais ceux qui mettent tous ceux qui regardent dans un même sac font une généralisation vraiment dérangeante. C’est bien connu, un mec ne sait pas faire la différence entre le vrai et le faux lorsque ça concerne un domaine en-dessous de la ceinture… N’importe quoi.
Ca m’énerve, tout comme les gens qui mettent un joli commentaire sur un site de prévention déjà bien médiatisé (j’ai l’impression qu’ils ont enlevé le commentaire que je visais spécialement et plein de lulz, tant pis, je mets le lien). Mon oeil, rédiger un commentaire d’un soit-disant parent qui veut protéger sa fille est vraiment très facile à écrire pour qui veut choquer ou faire réagir.
D’ailleurs, jpeux faire pareil :

Chantal, 45 ans, maman d’une fille de 18 ans :
“au départ, j’étais vraiment très réticente au sujet du porno. Avec tout ce qu’on voit à la télévision, j’avais vraiment peur pour ma fille. La laisser partir seule faire la fête avec des copines pour rencontrer des garçons me laissait mal à l’aise. Maintenant, c’est une actrice connue et elle gagne plein d’argent, elle est heureuse et moi aussi! Comme quoi, le porno peut vraiment révéler le potentiel des filles un peu simples d’esprit” (huhuhu)

C’est réaliste hein? :D . Bref, le porno, c’est rigolo tout plein, même si je préfère le hentai, les lois de la gravité n’ont en général pas cours dedans et les poitrines sont plus grosses.

Enfin, fini le rigolo, j’entre dans le vif du sujet.

Depuis toute petite, on apprend à une majorité de filles à être jolie, mignonne, gentille, serviable et disponible (dis bonjour à la dame !). On leur donne des Barbie, des bébés, des cuisines, des ensembles de ménage. On leur apprend à faire la cuisine et à préparer la table. Personnellement, j’ai aussi eu des voitures, un Mecano et je faisais des trous dans le bac à sable chez mes grands-parents pour construire des puits et des réseaux hydrauliques (ils fonctionnaient tous) à base de pailles et de Tupperware. Mais j’ai aussi appris à être douce, gentille, à mettre la table et faire la vaisselle. Car c’est ce qu’on apprend à une fille. Je ne remets pas en question l’éducation, mais on nous apprend tout de même à ne pas hausser la voix, à être diplomates, serviables et à faire les tâches ménagères encore en majorité. Et on nous rabâche encore pas mal qu’une fille doit fonder un foyer, faire des enfants et les élèver, selon une tradition immuable.
Cette pression s’exerce un peu moins sur les garçons, mais on le soumet aussi à un bon lavage de cerveau. Pas de Barbie pour un garçon. Pas de bébés à changer, pas d’ensemble de ménage, mais des voitures, du Mecano, des Lego et « des trucs de garçon », pour devenir un homme, un vrai, un tatoué. Mon cousin espagnol a appris, quand il était petit, à faire de la broderie au point de croix avec ma mère par curiosité, mais il n’en a quasiment pas parlé chez lui, alors que manifestement il a aimé en faire plus que moi. Il a aussi joué à la Barbie. Mais il n’en a apparemment rien dit non plus quand il est revenu chez lui. Cela ne nous a pas empêchés de jouer à des « jeux de garçon » non plus avec mes voisins et voisines. Il est ensuite devenu un vrai petit macho des années plus tard.

Bref. Le problème des filles n’est pas le porno, mais sans doute leur propre cerveau. Petite fille, on dit des choses que la petite fille vivra adulte, mais sans évoquer la phase de transition. On dit à la petite fille qu’elle deviendra maman, mais sans évoquer la sexualité et les garçons. Dans certaines familles, on ne parle pas de sexualité, comme si on était encore à l’ère victorienne et que le sexe, c’est mal. Et les garçons extérieurs sont diabolisés par certaines mères (et pères aussi), vus comme des assoiffés de porno ou des connards piqueurs de leur fille dont il faut se protéger, comme si les IST n’étaient pas plus importantes à éviter. D’ailleurs, encore à notre époque on ne demande encore pas à un garçon adolescent de sortir avec une fille normale et bien équilibrée, il faut « qu’il se fasse son expérience » et la fille avec qui il sort sera de toute façon plus dénigrée que lui. Alors qu’une fille du même âge sera beaucoup plus protégée et surveillée, on jugera plus de la capacité du garçon avec qui elle sort à fonder une famille (on m’a demandé si je comptais m’installer avec mon mec à chaque nouvelle relation… et ma famille n’est pas foncièrement rétrograde.). Comme si les filles devaient, une fois qu’elles sortent avec un mec lambda, assumer, se poser et faire des enfants. Sans penser qu’une fille comme un garçon a une sexualité et que si elle sort avec quelqu’un c’est peut-être purement sexuel (ou pas). C’est pour cela que certaines filles choisissent au final… de tout cacher et de ne pas en parler à leur famille, à leurs amis.

On dénie encore souvent à la fille une capacité de jouir sans se préoccuper du reste, alors qu’elle a maintenant tous les moyens à sa disposition pour le faire : moyens de contraception au point, traitements contre beaucoup d’infections sexuellement transmissibles avec tests de dépistage peu onéreux ou gratuits. Et on lui dénie aussi l’intention de le faire : la fille qui est vue comme trop portée sur la chose et sort avec trop de garçons devient une traînée, une nymphomane. En découle une schizophrénie que certaines filles vivent au quotidien : se lâcher dans sa vie sexuelle mais pas trop. Faire une fellation, mais pas trop longtemps, ou éviter de montrer qu’on aime ça, ou refuser certaines pratiques. Pour ne pas devenir la “pute” du coin, qui concentre les médisances et les racontars, parfois propagés par ses proches ou son copain. Et donc, in fine, ça ne pousse pas les filles à faire leur expérience, en privilégiant le repli sur soi et les fantasmes stériles (les chevaux, toussa, xD), quitte à être critiquées parce qu’elles n’ont personne et n’ont pas de vie sexuelle (cherchez l’erreur). Et d’avoir peur de mecs francs qui ne proposent pas de choses romantiques en accord avec l’idéal qu’on rabâche aux filles (l’idéal du mec romantique 24h/24, je le cherche encore…), mais beaucoup de sexe, avec ou sans relation à la clé, sans se prendre la tête ou s’engager (je n’ai pas dit non plus que ça devrait être une norme, faut pas se jeter à la tête du premier homme dans la rue tout de même hein u_u). Et qu’au final, tous les mecs deviennent des « connards ».

D’ailleurs, les gynécologues n’aident pas à se sentir dans son bon droit. Infantilisants, moralisateurs, parfois complètement ignares, certains appliquent à leurs patientes un mode de pensée qui est le leur, sans respecter leur vie sexuelle, qui est pourtant une part importante de la vie de la plupart des femmes adultes. Pour d’autres, la sexualité est liée à la reproduction, d’ailleurs il n’y a presque plus de gynécologues médicaux, au profit des gynécologues obstétriciens… qui s’occupent de la femme enceinte. Parfois, ils bafouent complètement les droits de leurs patientes au nom d’une morale trouvée on ne sait pas où : on m’a raconté l’histoire d’une jeune fille qui a eu ses trompes ligaturées sans son accord après avoir subi un avortement. Je ne sais pas si cette histoire est vraie, mais ça ne m’étonnerait pas plus que ça. Une gynéco m’a bien conseillé à mots couverts de quitter mon homme parce que je n’avais plus de libido, sans que la pilule que je prends, aux hormones « naturelles » et nouvellement mise sur le marché ne soit remise en question. Et elle m’a donné une ordonnance de pilules et de gel lubrifiant en plus sans broncher (à mes frais bien sûr, rien n’est remboursé), en m’engueulant en prime pour avoir songé à me faire implanter un stérilet. Ça peut paraître déprimant, mais mon expérience n’est vraiment pas un cas isolé. La recherche d’un « bon gynéco » qui ne juge pas ses patientes et fait son boulot normalement, en étant humble et donnant les meilleurs conseils sans faire la morale en même temps est difficile. Et en général les bons médecins ne prennent plus de patientes.

Et quand les journaux féminins s’en mêlent…. C’est la catastrophe. Car ils propagent toujours la même image des femmes sans changer les grands stéréotypes (la recherche du prince charmant, toussa…) d’un iota, malgré des airs de parole libre et sans tabous. Je n’accorde aucun crédit à ces magazines qui me prennent pour une conne, mais ils se vendent encore bien. Alors soit les femmes qui les achètent sont comme moi et les achètent pour se reposer les neurones, soit elles suivent leurs conseils. Et là ça peut être dramatique. Et ce n’est pas les sites internet genre educationsensuelle/sexuelle.com qui vont changer la donne. La fille est vue comme passive, étoile-de-mer-like, face aux prédateurs masculins actifs….
Stop, je commence à avoir une migraine et des envies de meurtre. Alors quand je pense à toutes ces filles qui considèrent toujours qu’elles ont un “trou” noir et dégueulasse à la place du sexe, j’ai envie de faire un meurtre de masse et de pleurer un bon coup ensuite.

Donc je crie bien haut et fort, avec tous les autres qui ont déjà fait (mieux que moi) des articles sur le sujet : Les filles ont une vie sexuelle et ont un sexe tout court. Point. Qu’elle commence à 14 ou à 30 ans, les filles ont le droit à une vie sexuelle avec qui elles veulent et comment elles veulent. Que ce soit avec un « connard » ou pas. Que ce soit consensuel ou pas. Qu’on veuille des enfants ou pas. Que des gens extérieurs soient d’accord ou pas. Laissez-nous vivre et faire nos propres expériences, et qu’on cesse de nous dénigrer en nous pointant du doigt, nous et notre sexe, en y apposant une pancarte “sale”. Et ce n’est pas parce qu’on sort avec un « connard » qu’on va vivre avec ! Mais tout simplement parce que le sexe est aussi une composante essentielle qui nous attire vers quelqu’un plutôt qu’un autre. Pas la peine donc de se demander « qu’est-ce qu’il a de plus que moi ». Il en a juste une plus grosse, ou il s’en sert peut-être d’une meilleure façon, ou il nous fait comprendre qu’on n’est pas une masse noire, chevelue et qui sent mauvais, mais que nous sommes belles. Et oui, ça compte. Sans doute pas pour décider de se marier avec, mais certainement pour prendre du bon temps et s’accepter. Je défends le droit des filles à sortir avec des « connards » qui savent se servir de leur matos et de ne pas en avoir honte. Personnellement, je suis sortie avec ce genre d’homme après une relation pas très satisfaisante avec un mec « normal » qui ne connaissait rien à rien. Ce fut un an de feux d’artifice, qui a changé mon point de vue sur pas mal de choses. Ma relation n’était pas du tout bien vue par mes parents, mais je m’en suis foutue, à raison. Je savais ce qu’il était et je n’avais aucune illusion de la fin de notre relation, mais j’en ai tiré beaucoup de choses positives. Maintenant, je sais ce que je vaux et ce que je veux. Je sors depuis avec mon chéri :3 (avec qui j’ai l’intention de rester longtemps) qui est plus dans la « norme », c’est à dire plus socialement acceptable par mes parents, mais avec qui le jeu a été clair dès le départ. Je ne lui ai rien caché, lui non plus, n’empêche que ça fait du bien.

De ce fait, je pense que les parents ont un grand rôle à jouer dans la transition de l’enfance à l’adolescence, de prodiguer des conseils mais de ne surtout pas juger son enfant. Cette transmission est trop souvent taboue ou négligée, il faut dire que ce n’est pas toujours facile u_u Ne pas parler du corps qui change, des règles, de la contraception, des nouvelles possibilités peut conduire à des réactions extrêmes que j’ai pu constater, très limites sur le plan sanitaire. Le fait que certaines filles n’acceptent pas leur nouveau statut est pas mal imputable aux parents et à leur entourage, mais on pourrait aussi parler des garçons qui n’ont pas plus de conseils (et les médecins n’aident pas). De même, les cours d’éducation sexuelle et de contraception sont beaucoup trop négligés… J’ai dû avoir 2 cours de ce type. Et non, les adolescents et jeunes adultes ne savent pas tout de la contraception et du sexe, voire n’en savent rien du tout (personne n’a la science infuse), surtout quand ça concerne la sexualité des filles, il n’y a qu’à constater les réactions masculines lorsqu’on parle de lesbianisme, proprement effarantes. Le porno n’est qu’une fiction et encore une fois ne peut servir d’éducation (pas plus que la pub) à des adolescents à qui on n’explique rien. C’est comme si on donnait pour exemple type des relations entre les garçons et les filles des films comme Twilight où ils mettent 4 ans à faire des trucs plus poussés que des bisous. C’est caricatural ? Sans doute, mais pas plus que du porno : à la limite c’est encore pire….

Bref, je ne sais pas si j’ai fait un bon commentaire sur la question, mais en tout cas j’aimerais qu’on arrête de prendre les enfants et les adolescents pour des cons. Et qu’on forme mieux les gynécologues.

Faire-part de naissance

Posted July 13th, 2010 by Tata Simone

Tata Simone

est l’heureuse mère du petit Enki, 3 jours, beau bébé tout blanc, incroyablement mignon et à la prise en main très facile et rapide. Son poids est de 1,31 kg. Enki a un bel appétit depuis sa naissance : normal, avec un disque dur de 250Go, il est très glouton et fait le bonheur de sa maman (et de des MP3).

Enki est également très ouvert au monde et très curieux : sa connexion wifi et ses 3 ports USB en témoignent. Il n’a pas de port HDMI, mais sa maman est déjà comblée avec sa grande soeur Urti qui possède aussi un lecteur de DVD. Enki possède par contre une RAM de 1Go lui permet déjà de bien gazouiller pour son âge et d’être multitâche.

Enfin, Enki est un garçon très sage : il est très économe et sa batterie est d’une durée de vie plus que confortable : 7 heures. Enki fait donc déjà ses nuits, pour le plus grand bonheur de sa maman (et de son papa bien sûr).

Pour les photos du bébé, il me manque un adaptateur pour prises américaines, mais vous pouvez déjà voir des premières photos ici.

Par contre, il n’y aura pas de baptême, Enki n’aime pas trop l’eau.

Les titres pourris dans le manga (ben oui ça arrive)

Posted July 10th, 2010 by Tata Simone

Parce qu’il n’y a pas toujours que des auteurs bien inspirés. Par exemple, on se concentre dans l’espoir de sortir un super bon titre, on pousse fort, et hop au sortir des toilettes on colle un beau “Capricieuse route orange” sur son manga tout neuf. Bon, là je vais me faire lyncher par un sama et une créature à poils qui aime le Nutella qui lui colle aux bronches, mais j’assume ^^”…. Enfin, si vous pouviez ne pas taper trop fort, ça m’arrangerait :p

Bon, en même temps, trouver un titre c’est parfois compliqué. Tellement compliqué que certains s’en sortent en proposant des titres qui ne veulent rien dire : sortir un manga s’appelant “La boule du dragon” ou “La marinière de la lune”, c’est franchement la lose. Tellement la lose d’ailleurs que tout possesseur de ce type de manga devrait immédiatement se mettre une croix rouge sur le front au marqueur indélébile pour qu’on le voie bien et qu’on ricane de ses goûts pour les titres de manga pourris. Accessoirement, faire une descente chez les mangaka pour les lobotomiser de la partie du cerveau qui attribue les titres serait bienvenue. Parce que non, je ne vais pas dire de noms, mais attribuer à un manga le nom d’un détergent bien connu des femmes de ménage et des pauvres microbes que ce produit trucide sans pitié, ben c’est triste. *se met une croix rouge sur le front et ricane d’elle-même*

D’ailleurs, j’ai cru remarquer qu’à part des titres du genre “destin/reste nuit”, porteurs de destins bien virils, pleins d’épées et de Saint Graal couillu, le problème est pas mal féminin. Pour votre gouverne, messieurs, “La crise du chewing-gum” n’est plus édité, vous avez eu chaud (à ce propos, j’ai chaud, là il doit faire 30° chez moi, sans doute la cause de la naissance de cet article pas net), mais pas de bol “Les ciseaux de la citrouille” est en cours de publication. Dommage, hein xD.

Pour les dames, on passe toutefois à un autre niveau. Lire “C’est pour ça que je t’aime” ou “phrase sensuelle”, ça peut sérieusement nuire à votre crédiblité si vous tombez sur votre supérieur (ou votre meilleur ennemi) dans la rue. Avec “Sexe profond” (sa soeur “baiser profond” est moins compromettant tout de même mais si c’était possible de mettre un sous-titre à ce manga, j’aurais mis “le manga qui te catalogue dans le genre pouffiasse”), vous vous assurez d’être grillée sur 26 générations et vous taperez une réputation de cochonne, mais hé, fallait pas l’acheter ^^.
Finalement, en shojo, c’est comme au supermarché : des titres pourris, il y en a pour tous les goûts. Vous pouvez choisir les “Perles lyriques” au rayon WTF, un “Papillon qui marche” au rayon Cherche pas à comprendre mais aussi la “Fille pêche” ou tout le “Panier de fruits” au rayon Fruits bizarres, c’est comme vous voulez! Vu que parfois c’est “Fait au Paradis”, vous ne pouvez pas refuser….
D’autant plus que certains font des jeux de mots pourris pour la sortie française : ainsi, “La nuit de l’amour” devient “Le chevalier de l’amour”, hum, perso, je préférais le premier…. A moins que les filles qui aiment les ruches préfèrent le second titre, parce que le miel c’est bon *_* (enfin, sauf quand c’est rose.).

Pour le yaoi… Nan, le yaoi, c’est un cas à part, on n’y touche pas. *Sort son “Le fruit de toutes les convoitises” et le premier tome de “tendre voyou” et s’auto-flagelle dans un accès de folie lobotomisante*

*cache son “L’amour te va si bien” pour ne pas se faire repérer*

Bref, vu que c’est un article fait-à-la-va-vite-sous-pression-nan-je-cafte-pas et qu’il est ‘achement tard, je vais me pieuter. Mais si vous avez des idées de titres pourris qu’il serait bon de dénoncer et clouer au pilori sur la place publique tellement ils sont mauvais (indépendamment du contenu bien sûr), je suis preneuse ^^

PS : j’ai passé mon examen. Pas fameux, mais je devrais pouvoir avoir au moins 1.

Je suis en révisions (ouais, chouette.) et je me prends la tête.

Je me fais des cheveux blancs sur un sujet dont je ne connaissais rien avant de prendre ces cours, jusqu’à ce que je réalise que de toute façon ça ne me servira sans doute à rien puisque mon diplôme de départ n’est pas vraiment reconnu à sa juste valeur (et que si j’ai un boulot en CDD depuis 2 mois, là, c’est un peu par pure chance.). En plus, je n’ai jamais fait de gestion de projet en vrai, chose qui est mise en valeur dans chaque cours. D’ailleurs, les gens qui font comme moi partie de ce cours sont tous beaucoup plus âgés, ont beaucoup plus d’expérience, sont en CDI (le rêve) depuis des années, certains dans des boîtes respectables connues de tous les Français et connues également à l’international.
Donc je patauge pas mal et j’aimerais que tout ça soit déjà fini, parce qu’en plus j’ai un dossier de 15 pages à rendre, pour que je puisse faire mon métro-boulot-dodo quotidien bien mérité. Je ne sais pas encore si je vais me présenter aux examens, si j’ai une chance de les avoir, si je vais comprendre ce qu’on me demande, mais ça me travaille.

Non pas parce que je suis une feignasse, loin de là (enfin si un peu quand même.). C’est juste que je n’ai pas envie de m’investir dans un projet irréalisable, parce que je sais qu’à la fin je serai profondément déçue.

A part ça tout roule : je viens de regarder Diebuster que c’est de la balle, Golgo 13 est GAR, je me suis bien fait spoiler la suite de l’école emportée, Joe de demain c’est génial et Le pavillon des hommes est toujours aussi complexe. D’ailleurs, vu que j’ai maitenant accès à une bibliothèque qu’a l’air bien avec plein de trucs que j’ai pas lu, je vais pouvoir augmenter ma culture générale. Promis, je n’oublie pas Tutu, mais quand j’aurai plus de temps.

Questionnements, excuses et mauvaise foi : le trio perdant

Posted June 11th, 2010 by Tata Simone

… Ou comment les connards de dernière zone prétentieux qui croient tout savoir sur tout et qui détestent le manga sans en avoir lu un arrivent à pourrir la vie des honnêtes gens qui aiment la bédé jap, eux. Car ils existent bel et bien, j’en ai d’ailleurs rencontré plusieurs par le passé et cet article leur est dédié.

Ce matin très tôt à l’heure où blanchit la campagne, toussa, je me réveille et j’ai un mauvais goût dans la bouche. Tout va bien, on est en 2010, le dentifrice existe ainsi que les brosses à dents qui brossent aussi la langue, gloire à la pub, Alléluia. Pour raconter un peu ma vie, hier soir je suis allée voir une pièce très chouette d’Oscar Wilde, Une femme sans importance. C’est toujours aussi drôle 1 siècle 1/2 après, je ne me suis vraiment pas ennuyée et les 2h de spectacle sont passés comme une lettre à la poste. Et comme j’avais acheté Joe de demain, je me suis permis de le lire un petit peu pendant l’entracte, sous les yeux étonnés de mes congénères à poils lustrés du XVIème.

Ce matin donc, en repensant à la pièce d’hier et aux gens en polo Lacoste, je me suis demandé pourquoi, au détour d’une conversation, revenait souvent “LA” phrase qui tue que tout connard pose un jour quand il ne connaît pas le manga et qu’il “découvre” ta passion (les autres aussi posent cette question, mais c’est pas pareil), celle que tout amateur de choses étranges redoute. Celle qui te confirme que ton interlocuteur (connard donc) et toi n’êtes pas du même monde, puisqu’il te questionne sur tes moeurs légèrement déviantes, pour que tu aies bien l’impression que tu es un animal de foire. Ce que tu es, d’ailleurs, car dès qu’on s’écarte du chemin balisé, point de salut et Dieu reconnaîtra les siens (non, je ne suis pas croyante, influence du XVIème arrondissement sans doute). Pourtant, cette petite question se veut plutôt innocente, pour mieux te connaître sans doute. Mais quand tu y réfléchis bien…

Bref, la question “et, dis-moi, pourquoi tu aimes le manga?” (avec toutes les variantes possibles et imaginables) est une question qui tue. Laissons un peu d’imagination dans la diction de la question : ton interlocuteur dans sa grande et grasse mansuétude dira peut-être “mangaSSE” (OWI *_*), sans doute pour faire hype, même si maintenant tu te doutes qu’il provient directement des années 90 et qu’il vient de se taper l’émission de Bernard Pivot pour la 1524ème fois en boucle, lol (y’a encore des gens qui disent “mangasse” par ailleurs, je l’ai entendu l’année dernière de la bouche d’une vieille dame respectable.).

Et toi, maintenant qu’il t’a posé sa question (conne. Car toutes les questions qui commencent par “pourquoi” selon mon expert maison, mon chéri, sont potentiellement connes.), ben toi t’es dans la merde. Tu te sens un peu nauséeux, tu perds pied dans la réalité (‘tention, c’est comme ça qu’on se tord la cheville) et tu aimerais bien être à 10 kilomètres sous terre dans un trou de souris. Tu vois défiler ta vie devant tes yeux et tu te sens en danger. Parce que tu sens, tu as l’intuition juste que la bataille est loin d’être gagnée et même quasiment perdue, que ton interlocuteur est potentiellement un gros lourd qui de toute façon n’écoutera rien et surtout pas tes arguments et qu’il ira répéter à ses amis que le mangasse, c’est pour les gosses et les débiles (comme toi donc. Pas de bol, hein.).

Dans cette situation, quelles alternatives s’offrent à toi, ô cher otaque sur les bords, piégé en plein vol tel un oisillon venant de naître qui se retrouve entre les griffes d’un prédateur à poil et à miaou grat grat? Ben c’est pas brillant.
D’un côté, tu peux clairement tenter de t’exprimer, pour laisser jaillir la vérité sur ton hobby, sur la passion de ta vie (en occultant le côté amour pour les mangasses de saiks avec des 2D douteuses, tout de même), le manga avec un grand M! Exprimer ton amour pour les découpages cinématographiques, les histoires marrantes, lespersonnages naïfs et débiles, les filles à forte poitrine, les amours interdites! Bref, te mettre à nu et dévoiler à ton interlocuteur le pourquoi du comment, en décortiquant et reprenant pour te justifier les arguments les plus courus que tu auras lus dans la presse généraliste qui s’efforce de présenter l’animation japonaise et le manga sous un meilleur jour que le diptyque violence/sexe. Sache que cette option, si elle est noble et que je l’apprécie, l’ayant-moi même utilisée pendant des années, elle sera d’une nullité affligeante face à un connard. Il neutralisera tout de suite tes arguments ou contre-attaquera par une argumentation serrée sur la bédé bien de chez nous (c’est belge? Pô grave, c’est la porte à côté par rapport au Japon), comparée à la “merde” qu’est le mangasse pondu à la chaîne par des japonais qui vendent ça en noir et blanc, dans un but évident de…. conquériiiiiir le moooooonde! . Sache, cher lecteur, qu’en optant pour cette tactique tu as perdu. Hé oui. Ton interlocuteur t’écrasera de sa supériorité supposée et te relèguera au mieux dans les rangs des “raclures de la race humaine”. Surtout si tu t’énerves, que tu sues et que tu prends des positions un peu ridicules. Là, tu entreras dans la catégorie peu enviable des “à stériliser avant qu’il ne se reproduise”.
La deuxième option qui peut donc s’offrir à toi est de te la fermer et d’expliquer calmement que le manga, c’est de la BD, au même titre que la bédé franco-belge ou le comics, de par la signification de l’acronyme qui est “bande dessinée”, car oui le manga c’est dessiné. Et si tu cites les origines illustres de tes bédés favorites, avec les dessins dérisoires et les auteurs autres que Hokusai qui est un peu surfait, tu risques peut-être de l’impressionner, mais franchement, il y a peu de chances. Tout ce qu’il te reste à faire est de démontrer que tu es plus calé que lui en bédé et comics et au final tu auras tout de même besoin de te justifier…
La troisième option et probablement la meilleure pour toi est la fuite. Sérieusement. Et de te mettre au point un détecteur artisanal à connards suffisants qui fera que tu ne parleras plus de mangasses avec une personne qui te pose des questions soit-disant pour découvrir ton monde et qui te rejette en fait de par son jugement et ses à-priori détestables. Ne t’inquiète pas, le connard intolérant aux manga et animes se voit souvent de loin. Parfois, je te l’accorde, tu le découvriras au détour d’une conversation et dans ce cas-là, pas besoin de faire de prosélytisme : fuis, ou au mieux change de sujet.

Il faut également faire attention plus particulièrement au connard prétentieux apparemment amateur de manga, mais qui ne saura te citer que 2-3 titres de Taniguchi et à la rigueur un manga de Tezuka (au hasard, Ayako, le plus “propre” et “occidental”). Celui-ci est aussi à fuir comme la peste. Cette sous-espèce de connard, apparue récemment, est en effet plus nuisible que représentative de la communauté otaque, car il pense que les mangasses, c’est quand même de la merde et que hors de Taniguchi pas de salut. Ce faux otaque est également assez reconnaissable, bref souvent facile à éviter et donc à fuir.

En conclusion de mon analyse partielle et partiale (hihihi ^^, j’aime bien critiquer), je souligne quand même que le connard prétentieux est une espèce que vous ne verrez peut-être jamais dans votre vie, ce que je vous souhaite, car ils sont tout de même assez rares (surtout quand on ne sort pas souvent soi-même). La plupart des autres personnes qui posent “la question qui tue” sont quant à elles très normales, très gentilles et ont un vrai désir de comprendre “comment ça marche”. Je me souviens particulièrement d’un père de famille qui avait emmené son fils à une convention de manga/anime où j’étais staff, avec qui j’ai parlé pendant un bon moment des origines du manga, du mode de publication, du “pourquoi du noir et blanc” et montré quelques exemples, parce qu’il n’y comprenait pas grand-chose. Il m’a remerciée à la fin, j’espère qu’il comprend mieux la passion de son fils et peut-être qu’il la partage maintenant.

Comme je n’ai pas de phrase de fin pour cet article, je vais vous lâcher là comme des pauvres merdes, héhé.

PS : je n’ai pas dit que les gens du XVIème étaient des connards, ils sont aussi sans doute très gentils. Mais je me suis soudain rappelée que les connards qui m’ont posé la question étaient en général bien sapés, branchouilles et propres sur eux, en somme comme les gens que j’ai vus hier. Le reste n’est que connexions logiques. Désolée pour ceux qui se sont sentis offensés :p

PPS : AAAAARGH OhmonDieu il va tous nous manger! Il est énorme et veeeeeert! Ah, naooooooooooo….

Gakuen Heaven, chapitre Shijichiro : Keita is back.

Posted June 6th, 2010 by Tata Simone

Bon, me voilà de retour à mes premières amours : Gakuen Heaven, avec le troisième one-shot paru chez Tonkam il y a peu que j’ai eu l’occasion de me procurer pendant l’Epitanime.
Petite parenthèse en passant : je ne ferai pas de compte-rendu de la convention cette année. J’y suis restée seulement samedi après-midi, ce qui est trop peu pour avoir une vision subjective de l’ensemble et surtout j’ai raté quasiment tout le monde.
Ceci étant dit, retournons à nos moutons, ou plutôt à notre charmant lycée, Bell Liberty, peuplé de beaux éphèbes en rut, cheveux au vent et les yeux dans le vague. Nous y retrouvons notre grand ami Keita, le héros le plus culcul de l’histoire du manga yaoi, cette fois-ci maqué avec Omi, un grand et beau jeune homme aux yeux violets et aux cheveux argentés, qui se distingue par sa beauté (rhaaa le grain de beauté juste en-dessous de l’oeil, je craaaaque *_*), son port altier et son attitude douce et (en apparence) gentille. Nous apprenons plus tard que notre charmant Omi a un papa mignon lui aussi et français, ce qui peut expliquer pas mal de choses (je ne comprendrai jamais pourquoi les japonais représentent les français comme des gens beaux, gentils et aimant exagérément les roses… C’est vrai quoi, on ne tue pas encore les moches à la naissance, on aime bien râler et les roses, ça pique ^^”). Donc je ne sais pas ce que fait un beau mâle intelligent et bien proportionné tel qu’Omi avec Keita, mais c’est l’histoire, donc on ne va pas chipoter.

En parlant d’histoire, tout commence lorsque Omi demande à Keita de sortir avec lui. Keita, comme la nouille qu’il est, ne sait pas comment répondre et finit par accepter la proposition intérmédiaire d’Omi : sortir ensemble en “période d’essai”, le temps de voir si les deux zozos arrivent à faire ensemble assez de cochonneries pour décider qu’ils s’aiment mutuellement d’un amour charnel-zet-romantique (les français sont romantiques, on ne vous l’avait pas dit? Bé en fait à moi non plus.). Des bisous, des tracasseries et un enlèvement plus tard, ils se rendront compte que tout compte fait, ils s’aiment d’un amour tendre et que Tetris est un super jeu. D’accord, niveau histoire, cet opus ne fait pas mieux que ses prédécesseurs, mais la fangirl possessive qui a lu les deux premiers volumes sait que ce n’est pas l’intérêt principal du titre.

En effet, le plaisir des yeux compte avant tout et You Higuri fait encore une fois des merveilles : ce volume offre encore plein de bishônen dessinés sous leur plus beau profil, pour le plus grand plaisir des fans. Omi est superbeauohbordeljebave, même sur la photo de jeunesse où il est habillé en jeune japonaise (omaygawd comment qu’il est trôbô *_*) et Keita, ben… c’est Keita. Le seul reproche que je ferais au niveau du dessin serait dans la seule (!) scène de seske de tout le volume, qui est vraiment bâclée : Keita a une hanche volante et le lit semble disparaître par endroits. Bref, la scène chaude syndicale, attendue par moi-même avec de grandes espérances après deux autres volumes un peu plus chauds, est pour moi une grande déception.

Pourtant, j’estime que ce tome est un peu plus réussi que les autres : cela vient notamment d’un déroulement de l’histoire un peu plus fluide que dans les tomes précédents et de personnages un peu moins irritants. Déjà, Keita semble se rendre compte de lui-même qu’il est un boulet (courage Keita! Prendre conscience du problème est un premier pas vers la guérison!) et couine moins que dans les volumes précédents. De plus, Omi saute sur Keita avant le début du tome, ce qui règle partiellement le problème de la reconnaissance des sentiments et tout le blabla lourd (“mais nous sommes tous les deux des hommes…”) qui l’accompagne. L’intrigue policière *tousse* donne également moins de temps à Keita de se triturer le neurone sur ses sentiments. Plus généralement, le manga en lui-même est plus sympathique que les précédents : si je n’avais qu’un tome à sauver sur les trois one-shots de la série, je choisirais celui-ci. Mais cela n’empêche de trouver encore dans ce tome des dialogues d’anthologie, notamment de Keita qui n’en rate pas une pour jouer son “Captain Obvious” (il se rend compte après avoir été assis de force dans une voiture puis être attaché à Omi dans un entrepôt avec de grosses cordes qu’il a été enlevé. Il est vraiment lent…).

Bref, ce tome reste dans la lignée des précédents : un divertissement qui ne nécessite pas de brancher son cerveau pour comprendre, mais qui vaut bien le prix de son achat car il en met plein la vue. C’est bien là ce qu’on lui demande….

Ah, au fait, les français sont des geeks confirmés. Sisi, puisque le papa de Omi est un hacker ^^ Bref, on a vraiment toutes les qualités, on devrait en être fiers ^o^

PS : ce billet n’est pas sur Alice parce qu’on y parle de seske.

Princess Tutu : il était une fois Monsieur Chat…

Posted May 27th, 2010 by Tata Simone

Meow.

Ce soir, au lieu de la suite de la critique de l’anime, nous allons parler du personnage le plus bizarre et le plus décalé de Princess Tutu : Monsieur Chat, ou Neko Sensei dans la version originale. Attention, article garanti 100% sueur, mariage et chaussons de danse. Accrochez-vous!

Monsieur Chat est le seul professeur que l’on voit dans l’anime et il donne à la fois cours aux débutants tels qu’Ahiru, l’héroïne, qu’à Mytho, Fakir et Ruhe, les trois meilleurs élèves de l’académie de danse. Monsieur Chat sait tout faire, connaît ses ballets par coeur, a des yeux derrière le dos comme tout professeur et danse apparemment très bien.

Pourtant, un premier détail le distingue des personnages principaux :

Oui, c’est un chat. C’est bien pour ça qu’il est nommé Monsieur Chat et qu’il est professeur de danse (les chats sont très souples, surtout les lolcats) : je sais, la première fois, ça fait un choc. D’ailleurs, on le voit peu dans la série mais son passé est un peu dévoilé dans un épisode et on apprend qu’il a été dans sa jeunesse l’élève d’un grand maître qu’il admire beaucoup et dont il suit les principes de vie. D’ailleurs il a un petit rôle à jouer auprès de nos héros : sans s’en rendre compte, il guide Fakir en lui parlant ballet et redonne espoir à Ahiru qui est complètement démoralisée par la tournure des évènements de la deuxième partie de la série.

Mais Monsieur Chat ne serait pas Monsieur Chat sans sa particularité spéciale…. En effet, il passe son temps à demander ses élèves de sexe féminin et tout particulièrement Ahiru en mariage. On peut donc régulièrement le voir développer tout d’abord une aura bleue bizarre (de chakra?), puis se couvrir de sueur et commencer une déclaration enflammée sur la musique de la Marche nuptiale, issue de l’ouverture Songe d’une nuit d’été que connaissent bien les joueurs des Sims.

C’est en général très drôle (la musique de la Marche nuptiale est à l’origine un morceau parodique qui se moque du mariage), mais quand même assez flippant quand il est à fond dedans…. Surtout pour Ahiru, qui essaie de s’enfuir ou de le couper quand il commence son délire.

Bien évidemment, il n’arrive jamais à finir ladite proposition (il se prend souvent un bon gros vent avant de pouvoir terminer) et il se défoule en faisant des trucs typiques de chat : se gratter l’arrière de la tête, se rouler par terre….

Bref, Monsieur Chat, c’est le deuxième meilleur personnage de la série Tutu, la série qui tue. Parce que Fakir, il a trop la classe. Monsieur Chat, c’est par contre le meilleur pour faire des grimaces trop horribles qu’elles font peur xD

Là, y’a du level.

Pèlerinage annuel

Posted May 26th, 2010 by Tata Simone

Je serai encore cette année présente à l’epitanime qui a lieu ce week-end. Ceci étant dit, je ne viendrai que le samedi et le dimanche, en essayant de faire la nuit blanche entre les deux. Samedi, il sera facile de me trouver : armée de mon badge poring tout mignon (pas de poring à roulettes cette année non plus), si vous voyez une pauvre folle à moitié mourante faire le tour des stands de mangasses avec 40 manga dans les mains, en train de les caresser en psalmodiant “mon précieuuuuuux”, pas de doute, ce sera moi. Ayant annulé un cosplay Touhou qu’il est chouette mais sans doute pas assez chaud, j’espère quand même venir en pseudo-cosplay Otaku. Wé, en baskets, veiux jean, t-shirt d’anime et sac à dos louche. Du genre qui n’est pas trop dur à faire quand on est soi-même pas très nette :D

Et si vous ne voulez pas me voir, il vous reste Noizi Ito, chara-designer de Shana et Haroui, les stands de fanzines, mangasses et animesses, les filles en bas résille et à jupe au ras de la touffe, les Naruto freehugseurs, les cosplays bizarres, les gens louches à l’odeur délicate, les gens qui gueulent à s’en décrocher la glotte au karaoké, les yaoistes frustrées et les lolicons en guoguette qui cherchent de la loli fraîche et pas gironde (c’est bien connu, c’est mieux quand ça croque sous la dent).

Bref, si vous y allez, bonne epitanime, amusez-vous bien et… surtout amusez-vous :3

Sinon, je profite de ce message pour dire que je ne suis pas morte. En effet, vu que ma gorge vient de subir une bonne maladie bien pourrave et fatiguante, je peux dès lors répondre positivement de l’état vivant du reste de mon corps. J’ai d’ailleurs même retrouvé un emploi depuis un peu plus d’un mois et je passe mes week-ends à sortir m’amuser comme une parfaite 3D normale (le Blue Fire déchire d’ailleurs), je regrette juste de ne pas avoir à disposition plus de 24h dans une journée… J’ai pas le temps d’écriiiiiiiire ;_; Désolée.

Edit : vous avez peut-être entendu parler d’un projet de loi obligeant les blogueurs à indiquer leurs nom et prénom sur leur blogue. J’attends de voir, mais ça ne me dit pas grand-chose de positif, on dirait que le monsieur à l’origine du projet qui veut défendre les victimes de diffamation ne sait pas qu’il existe des moyens légaux et moins coercitifs pour poursuivre les blogueurs diffamants. Bref, wait and see.

Princess Tutu

Posted May 5th, 2010 by Tata Simone

Avant de commencer la critique, je préviens que celle-ci sera assez longue pour essayer d’englober à peu près tout ce qui se passe dans la série (ok, sans déconner, je n’y arriverai pas x3). J’ai donc décidé d’écrire plusieurs articles après m’être rendu compte que j’avais écrit un pavé rien que pour décrire la jaquette. Bref, voilà la première partie, j’écrirai le reste je ne sais pas trop quand, il faut que je revoie la série en entier. La suite de cet article ne sera donc pas pour tout de suite ^^”

Je n’aurais jamais pensé quand j’ai commencé ce blogue et ce même en rêve, de faire un article avec une princesse et un tutu dedans. Et encore moins en faire mon titre. Parce que mon blogue a pour fonction de promouvoir des mangasses et animesses pas niais pour filles, espèce assez rare et apparemment pas trop mise en avant dans nos vertes contrées tellement le mangasse et animesse de filles neuneu est prédominant. C’est d’ailleurs une situation un peu préoccupante : le shojo a la cote parce que les éditeurs se sont aperçus que le public féminin est devenu valable pour se faire des sousous, mais on se coltine toujours des manga et anime un peu niais et sans saveur. Ce n’est pas la production yaoi (un secteur que je connais un peu mieux :D ) qui relève le niveau, loin de là : sortir les manga et OAV de No Money est une démarche commerciale qui a une certaine validité, mais du point de vue éthique c’est pas trop ça (shota…), sans parler de la myriade de one-shots débiles qu’on ne regretterait pas si ils n’étaient jamais sortis.

J’essaie de faire un peu la part des choses en faisant avec mon côté fangirl qui me commande d’acheter tout le yaoi qui passe, mais critiquer positivement un manga pourri, je ne peux pas.

Donc, si je parle d’un tutu et d’une princesse sans me moquer grassement, rassurez-vous, point de neuneutisme délibéré de ma part ni de lobotomie réussie à l’horizon. Et le premier qui rigole à cause du titre, je lui tape dessus avec une massue à clous rouillés après lui avoir expliqué qu’il a raison.
C’est vrai, le titre n’est pas franchement vendeur et ne donne pas envie de voir la suite, c’est d’ailleurs la raison principale qui m’a gardé de voir cette série pendant plusieurs années. Le mot “tutu”, pour moi qui ai fait de la danse classique comme j’ai pu pendant trop longtemps, est synonyme d’anime très casse-gueule où on prend un tutu pour un justaucorps (et inversement) et où l’héroïne sue son sang à grosses gouttes pendant 20h de manière virile et finit à l’hôpital pour fracture du bassin parce que son coach n’est pas satisfait de son grand jeté qui n’est pas aussi plat qu’il le devrait (vous avez lu Subaru?). A son tour, le mot “Princess” évoque pour moi un truc vaguement guimauve avec dentelle moche, cheveux au vent, sourire Scotch-brite et roses de fond façon Très cher frère avec une histoire à dormir debout pas du tout crédible (attention, celle de Très cher frère déchire tout. Lisez ce manga. Il faut juste faire attention aux roses de fond, elles sont traîtres.).

Deuxième désavantage : les couvertures. Ouais, ça fait culcul, façon Doremi, avec de belles couleurs layette qui vous fait un peu passer pour un lolicon qui fait des achats graveleux (si vous êtes un garçon) ou une attardée mentale (si vous êtes une fille). Elles sont mieux que celles de Dragon Ball, c’est déjà bien. Mais bon, l’image de la série est un peu plus écornée par les jaquettes qui ne donnent pas du tout envie.

Bref, les deux ensembles devaient forcément finir par faire un gros clash en très moche version layette, très guimauve et très sudoripare : eh bien non. Princess Tutu, c’est tout simplement, pour reprendre les paroles de quelqu’un que je connais, un anime qui tue. On pourrait aussi, comme je le fais depuis le début de l’article, multiplier les qualifiquatifs élogieux : génial, merveilleux, puissant, inspiré, intelligent, drôle, poétique, mignon, dramatique, plein de plumes, touchant, magnifique, mais je n’en ferai rien (comment ça, c’est déjà fait? Ah ben tant pis :x ).

Princess Tutu : la mariée était en noir corbeau

Posted April 9th, 2010 by Tata Simone

J’ai fini de regarder Tutu. Et c’est clairement, après Utena, le meilleur anime pour filles que j’ai vu. Pourtant, j’ai eu du mal à m’y mettre : le titre un peu culcul, limite enfantin et les tons pastel des jaquettes étaient des arguments très défavorables pour que je regarde un jour cette série. Pourtant, cela fait des années que j’en entends parler, notamment par des copines enthousiastes et complètement raides-dingues folles de “Fakir” et “Mytho”. Des filles qui se changeaient en un je ne sais-quoi de fangirls folles furieuses quand on parlait de Tutu et qui me faisaient quand même ‘achement peur (oui, à l’époque j’étais faible).

Depuis, j’ai sauté le pas et je n’ai vraiment pas regretté. Passé les premiers épisodes un peu intrigants et quand même beaucoup axés sur la danse (j’ai fait de la danse classique étant plus jeune, nostalgie <3), la série réussit à m'envoûter de par son histoire de conte de fées, qui prend ensuite toute son ampleur dans la seconde partie. Car j'adore les contes de fées (j'en relis encore de temps en temps) et on retrouve dans cet anime tous les mécanismes narratifs qui font les contes réussis.

Mais surtout, j'ai appris une maxime essentielle : quand des copines yaoistes fanfiqueuses fangirlisent sur une série, c'est qu'elle est à voir. En effet, depuis aujourd’hui j’ai appris un nouveau slogan : VIVE FAKIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR! \o/*envoie de petits coeurs roses en papier virevolter dans le vent*\o/

Il faut que je retrouve celles où il est tout mouillé.

….. Mais non, je ne suis pas une fangirl dérangée.

*tousse*